Dassault Mirage 2000

Dassault Mirage 2000
Le Mirage 2000 est un avion militaire conçu par la société française Dassault Aviation à la fin des années 1970. Bien que la formule à aile delta fasse penser au Mirage III des années 1960 et que le Mirage 2000 soit de taille comparable, il s'agit en fait d'un avion entièrement nouveau avec une surface alaire plus importante, naturellement instable pour améliorer sa manoeuvrabilité et équipé de commandes de vol électriques. Mis en service en 1984, le Mirage 2000 est principalement utilisé par l'Armée de l'Air française qui en a reçu 315 exemplaires, tandis que 286 autres ont été exportés vers 8 pays différents.

Sommaire [masquer]
1 Conception
2 Engagements
3 Pays utilisateurs
4 Variantes
4.1 Listes des variantes
4.2 Tableau comparatif des variantes
5 Autres caractéristiques
6 Voir aussi
7 Liens externes



Conception [modifier]
En 1972, l'Armée de l'Air française lance le programme ACF (Avion de Combat Futur) pour lequel elle demande un avion bi-réacteur Snecma M53 avec une aile fixe destiné à des missions de supériorité aérienne. Tout en préparant une réponse à cet appel d'offre, le constructeur Dassault Aviation lance dès l'année suivante, sur fonds privés, l'étude d'un avion monoréacteur à aile delta baptisé Delta 2000. Le 12 décembre 1975, le programme ACF est arrêté pour des questions de coûts et le gouvernement décide d'adopter à la place le projet du Delta 2000.

Quatre prototypes d'un avion de chasse monoplace (Mirage 2000C) sont commandés officiellement en 1976. Ils doivent être propulsés par un réacteur M53-2 de 7 500 kg/p en attendant le M53-5 plus puissant (9 000 kg/p) destiné aux avions de série. Le premier prototype fait son vol inaugural le 10 mars 1978. Le premier avion de série s'envole à son tour le 20 novembre 1982, équipé du réacteur M53-5, et les livraisons à l'Armée de l'Air française commencent l'année suivante. Les 37 premiers avions de séries sont livrés avec un radar RDM (Radar Doppler multimode) car la mise au point du radar RDI (Radar Doppler à Impulsions) s'avére difficile. Il faudra finalement attendre 1987 pour que soient livrés les premiers exemplaires enfin équipés du radar RDI, et qui reçoivent également un réacteur M53-P2 encore plus puissant (9 700 kg/p). A la fin des années 1990, la mise à niveau de 37 Mirage 2000C au standard 2000-5 (radar RDY multimodes et multicibles, ajout de 4 points d'emports pour missiles MICA) permet de récupérer autant de radars RDI et de remettre à niveau les avions qui avaient été livrés avec le radar RDM.

Le prototype de la version biplace d'entrainement (Mirage 2000B), entièrement financé par des fonds propres de Dassault Aviation, fait son premier vol le 10 octobre 1980. Dès 1979, l'Armée de l'Air française avait commandé une version biplace destinée à l'assaut nucléaire et capable pour cela d'emporter le missile ASMP alors en développement. Désignée Mirage 2000N, elle dispose d'une structure renforcée pour voler à basse altitude et grande vitesse ainsi que d'un système de navigation et d'attaque basée sur le radar Antilope V dôté d'un mode suivi de terrain. Les canons ont été supprimés et les cônes d'entrée d'air sont désormais fixes, limitant la vitesse à Mach 1,5. Le siège arrière est occupé par un officier système d'armes. Le premier prototype du 2000N fit son vol inaugural le 3 février 1983 et la version fut mise en service en 1988. Les 31 premiers exemplaires ne pouvaient emporter que le missile ASMP mais les avions suivants (standard 2000N-K2) sont capables de missions conventionnelles avec un large éventail de bombes classiques, guidées par laser, anti-pistes ou bien des missiles anti-radar, anti-navire etc.

Une version dérivée du Mirage 2000N et destinée à l'assaut conventionnel est demandée à la fin des années 1980, suite aux retards du programme du Dassault Rafale. Initialement désigné Mirage 2000N' (à lire Mirage 2000N prime), le Mirage 2000D est capable de tirer par tout temps tous les armements en service dans l'Armée de l'Air française, ainsi que ceux à guidage laser et les nouveaux missiles Scalp et Apache. Tout comme le Mirage 2000N, il est équipé d'un radar Antilope V auquel s'ajoute système d'autoprotection perfectionné. Le prototype du 2000D fait son premier vol le 19 février 1991 et la version est mise en service en 1993.


Engagements [modifier]
Octobre 1990 - Guerre du Golfe (1990-1991) : Douze Mirage 2000 RDI de la 5e escadre de chasse d'Orange sont déployés dans le cadre de missions de supériorité aérienne.
Guerre de Bosnie : un Mirage 2000N K2 de l'escadron 02.003 Champagne (capitaine Frédéric Chiffot et lieutenant José Souvignet) est d'ailleurs abattu le 30 août 1995 après avoir bombardé un objectif dans la région de Pale. Le pilote et son navigateur sont libérés le 12 décembre 1995.
Guerre du Kosovo
Guerre d'Afghanistan
Rôle Avion de chasse
Statut {{{statut}}}
Constructeur Dassault aviation
Premier vol 10 mars 1978
Mise en service 1984
Date de retrait toujours en service
Investissement
Coût unitaire
Nombre construit 611
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Snecma M53-P2
Nombre 1
Type turboréacteur avec postcombustion
Puissance unitaire 64 kN à sec et 95 kN avec PC
Dimensions

Envergure 9,13 m
Longueur 14,85 m
Hauteur 5,20 m
Surface alaire 41 m²
Masses
À vide 7 500 kg
Carburant {{{carburant}}}
Avec armement kg
Maximale 17 000 kg
Performances
Vitesse maximale 2 653 km/h (Mach 2,2)
Vitesse de décrochage {{{vitessemini}}} km/h
Plafond 18 000 m
Vitesse ascensionnelle 17 070 m/min
Distance franchissable 1 480 km
Charge alaire {{{chargealaire}}} kg/m²
Rapport poids/poussée {{{poidspoussée}}}
Armement
Interne 2 canon GIAT DEFA de 30 mm
Externe 6 300 kg de charge incluant des missiles air-air R550 Magic II, Super 530D ou MICA (IR ou EM), des réservoirs de carburant externes, des bombes freinées ou guidées par laser (2000D) ou le missile nucléaire ASMP (2000N).
Avionique
commandes de vol électriques, centrale de navigation à inertie, radar RDY avec capacité Look Down/Shoot Down, pilote automatique, contre-mesures électroniques intégrées


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# Posté le samedi 08 décembre 2007 04:27

Falcon 7X

Falcon 7X
Le Falcon 7X est l'avion d'affaires haut de gamme de la société Dassault Aviation. C'est un triréacteur (Pratt & Whitney PW307-A) qui est certifié pour franchir une distance de 11 000 km et voler à une vitesse de l'ordre de Mach 0,85.


Conception [modifier]
Le Falcon 7X est le premier avion au monde à avoir été développé entièrement dans une filière numérique grâce aux nouveaux outils informatiques créés par la société Dassault Systèmes. Grâce à CATIA et au PLM, aucun prototype ni maquette n'ont été réalisés. Les formes et l'architecture de l'avion ont été conçues uniquement sur maquette numérique.

Le premier vol s'est déroulé le 5 mai 2005 aux mains de Yves Kerhervé et de Philippe Deleume qui ont pu tester les différents systèmes et plus particulièrement les commandes de vol électriques : une première pour un avion d'affaires. Ce vol inaugural réalisé au départ de l'aéroport Bordeaux-Mérignac a duré 1 heure 30 et a permis d'atteindre l'altitude de 25 000 pieds (environ 7600 m) et la vitesse de 280 n½uds (environ 520 km/h).

Il a reçu sa certification le 27 avril 2007 simultanément de la part de l'Agence européenne de la sécurité aérienne et de la Federal Aviation Administration américaine. Le début des livraisons aux clients s'est effectué au mois de juin 2007. Son prix avoisine les 40 millions de dollars US selon l'équipement intérieur et les options choisies par les clients. Son développement a nécessité un investissement de 700 millions d'euros. Pour la réalisation de son nouveau projet, Dassault-Aviation créa des partenariats avec partage de risques avec les principaux équipementiers retenus sur le Falcon 7X :

Latécoère (tronçon du fuselage arrière, porte de soute à bagages, câblage électrique réalisé par LATelec)
EADS Socata (tronçon supérieur central, ventre mou)
EADS CASA (empennage horizontal)
SONACA (bords d'attaque fixe et becs dégivrés)
Stork-Fokker (volets, aérofreins et spoilers, ailerons)
Goodrich (système secondaire de contrôle de vol, génération et distribution électrique, anémométrie, détection de givre)
Pratt & Whitney Canada(moteurs, inverseurs de poussée et nacelles)
Messier-Dowty (trains d'atterrissage)
Honeywell (avionique intégrée, conditionnement d'air, démarrage à air, APU)
ECE (éclairage)
ELTA (système de dégivrage des pare-brise)
Intertechnique (circulation et jaugeage du carburant, oxygène)
Dassault Equipement (commandes de vol électriques)
Parker (système hydraulique)
ABSC (système de freinage et roues)
ACSS (système anticollision TCAS)
Le Bozec (système de filtration)
Rockwell Collins Head-Up Guidance System (système de visualisation "tête haute")
L'hotellier (détection et extinction incendie)
MPC (manettes de commande de gaz)
SOGITEC (simulateur pilote et documentation technique de maintenance)

La société Dassault Aviation espère en vendre 300 à 400 exemplaires au cours des 10 à 15 prochaines années. En date du 27 avril 2007, jour de sa certification à Bordeaux-Mérignac, le Falcon 7X a déjà fait l'objet de plus de 160 commandes fermes venant de plus de 30 pays dans le monde. L'aménagement intérieur sera fait à Little Rock dans l'Arkansas comme pour tous les autres avions de la gamme Falcon.
Les essais statiques de la structure jusqu'à charge ultime ont été achevés avec succès en juillet 2006.

Il supplante le Falcon 900EX dans le haut de gamme actuel des avions Falcon.

Il est équipé d'un cockpit EASy (Enhanced Avionics System) conçu par Dassault-Aviation sur la base du système EPIC/PRIMUS développé par la société Honeywell commun à tous les avions Falcon en cours de production. Ce cockpit est construit autour de quatre larges écrans disposés en T, deux calculateurs modulaires avionique associés à des trackballs et des claviers multi-fonctions. Deux mini-manches latéraux permettent à l'équipage de piloter l'avion grâce à des commandes de vol électriques à sécurité renforcée.

La voilure est conçue pour avoir un rendement amélioré de 30 % lui permettant une autonomie plus importante et des atterrissages courts ainsi qu'une augmentation du rayon d'action.

Le Falcon 7X est composé d'environ 50 000 pièces.

Équipage 2
Premier vol 5 mai 2005
Mise en service 1er trimestre 2007
Constructeur Dassault Aviation
Investissement
Dimensions
Longueur 23,19 m
Envergure 25,17 m
Hauteur 7,77 m
Aire des ailes 70,7 m²
Masse et capacité d'emport
Max. à vide
À vide
Max. au décollage 31 300 kg
Max. à l'atterrissage
Kérosène
Passagers 8-19
Fret
Motorisation
Moteurs 3 Pratt & Whitney PW307-A
Poussée unitaire
Poussée totale
Performances
Vitesse de croisière 904 km/h
Vitesse maximale 957 km/h
Autonomie 11 000 km
Altitude de croisière 13 000 m

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# Posté le samedi 08 décembre 2007 04:28

Airbus A380

   Airbus A380
L'Airbus A380 est un avion civil quadriréacteur long-courrier construit par Airbus en Allemagne, Espagne, France et Royaume-Uni et assemblé à Toulouse.

À l'origine, il était proposé en deux versions :

A380-800 pour transporter de 525 à 853 passagers suivant la configuration (3 classes standard ou classe éco unique)
A380-F (pour Freight) en version cargo, pouvant emporter jusqu'à 150 tonnes de fret.
Le développement de la version cargo a été gelé jusqu'en 2015 et les commandes correspondantes annulées. Il existe aussi une version « Flying Palace » destinée au marché des jets d'affaire. Cette version permet notamment à l'avion de rejoindre n'importe quelle destination dans le monde sans escale.

Sommaire [masquer]
1 Un nouvel avion géant
1.1 Description
1.2 Contraintes prises en compte
1.3 Aménagement de la cabine
2 Historique
2.1 Contexte historique, rôle de l'Union européenne
2.2 Présentation au public
2.3 Premier vol
2.4 Tests et certification
2.5 Premier vol commercial
2.6 Dates essentielles et chronologie
2.7 Entraînement
3 Les éléments et la technologie
3.1 Les avancées technologiques
3.1.1 Matériaux
3.1.2 Avionique
3.2 La pointe avant
3.3 Le corps de l'avion
3.4 La voilure
3.5 Train d'atterrissage et pneumatique
3.6 Motorisation
4 Production
4.1 Partenariats
4.2 Les sites de production
4.2.1 Allemagne
4.2.2 Espagne
4.2.3 France
4.2.4 Royaume-Uni
4.3 Le transport des pièces
4.4 Les problèmes de la construction de l'A380
5 Commercialisation
5.1 Perspectives commerciales
5.2 Ventes
5.3 Ligne de production
5.4 Livraisons
5.5 Affaire EADS
6 Utilisation au cinéma et dans les jeux vidéo
7 Anecdotes
8 Références
9 Articles connexes
10 Liens externes
10.1 Sites officiels
10.2 Données techniques
10.3 Dossiers de presse consacrés à l'A380
10.4 Galeries de photos



Un nouvel avion géant [modifier]

Description [modifier]
Il s'agit du plus gros avion civil jamais conçu et il est, par ses dimensions, le troisième [1] plus gros avion de l'histoire de l'aviation. C'est aussi le premier avion à réaction à disposer d'un double pont intégral (son rival, le Boeing 747, ne dispose que d'un double-pont partiel). Le coût du programme est de 10,7 milliards de dollars, soit l'équivalent de celui du tunnel sous la Manche.



Le projet a été lancé en 1993 et fut baptisé Airbus A3XX. Le premier exemplaire a décollé le 27 avril 2005, l'avion a obtenu le 12 décembre 2006 le certificat de navigabilité après plus de 800 vols et 2 600 heures de vol réalisées par les cinq prototypes.

A fin septembre 2007, 185 appareils ont été commandés et la première livraison a eu lieu le 15 octobre 2007 à Singapore Airlines qui en commença l'utilisation commerciale sur la ligne reliant Singapour à Sydney le 25 octobre 2007. Les 455 billets de ce premier vol commercial (SQ380), qui dura 7h, furent vendus aux enchères entre $560 et $100.380 au profit d'oeuvres caritatives (représentant 1,3 million de dollars au total) [2] [3].


Contraintes prises en compte [modifier]

Comparaison de l'A380 avec d'autres avionsLes contraintes de taille de l'A380 ont été fixées par Airbus en concertation avec les principales compagnies aériennes, les services officiels et les représentants d'une soixantaine d'aéroports internationaux.[4] Afin de pouvoir utiliser les installations des aéroports existants sans entraîner de modifications radicales des infrastructures, l'A380 devait pouvoir s'inscrire dans un "carré de 80 mètres" [5]. Les dimensions de l'appareil ne devaient ainsi pas dépasser 80 m en longueur et 80 mètres en largeur, la hauteur maximale ayant été fixée à 24 m. Ces contraintes permettent à l'A380 de pouvoir être accueilli partout où peut être accueilli le Boeing 747 et lui permettent de pouvoir man½uvrer facilement sur les parkings et les voies de circulation.

Finalement, l'A380 est un avion de très grande taille comparé aux appareils classiques. Il mesure 73 mètres de long, 79,80 mètres d'envergure et 24,10 mètres de hauteur. Il a détrôné le plus gros des Boeings, le B-747 qui, depuis sa mise en service en 1970, était le plus grand avion de ligne du monde. Il n'est dépassé en dimensions que par :

l'avion cargo Antonov An-225 (84 mètres de long) du constructeur ukrainien Antonov qui n'a été construit qu'à un seul exemplaire
l'hydravion géant H-4 Hercules (97,5 mètres d'envergure), plus connu sous le nom de Spruce Goose, qui n'a volé qu'une seule fois en 1947.
L'entrée d'air de chacun des quatre réacteurs de l'A380 mesure près de 3,20 mètres (2,94 mètres pour le Rolls-Royce Trent 900 et 3,16 mètres pour le GP7270), ce qui est comparable au diamètre du fuselage d'un A320 (3,96 mètres). Par comparaison, la puissance d'un seul de ces réacteurs est équivalente à celle de 1 500 voitures. Cette motorisation permet à l'A380 de voler à plus de 900 km/h en dépit de sa masse imposante.

Malgré sa taille, l'appareil est conçu pour pouvoir décoller et atterrir sur les pistes des principaux aéroports internationaux. Ses 562 tonnes à pleine charge sont réparties sur les 20 roues de son train principal, les 2 roues du train avant n'étant sollicitées que de manière secondaire. Le nombre important de roues du train principal fait que le poids supporté par chacune d'entre elles est inférieur à celui que chacune des roues d'un Boeing 747 supporte. Les pistes n'ont donc pas à être renforcées.

Les travaux à réaliser par les aéroports concerneront donc principalement les aménagements nécessaires pour embarquer et débarquer jusqu'à 800 passagers à la fois, ainsi que des zones de man½uvre à agrandir légèrement.


Aménagement de la cabine [modifier]

Comparaison des plans de coupe de l'A380 et du Boeing 747Le fuselage de l'A380 a une section ovale et non pas ronde. Ce choix d'architecture permet d'avoir deux ponts superposés sur toute la longueur de l'appareil, contrairement au Boeing 747 dont le pont supérieur n'est que partiel.

Les dimensions du fuselage (environ 8,40 mètres de hauteur pour 7,15 mètres de largeur) permettent de disposer d'une surface totale aménagée de 555 m² : 250 m² sur le pont supérieur et 305 m² sur le pont principal.

Ceci permet à l'A380 d'embarquer 555 passagers en configuration 3 classes, soit environ 1 m² par passager. En configuration économique (classe économique ou charter), le nombre de passagers embarqués pourrait monter jusqu'à 853.


Maquette de la cabine d'un A380Le pont supérieur de l'A380 est similaire à celui d'un Airbus A340. En revanche, le pont inférieur a une superficie 49% plus importante que celle d'un Boeing 747 et permet d'embarquer 35% de passagers supplémentaires : les passagers disposeront donc de plus d'espace et de confort.

La configuration de base en trois classes avec 555 passagers sera de 22 passagers en première classe et 334 en classe économique sur le pont inférieur. Le pont supérieur accueillera lui 96 passagers en classe affaires et 103 en économique [6].

Les dimensions de la cabine sont telles qu'il sera possible sur certains appareils d'aménager et de proposer aux clients des salles de repos, des boutiques de luxe ou même des bars, car à l'heure actuelle, la maturité de la définition ne permet pas à Airbus de répondre à de telles exigences.[7]

Si les compagnies le souhaitent, elles peuvent également s'abstenir d'embarquer les 13 conteneurs susceptibles d'être accueillis sur le pont inférieur, pour pouvoir installer de nouveaux équipements supplémentaires : bars, bibliothèque, restaurant, cabine avec lit, douches, etc[8].


Historique [modifier]

Contexte historique, rôle de l'Union européenne [modifier]

A380 aux couleurs d'EmiratesEn 1988, à une époque où le Boeing 747 régnait en maître incontesté sur le secteur des gros porteurs, l'idée d'Airbus de monter une cellule de réflexion autour de la faisabilité d'un très gros porteur, sous le nom de code A3XX" ou "ASX-600, paraissait insensée. Cependant en faisant un premier tour du monde des compagnies aériennes, l'équipe reçut un accueil très favorable. L'idée d'un monstre des airs européen capable de concurrencer le Boeing 747 et de stopper sa dynamique monopolistique en créant un concurrent crédible séduisit la clientèle potentielle.

Il est à souligner que ce projet n'aurait pu voir le jour sans la volonté de l'Union européenne de favoriser la création d'un grand marché européen de l'aviation, de renforcer la compétitivité des compagnies aériennes européennes et de soutenir la recherche.

La création d'un seul même espace aérien européen, en donnant la liberté d'opérer aux compagnies aériennes, leur a permis de s'émanciper des tutelles nationales et d'être libres dans leur choix des lignes à desservir, dans la détermination de leurs capacités appropriées, ainsi que dans leur politique commerciale et tarifaire, d'être seulement dépendantes de considérations économiques et financières.

Entre 1992 et 2002, le nombre de compagnies aériennes a augmenté de 25 %, le nombre de routes aériennes desservies a été presque multiplié par deux, les gains de productivité ont été très importants (90 % en moyenne pour les grandes compagnies), les tarifs ont chuté avec l'émergence des nouvelles compagnies à bas prix. Cette croissance fabuleuse, l'augmentation du trafic et l'engorgement des principaux hubs sont le préalable qui permet aujourd'hui aux compagnies européennes de multiplier les commandes de gros appareils.


Présentation au public [modifier]

Première présentation de l'A380La présentation officielle de l'A380 a eu lieu le 18 janvier 2005 dans le Hall Jean-Luc Lagardère à Toulouse devant une foule réunissant plus de 5 000 personnes.

Étaient présents à cette cérémonie retransmise en direct par de nombreuses chaînes de télévision, les représentants des 4 principaux pays prenant part à ce projet :

le Président de la République française Jacques Chirac,
le Premier ministre britannique Tony Blair,
le Chancelier allemand Gerhard Schröder ,
et le président du Gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero [9],
mais aussi les représentants des 14 compagnies clientes et des personnalités de l'aéronautique et du transport aérien.
La cérémonie a mis en scène son et lumière, pendant deux heures, pour retracer 35 ans d'aventure Airbus, symboliser la réussite européenne et présenter le nouvel appareil.


Première présentation de l'A380Les nouvelles couleurs des appareils de la gamme Airbus ont également été montrées au public pour la première fois. Elles ne reprennent plus les couleurs arc-en-ciel caractéristiques des Airbus depuis le lancement du premier A310, mais ont dorénavant pour dominante le bleu. Le nom du constructeur est peint en bleu foncé et en gras sur les coté de la carlingue, le nom de l'appareil est également peint en bleu plus clair. Toute la dérive ainsi qu'une partie de l'arrière du fuselage est bleue et contient des motifs de formes arrondies, en dégradé de bleu, représentant des sphères.


Premier vol [modifier]
Décollage de l'Aibus A380 (info)
Premier décollage de l'A380 depuis l'aéroport Blagnac de Toulouse
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Premier décollage de l'A380Le vol du premier A380, portant le numéro de série MSN001, a eu lieu le mercredi 27 avril 2005 à 10h29 sur l'aéroport Blagnac de Toulouse en France. [10]


Poste d'ingénieur à bord de l'A380 MSN0001Quelques jours avant ce vol inaugural, l'appareil MSN001 avait été transféré du site d'assemblage Jean-Luc Lagardère jusqu'aux pistes de l'aéroport pour les premiers essais statiques et les premiers tests de roulage. Les réacteurs ont été poussés progressivement jusqu'à leur puissance maximum alors que l'appareil était à l'arrêt, freins bloqués. L'A380 a ensuite effectué une série d'accélérations et de freinages de plus en plus violents.[11]

L'avion utilisé pour ce premier vol était équipé de 4 réacteurs Trent 900 de Rolls Royce plc. Il a emporté un équipage composé de 6 personnes : deux pilotes français (Claude Lelaie et Jacques Rosay), un mécanicien-naviguant français (Gérard Desbois) et trois ingénieurs : Manfred Birnfeld (allemand), Fernando Alonso (espagnol) et Jacky Joye (français). L'appareil était dépourvu de sièges dans la cabine mais était rempli de ballasts d'eau, censés simuler le poids des passagers. Ces ballasts pouvaient se remplir et se vider à volonté, ce qui permet, en modifiant la répartition du poids dans la cabine, de vérifier la stabilité de l'appareil et l'efficacité des commandes. L'appareil a également emporté une vingtaine de tonnes de matériel de contrôle pour effectuer une série de tests durant le vol [12]. Lors de son décollage et bien que n'étant chargé qu'à 75%, cet appareil a battu, avec une masse de 421 tonnes, le record mondial du plus lourd engin à décoller [13].

Environ 4 à 5 minutes avant la mise des gaz et alors que l'A380 était déjà aligné sur la piste, un petit jet type « Corvette » a décollé sur la piste « 32 droite », a décrit un grand cercle pour se réaligner en rase-mottes et arriver derrière l'A380 afin de le suivre. Parvenu à quelques centaines de mètres derrière l'A380, il a filmé l'accélération de l'A380 sur la piste et son décollage. Pendant les 3h51 du vol, l'équipage a pu, à une altitude maximale d'environ 10 000 Pieds (3 000 mètres), tester les volets, la vitesse et les commandes de vol, ainsi que l'équilibrage de l'avion, en jouant sur les ballasts remplis de tonnes d'eau qui se trouvaient dans le fuselage de l'appareil.

L'appareil s'est posé après avoir salué les 40 000 spectateurs présents en survolant la piste Concorde à une altitude de 100 m.


Premier atterrissage de l'A380Chronologie du premier vol [14]:

08h45 : équipage de 6 personnes à bord, Claude Lelaie et Jacques Rosay aux commandes.
09h15 : fermeture des portes.
10h00 : taxi en fin de piste.
10h26 : départ de la Corvette d'accompagnement. Lorsque la Corvette passe en rase-mottes perpendiculairement à la piste, MSN001 met les gaz.
10h29 : décollage.
14h22 : après avoir laissé la place à un hélicoptère sanitaire et fait une boucle à basse altitude, atterrissage à l'aéroport de Toulouse-Blagnac à l'issue du premier vol d'essai qui a duré trois heures et 53 minutes.
14h45 : cérémonie avec la presse.
16h15 : retour de l'avion à l'Abreuvoir, la zone des essais en vol où les avions sont parqués en cercle.

Tests et certification [modifier]

L'A380 au Salon du BourgetCe vol inaugural du 27 avril 2005 a marqué le début d'une campagne d'essai d'une durée initiale prévue de 15 mois et qui comptera jusqu'à 2 500 heures d'essais en vol pour un total de 5 appareils. Cette campagne d'essai doit permettre à l'A380 d'obtenir les certifications de l'Agence européenne de la sécurité aérienne et de la Federal Aviation Administration américaine.

La première présentation de l'A380 au grand public s'est déroulée au Salon du Bourget en juin 2005. Le dernier-né d'Airbus ainsi que le plus long avion de ligne du monde, l'A340, ont été les vedettes de ce salon qui a attiré le nombre record de 480 000 visiteurs [15].

A la mi-novembre 2005, l'A380 a effectué une tournée de démonstration et de promotion en Asie du Sud-Est et en Australie. L'avion s'est posé sur les aéroports de Singapore, Brisbane, Sydney et Kuala Lumpur.

Durant cette tournée, qui avait également pour but de tester l'appareil sur de longues distances, l'avion a successivement porté les couleurs de Singapore Airlines, Qantas et Malaysia Airlines. Le 19 novembre, l'A380 a également participé au Salon aéronautique de Dubaï (Dubai Air Show) où il a porté les couleurs de la compagnie Emirates.

Airbus avait initialement prévu une durée de 15 mois pour les tests mais après les premiers vols, il s'est avéré que l'avion ne pourrait pas obtenir sa certification avant la fin 2006, entraînant un report d'au minimum 6 mois pour les premières livraisons.


Premier survol de Bristol avant de se poser à Heathrow10 janvier 2006 : première traversée de l'Atlantique, pour atterrir à Medellín en Colombie, afin de tester les performances de l'appareil à haute altitude.
6 février 2006 : premier vol en Amérique du Nord, pour tests par grand froid, à Iqaluit (grand nord Canadien)[16]. Le même A380 s'est ensuite envolé pour Singapour pour l'Asian Aerospace 2006.
26 mars 2006, exercice d'évacuation d'un A380, aéroport d'Hambourg (Allemagne) : 853 passagers et 20 membres d'équipages ont réussi, en moins de 90 secondes, à évacuer l'avion en utilisant seulement 8 sorties de secours sur 16 [17].
29 mars 2006 : certifications de l'Agence européenne de la sécurité aérienne et de la Federal Aviation Administration indiquant que le test d'évacuation avait satisfait les conditions requises [18].
18 mai 2006 : atterrissage pour la première fois à Londres, Heathrow. La venue de l'appareil sur cet aéroport européen, le premier en 2006 par le nombre de passagers qui y transitent, avait pour but de démontrer que les pistes et les terminaux étaient capables de l'accueillir.

Première présentation de l'A380 au 46e Salon Aéronautique du Bourget le 17/06/2005.25 août 2006 : premier vol d'essai du A380 MSN 9, équipé des moteurs GP7200 d'Engine Alliance. Cet appareil est le cinquième et dernier à rejoindre la flotte des avions d'essai[19].
4 septembre 2006, emport des premiers passagers : 474 salariés volontaires d'Airbus tirés au sort parmi 15000 ont décollé à 9h58 pour le premier d'une série de quatre vols avec passagers, dans le but de tester le confort et l'ergonomie de l'avion [20].
30 novembre 2006 : fin de la phase de test après une "tournée mondiale", durant laquelle un des prototypes a embarqué parmi ses passagers les membres officiels des autorités de certifications[21].
12 décembre 2006 : Certification officielle de la part de l'Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (AESA) et de la Federal Aviation Administration (FAA) lors d'une cérémonie sur le site d'Airbus à Toulouse[22].

Premier vol commercial [modifier]
Le premier vol commercial de l'A380, sous les couleurs de la compagnie Singapore Airlines, sous le n° de vol SQ380, a eu lieu entre Singapour et Sydney le jeudi 25 octobre 2007, pendant une durée de 7 heures. Son décollage a eu lieu devant des centaines de passagers et de personnels, massés dans l'aéroport Changi. Le menu servi aux 455 passagers comprenait du caviar, du magret de canard aux cerises noires, du wok de b½uf au poivre de Java, accompagné de Dom Pérignon rosé 1996. Les places avaient été mises aux enchères, leur prix d'achat variant entre 560 et 100 380 dollars américains et en ont rapporté 1,3 millions, somme reversée par la compagnie à des ½uvres caritatives.

Le pilote, le capitaine Robert Ting, déclara peu après le décollage : "C'est un honneur pour nous de vous compter à bord de ce premier vol commercial. Relaxez-vous et profitez de ce vol", sous les applaudissements des passagers.


Dates essentielles et chronologie [modifier]
Chronologie du programme Airbus A380 [23] [24] [25] :

1er juillet 1991 : l'A3XX, vision du très long courrier pour le XXIe siècle est présenté par Airbus Industries, il pourrait transporter plus de 600 passagers.
Début des années 1990 : Début des discussions pour développer un nouvel avion géant afin de concurrencer le Boeing 747 sur le marché des très gros porteurs.
Juin 1994 : Début du projet.
Avril 1996 : Au sein d'airbus une division très gros porteur est créee, dont J. Thomas prend la tête.
Mai 1998 : Essais d'une maquette en soufflerie.
Juin 1999 : La dernière version est présentée.
30 juin 2000 : Le lieu de l'assemblage final est désigné à Toulouse.
Juillet 2000 : Emirates est la première compagnie à commander des A380. Il semble qu'en juillet Air France signe pour 10 intentions d'achat.
19 décembre 2000 : Alors que la cinquantième commande d'appareil est prise, Airbus lance officiellement le programme A3XX qui prend le nom de A380. C. Champion prend la tête du programme.
16 janvier 2001 : FedEx Express, en passant commande de 10 A380-800F à délivrer entre 2008 et 2011, devient le premier client de la version fret de l'A380.
16 juillet 2001 : Singapore Airlines passe la première commande ferme de 10 appareils A380-800 à délivrer initialement à partir du premier trimestre 2006.
20 décembre 2001 : Lufthansa dépose 15 commandes d' A380.
14 mars 2003 : Décès de Jean-Luc Lagardère.
5 novembre 2003 : La première aile d'un A380, pesant 30 tonnes et mesurant 45 m de long, 11 m de large pour 3 m d'épaisseur sort de l'usine Airbus de Broughton au Pays de Galles.
7 mai 2004 : Inauguration de l'usine d'assemblage à Toulouse par le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin dans le monumental hangar baptisé « Jean-Luc Lagardère », un des plus grands du monde.
17 mai 2004 : Début des essais des moteurs Rolls-Royce Trent 900 sur le banc d'essai d'un A340.
Juin 2004 : Assemblage du prototype n° 2.
20 juillet 2004 : Etihad Airways dépose une commande de 4 A380 pour un début de livraison en 2007.
* 27 août 2004 : Thaï Airways dépose une commande de 6 A380 pour un début de livraison en 2008-2009.
18 janvier 2005 : Présentation officielle du premier A380 au public en présence de chefs d'État, à Toulouse.
27 avril 2005 : Premier vol d'un A380 équipé de Rolls-Royce Trent 900 sur l'aéroport de Toulouse.
26 mai 2005 : Noël Forgeard est le nouveau coprésident exécutif d'EADS avec Thomas Enders. Il est remplacé à la tête d'Airbus par Gustav Humbert.
Mai-Juin 2005 : La société informe ses clients d'un retard des livraisons de 2 à 6 mois.
Fin 2005 : Déjà trois exemplaires de l'appareil ont volé. Tournée en Asie et Océanie.
29 octobre 2005 : Premier atterrissage d'un A380 sur un grand aéroport européen à Francfort en Allemagne
11 novembre 2005 : Premier atterrissage d'un A380 en Asie sur l'aéroport Changi de Singapour
10 janvier 2006 : Premier atterrissage d'un A380 en Amérique sur l'aéroport international José María Córdova près de Medellín en Colombie
Mars-Avril 2006 : N. Forgeard et d'autres actionnaires d'EADS lèvent leurs stock-options. Daimler-Chrysler et Lagardère se désengagent progressivement du capital d'EADS.
Juin 2006 : Annonce du deuxième retard avec un délai de 6 à 7 mois.
2 juin 2006 : N. Forgeard quitte la coprésidence d'EADS. Il est remplacé par Louis Gallois. Christian Streiff prend la présidence d'Airbus.
14 juin 2006 : Le titre EADS perd 26% à la bourse. Lancement d'une enquête pour délit d'initié.
25 août 2006 : Premier vol d'essai d'un A380 équipé de moteurs Engine Alliance GP7200
4 septembre 2006 : Premier vol d'un A380 avec des passagers.
21 septembre 2006 : Annonce du troisième retard avec un délai de première livraison à Singapore repoussé à 18 mois. Airbus ne livrera qu'un seul appareil en 2007.
9 octobre 2006 : Louis Gallois reprend la tête d'Airbus à la place de C. Streiff en période de désaccords sur le plan Power8 (ce dernier devient PDG de PSA).
Novembre 2006 : Dernière phase de certification avec une "tournée mondiale" de l'avion pour tester à la fois l'avion et son accueil par les plateformes aéroportuaires.
12 décembre 2006 : Obtention du certificat de navigabilité en Europe et aux États-Unis après plus de 800 vols et 2 600 heures de vol réalisées par les cinq prototypes.
26 février 2007 : Le plan de restructuration Power8 est approuvé par le conseil d'EADS, il prévoit sur le papier la suppression de 10.000 postes et cession de plusieurs usines.
29 mars 2007 : Premier vol transatlantique de deux A380 atterrissant simultanément à New York et Los Angeles.
27 mars 2007 : Airbus signe des accords de compensation avec Emirates, Singapore et Qantas.
1er juin 2007 : Premier atterrissage d'un A380 sur l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
15 octobre 2007 : Livraison au client inaugural Singapore Airlines, après plusieurs reports de la date de livraison[26].
25 octobre 2007 : Mise en service avec le premier vol commercial, n° SQ380, (Singapour-Sydney).
12 novembre 2007: Première visite au Canada, à l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal
À venir :

Printemps 2009 : Mise en ligne par Air France.

Entraînement [modifier]
L'A380 utilise l'aéroport de Châteauroux-Déols, pour que ses pilotes acquièrent de l'expérience. L'avion vient régulièrement dans l'Indre pour effectuer des séries de touch and go. Ainsi, son dernier passage date de la première semaine de septembre 2007.

À noter qu'un exemplaire de l'A380 a effectué une première apparition sur l'aéroport Paris Vatry, dans la Marne, le 26 juin 2007.


Les éléments et la technologie [modifier]
Le premier A380 construit n'a jamais pris l'air. Ce prototype dénommé ES pour « essai statique » va être "torturé jusqu'à ce qu'il casse", selon les propos de Charles Champion, directeur du programme à ce moment-là. Les essais sur les ES de la gamme Airbus sont généralement effectués au CEAT (Centre d'essais aéronautique de Toulouse) dans la banlieue toulousaine.

Le monumental hangar baptisé « Jean-Luc Lagardère », où est assemblé l'A380, est l'un des plus grands du monde avec ses 490 mètres de long, ses 250 mètres de large et ses 46 mètres de hauteur. Il comprend 8 postes de montage d'A380. À lui seul, il a requis toutes constructions confondues, plus de 32 000 tonnes d'acier (quatre fois le poids de la tour Eiffel) et 250 000 mètres cubes de béton.


Les avancées technologiques [modifier]
Le projet de l'Airbus A380 a été l'occasion pour de nombreux laboratoires et universités de réaliser de véritables prouesses dans la recherche technologique avec comme but final de diminuer le poids de l'avion tout en assurant une sécurité maximale et le plus grand respect de l'environnement.

Les recherches ont porté en particulier sur les matériaux composites et l'avionique.


Matériaux [modifier]
Les matériaux composites comme :
le glare en fibres de verre et d'aluminium de l'université de technologie de Delft.
un composite conducteur, intégrant un grillage de bronze permettant de canaliser la foudre et assurant l'ininflammabilité du kérosène stocké à l'intérieur de l'aile.
Les matériaux à mémoire de forme, pour les panneaux de soute, capables de reprendre seuls leur forme initiale, après un coup.
Les matériaux « intelligents », munis de capteurs intégrés pour mesurer la pression ou la température.
Les fibres de carbone utilisées :
pour le caisson central de voilure qui réalise la jonction des deux ailes entre elles. Il s'agit de fibres de carbone de module intermédiaire, offrant une résistance à la traction supérieure à celle des fibres standard et permettant de réaliser un gain de poids évalué à 1,5 tonnes.
pour les capots moteur eux aussi réalisés en carbone monolithique.
La peinture hydrosoluble (ou peinture à l'eau) donc sans solvant (1 micromètre d'épaisseur représente 70 kg de peinture pour l'ensemble de l'aéronef). Elle est allégée mais contient toujours du chrome, le seul moyen d'éviter la corrosion de l'aluminium. Elle est due aux recherches du laboratoire de physique des polymères de l'Université Paul-Sabatier à Toulouse.

Avionique [modifier]
L'A380 reprend le principe des commandes de vol électriques et du contrôle actif généralisé (CAG) commandé par minimanche latéral mais le concept est ici poussé encore plus loin :

les commandes mécaniques de secours disparaissent car elles se sont révélées inutiles sur les avions précédents. De plus, l'avion ne dispose plus de trois circuits hydrauliques comme ses prédécesseurs mais de deux seulement, ces derniers fonctionnant à 5000 psi (350 bars) au lieu de 3000 psi comme les autres avions de la gamme. La redondance nécessaire est assurée par des circuits électriques alimentant des actuateurs mixtes.
Les calculateurs non critiques deviennent des applications qui se partagent des ressources matérielles génériques. Les différents calculateurs communiquent entre eux via un réseau Ethernet commuté, appelé AFDX.
Enfin, avec l'A380, un dispositif de pointage informatique (analogue à la souris) fait son apparition sous forme de boule de commande dans les habitacles et permet aux pilotes de construire leur plan de vol en cliquant les balises, et de naviguer directement dans les différents menus.

La pointe avant [modifier]
Le « nez » de l'Airbus est fabriqué par l'usine Airbus de Méaulte. Sa conception et maintenant sa fabrication sont réalisées en collaboration avec de nombreux équipementiers dont :

EADS Socata (France).
Honeywell France.
Latécoere (France) pour la partie inférieure du fuselage.
Latelec (France) pour le câblage.
Liebherr Aerospace (Allemagne), pour le conditionnement d'air.
Mecachrome (France).
Saint-Gobain à Sully-sur-Loire (France), pour les vitres du cockpit.
Senior Aerospace (Angleterre/États-Unis), pour le conditionnement d'air.
SONACA (Belgique) pour la casquette et les bords d'attaque
Thales (France) pour l'avionique (système électronique).

Le corps de l'avion [modifier]
Le fuselage, divisé en trois parties
la cellule avant, située entre la pointe avant et les ailes, elle est assemblée à Hambourg (Allemagne) avec des éléments venant de Nordenham (Allemagne), de Fokker (Pays-Bas), de EFW à Dresde (Allemagne) et de Murakami (Japon).
Elle est ensuite envoyée à Saint-Nazaire où elle est assemblée au cockpit.
le tronçon central, qui comprend la reprise de voilure ainsi que la case de train d'atterrissage centrale. Il est assemblé à Saint-Nazaire à partir d'ensembles structuraux venant de divers pays d'Europe (Principalement de Méaulte (AIRBUS), de Belgique (SOGERMA), d'Italie (ALENIA), et d'Allemagne (AIRBUS)), ainsi que du Japon (JAMCO).
le tronçon arrière, comprenant la cellule arrière, partant de l'arrière des ailes et allant jusqu'au cône arrière (intégrant le générateur de queue ou APU (Auxiliary Power Unit), ainsi que la dérive et l'empennage). Il est assemblé à Hambourg (Allemagne) avec des éléments venant de Nordenham, de Fokker (Pays-Bas), de EFW à Dresde (Allemagne) et de Jamco (Japon).
Les trois ensembles ainsi constitués (pointe avant et tronçon avant, tronçon central et enfin tronçon arrière) sont tous directement acheminés vers Toulouse (les deux premiers de Saint-Nazaire, le dernier de Hambourg), à bord du navire Ville de Bordeaux jusqu'à Pauillac, ils remontent ensuite le reste de la Gironde et une partie de la Garonne, de Pauillac à Langon, sur la barge Breuil puis finissent le trajet final par convoi routier exceptionnel jusqu'à Toulouse.

Les panneaux du fuselage
Ils sont assemblés à Hambourg (de part et d'autre de la voilure, ainsi qu'une petite partie du tronçon central), ils sont fabriqués en glare, matériau composite fait d'aluminium et de fibres de verre.
Le dessous de l'avion de la version cargo
Réalisé par Sacesa en collaboration avec EADS Military pour la structure.
La porte de la version cargo
Réalisée par Eurocopter Deutschland (Allemagne) et Mitsubishi (Japon).
Le caisson central
L'assemblage du caisson central de voilures est réalisé dans un atelier de 10 000 m2 à Nantes (Pays de la Loire) avec des éléments de Aubert & Duval à Issoire (France).
Sa fabrication nécessite l'application de technologies inédites de fibres de carbone, permettant d'obtenir un gain de masse de 1,5 tonnes par rapport aux alliages d'aluminium. Le caisson est donc composé à 50 % de carbone et à 50 % d'aluminium.

La voilure [modifier]
Les ailes
Longues de 43,5 mètres pour une envergure de près de 80 mètres (il faut prendre en compte l'angle qu'elles forment avec le fuselage), les ailes de l'A380 sont les plus grandes jamais construites pour un avion de ligne. Leur débattement vertical est de 6,80 mètres. Elles sont intégrées sur le site d'Airbus de Broughton (Pays de Galles), inauguré en 1993. Leur conception, et maintenant leur fabrication, est faite en collaboration avec de nombreux équipementiers dont :

Airbus, pour les ailerons réalisés à Nantes, une partie des volets à Brême et les mâts des réacteurs à Toulouse
Belairbus (Belgique), pour les becs des ailes
CTRM (Malaisie)
EADS à Augsbourg, pour une partie des volets
FACC à Salzbourg (Autriche)
Fokker (Pays-Bas)
GKN (Angleterre)
Goodrich, pour la structure secondaire arrière des mâts des réacteurs
Hamilton Sundstrand (États-Unis), pour le groupe de conditionnement de l'air
Hawker de Havilland (Australie), pour le winglet
KAI (Corée du Sud)
Patria (Finlande), pour les aérofreins
Ruag (Suisse)
Saab (Suède)
L'empennage et la dérive
Construit par Airbus à Stade (Allemagne), l'empennage vertical a bénéficié de nombreuses innovations, qui ont permis de réduire sa taille de 40 % grâce, par exemple, au déplacement du centre de gravité de l'appareil vers l'arrière 6 % ont pu être gagnés, et à l'utilisation d'un matériau, le CFRP (plastique renforcé par des fibres de carbone) qui est utilisé (entre autres) pour la totalité de l'empennage (vertical, horizontal, gouverne de direction et de profondeur).

La partie avant de la dérive est réalisée par Fuji Heavy Industries (Japon). La gouverne de profondeur (partie mobile du stabilisateur horizontal) est réalisée par Airbus en Espagne. Le générateur auxiliaire est réalisé par Pratt & Whitney. L'intégration est faite à Getafe et Puerto Real avec des éléments de Gamesa au Pays basque et à Illescas.


Train d'atterrissage et pneumatique [modifier]

Train d'atterrissage central d'un A380.Lors de la conception l'A380, deux principales contraintes ont guidé l'élaboration des trains d'atterrissage. Ceux-ci devaient être les plus légers possible et donc faire appel a des nouveaux alliages. L'A380 devait également pouvoir se poser sur toutes les pistes où se posait le Boeing 747 sans obliger les aéroports à effectuer de gros travaux. Il est donc doté de 22 roues, un nombre important qui permet de mieux répartir le poids sur la piste. Bien qu'étant un avion plus lourd que le 747, la charge supportée par chacune des roues de l'A380 est moindre.

Sur les 22 roues, seules 16 sont freinées par le système de freinage avec antiskid de Messier-Bugatti piloté par une avionique Messier-Bugatti, les 2x4 roues des trains d'atterrissage des ailes et les 2x4 roues avant des trains d'aterrissage centraux. Celle-ci pilote également l'orientation des roues arrières des deux trains centraux qui sont articulés et non-freinées.

Le train principal est réalisé par Goodrich [27], en alliage de titane pour un tiers, avec des circuits hydrauliques sous une pression de 5 000 psi (3 000 sur les avions actuels) ce qui correspond à 345 bars. L'ensemble a permis d'économiser 1,2 tonne supplémentaire sur le poids total de l'appareil. Le train avant, quant à lui, a été conçu à Vélizy et réalisé à Montréal par le premier fabriquant mondial de trains d'atterrissage Messier-Dowty [28]. Ce nouvel atterrisseur à relevage vers l'avant utilise de nouvelles technologies, mesure 4,8 mètres de haut lorsqu'il est totalement déployé, pèse environ 1,5 tonne (sans les roues) et utilise une pression hydraulique de 350 bars. Un nouveau traitement de surface HVOF (High Velocity Oxygen Fuel) est utilisé en remplacement du chromage. Comportant deux roues, ce train porte le nombre total de roues de l'A380 à 22.

Les pneumatiques sont, selon le choix des clients, fabriqués par Michelin [29] ou Bridgestone [30]. Les pneumatiques du train principal mesurent près de 1,2 m de diamètre chacun. Le pneu Michelin peut notamment supporter une charge de 33 tonnes à la vitesse de 378 km/h. Il a permis une économie de 360 kg sur la masse totale de l'avion.


Motorisation [modifier]

Réacteur Rolls-Royce Trent 900 sur un A380Les quatre turboréacteurs, qui représentent à eux seuls environ 31 % du prix de l'appareil, sont reliés aux ailes par des mâts fabriqués et assemblés à l'usine Airbus de Saint-Éloi à Toulouse. Ces mâts assurent le lien entre l'aile et le réacteur pour l'alimentation en carburant et les circuits hydrauliques et électriques.

Ces quatre turboréacteurs devraient générer deux fois moins de bruit[réf. nécessaire] que ceux de son rival le Boeing 747 et consommer de 15 à 20 % de carburant en moins. Ils sont conçus pour produire une poussée de 311 kN pour la version passager (A380-800) et 340 kN pour la version cargo (A380-800F).
Les réacteurs sont intégrés par Airbus à Toulouse mais deux types de moteurs différents sont proposés.

Rolls-Royce Trent 900
Le moteur Trent 900 de Rolls Royce plc est fabriqué à Derby en Angleterre et a été choisi par Singapore Airlines, Lufthansa, Qantas, Virgin Atlantic et ILFC, soit 43 avions (mai 2004).
Engine Alliance GP7200
Le réacteur GP 7200 est fabriqué par Engine Alliance, une filiale commune des Américains Pratt & Whitney et General Electric. Ce moteur a été choisi par Emirates, Air France, FedEx et ILFC, soit 67 avions (mai 2004). Il est fabriqué à Middletown aux États-Unis avec des éléments de fournisseurs :
Airbus fournit les capots depuis l'Espagne et l'entrée d'air depuis Nantes
Aircelle - groupe Safran fournit des éléments de nacelles et les inverseurs depuis Le Havre
Snecma Moteurs (France) - groupe Safran réalise le compresseur haute-pression pour General Electric, soit 10% du programme
Techspace Aero (Belgique) est engagé pour 7,5% auprès de Pratt & Whitney
Aermacchi (Italie) fournit certains autres éléments

Production [modifier]
Comme les autres programmes d'Airbus, l'A380 est la synthèse de pièces produites dans toute l'Europe avec des sous-traitants dans le monde entier. Il est composé de près de trois millions de pièces détachées, elles-même regroupées en de grands ensembles fonctionnels. Schématiquement, le fuselage est fabriqué en France et en Allemagne, l'empennage et la queue en Espagne, les ailes et certains moteurs au Royaume-Uni.


Partenariats [modifier]
Ce projet est un défi conceptuel, industriel et commercial pour le constructeur européen et sa maison mère EADS. Il illustre la capacité d'innovation des Européens dans les techniques de pointe et leur volonté politique d'aller de l'avant.

La stratégie commerciale d'Airbus est clairement le transport de masse à l'inverse de Boeing qui s'est lancé dans le projet du 787 Dreamliner (anciennement 7E7), un appareil de 300 places destiné aux liaisons « point à point » entre les villes, alors qu'Airbus mise sur l'essor des hubs, ces grandes plateformes aéroportuaires d'échanges.

Répartitions des coûts de développement [31] Origine du financement Montant
(en milliards US dollars)
Airbus 5,1
Partenaires et équipementiers 3,1
Avances remboursables
des gouvernements 2,5
Les partenaires Partenaires Élément
Alenia Aeronautica
Aries Complex
AS & T
Asco Industries (Belairbus) Mécanisme du rail du bec de bord d'attaque mechanism, pylon brackets
EADS Military
Eurocopter
Fokker/Stork
GKN
Hawker de Havilland
Eurer (Belairbus) Train d'atterrissage, pignons et casier à bagages
Fuji Heavy Industries
Labinal Câblage, intégration
Latécoère et Latelec
Mitsubishi Heavy Industries
RUAG Aerospace
Saab
Sagem Infrastructure du système informatique embarqué
Socata Trappes de train avant
Socatra
Sogerma
SONACA (Belairbus) Bord d'attaque des ailes
S.A.B.C.A. Panneau central arrière du fuselage


Les sites de production [modifier]

Allemagne [modifier]

Sites de production en AllemagneL'Allemagne fournit une part importante des employés d'Airbus et de nombreuses pièces de l'A380 y sont fabriquées, notamment le fuselage et l'empennage vertical.

Les usines allemandes sont réparties sur 7 sites : un dans le sud du pays à Laupheim dans le Bade-Wurtemberg et 6 dans le nord, à Buxtehude, Nordenham, Stade, Brême et Hambourg.

Hambourg
Le site de Hambourg-Finkenwerder, le plus important d'Allemagne accueille également l'aménagement commercial complet de la cabine, la peinture, le contrôle final et enfin la livraison aux clients d'Europe et du Moyen-Orient [32].
Buxtehude
L'usine de Buxtehude, qui emploie environ 350 personnes, est située dans l'état de Basse-Saxe à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Hambourg et fait partie du centre d'excellence Customisation Cabine & Cargo. C'est sur ce site qu'est construit le système d'intercommunication de la cabine, utilisé à la fois par les passagers et l'équipage. Ce système comprend le système d'intercommunication cabine numérique CIDS, le canal de service PSC (Passenger Service Channel) mais également l'éclairage intérieur, les ordinateurs de bord ainsi que le système d'eau et de déchets.
Nordenham
Le site de Nordenham, situé en Basse-Saxe, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Hambourg et à 50 km au nord-ouest de Brême qui emploie 2 200 personnes est spécialisé dans la fabrication de tôles de grandes dimensions et de coquilles de fuselage pour tous les appareils Airbus [33].
Les tronçons avant, arrière, ainsi que la coquille supérieure du tronçon central de l'A380 y sont notamment assemblés. Deux nouveaux halls ont été spécialement construits pour l'A380, dont un de 208 m de long et 78 m de large pour la fabrication. L'autre hall est réservé à l'assemblage des éléments par soudure au laser. L'usine de Nordenham bénéficie des toutes dernières technologies en matière de production automatisée et de nouveaux matériaux, notamment avec l'introduction du GLARE, un matériau composite résistant et très léger composé d'une alternance de feuilles d'aluminium et de nappes de fibres de verre, dans le revêtement du fuselage.
Stade
L'usine de Stade, pôle de traitement des matériaux composites à base de carbone, est située en Basse-Saxe à environ 35 km à l'ouest de Hambourg et emploie 1 500 sur deux nouveaux bâtiments de 21 000 m² pour la fabrication, depuis juin 2003, de l'empennage vertical, des ailerons et des cloisons pressurisées de l'A380.
Ce site est reconnu comme un des meilleurs dans l'utilisation et l'intégration de composites à base de fibres [34], ce qui permet un gain de poids appréciable. L'empennage vertical est notamment un des plus grand composants structuraux en composite jamais construits.
Brême
Le site de Brême, situé dans l'État du même nom, représente, avec 3 200 employés, le deuxième plus important site d'Airbus en Allemagne, après Hambourg. Depuis mars 2002, Brême produit principalement des équipements pour les ailes tels que les volets ou les dispositifs de contrôle de la portance.
C'est également un site d'excellence pour les sections avant et arrière du fuselage de l'A380. Airbus y a par ailleurs investi dans des équipements d'essai physique, de vérification et d'intégration et a aussi développé une nouvelle technologie de soudure au laser.
Laupheim
Ancienne filiale à 100 % d'Airbus Deutschland GmbH, le site Airbus de Laupheim – précédemment Aircabin –, avec ses 1 000 employés, est entièrement intégré à Airbus depuis le 1er janvier 2005. Ce site est spécialisé dans le développement et la production des intérieurs de cabine, des panneaux de soute, des compartiments de repos pour l'équipage et des canalisations d'air. Laupheim fait partie du centre d'excellence Customisation Cabine & Cargo. En qualité de fournisseur de systèmes, le site de Laupheim est à même d'offrir des concepts de cabine plancher à plancher : des solutions complètes, de l'ingénierie au support sur ligne d'assemblage final, en passant par la production et la logistique. Le site de Laupheim est également maître d'½uvre de l'habillage de cabine de l'A380.

Espagne [modifier]

Sites de production en EspagneAvec l'A380, la participation de l'Espagne dans la construction des appareils d'Airbus s'est considérablement accrue. Les trois usines espagnoles, situées à Getafe, Illescas et Puerto Real, fabriquent et assemblent l'empennage horizontal, la pointe arrière de fuselage et le carénage ventral de l'A380.

Leader dans l'utilisation de matériaux composites, l'Espagne fournit à Airbus une expertise hors pair dans l'utilisation de ces matériaux [35].

Getafe
La plus importante usine, d'une superficie de 16 700m², se trouve à Getafe, à 13 km au sud de Madrid, et emploie environ 2 100 personnes pour l'assemblage et le montage de l'empennage horizontal ainsi que le développement et la production de matériaux composites.
L'usine fournit également les trappes du train d'atterrissage principal, des sections de la partie arrière du fuselage, la jonction des empennages horizontal et vertical, le cône arrière de fuselage, où se loge le groupe auxiliaire de puissance (APU pour Auxiliary power unit) et la dérive. Les tronçons de fuselage sont pour la première fois fabriqués en fibres de carbone et les trappes de trains utilisent une structure monobloc.
Ces avancés technologiques, rendues possible grâce à la maîtrise de l'Espagne dans les technologies de drapage automatique et de placement des fibres permettent de faire des économies considérables au niveau de la maintenance de l'appareil. L'usine de Getafe travaille souvent en partenariat avec celle d'Illescas, qui lui fournit des pièces pour l'empennage et celle de Puerto Real avec qui elle est chargée d'effectuer les séries de test sur l'empennage horizontal.

Usine Airbus à Puerto RealPuerto Real
L'usine située à Puerto Real, d'une superficie de 16 000 m², emploie environ 500 personnes et produit les composants structuraux du gouvernail de direction, ainsi que le capot du carénage ventral. Les essais fonctionnels de l'empennage horizontal se déroulent également à Puerto Real, en parallèle à ceux effectués à Getafe.. L'empennage horizontal est alors convoyé à Puerto Real pour son assemblage final, l'installation des systèmes hydraulique, électrique, carburant et commandes de vol, ainsi que les essais finaux.
Illescas
L'usine d'Illescas, située à 30 km de Madrid, emploie environ 500 personnes sur 17 500 m² et est spécialisée dans la production automatisée de matériaux composites avancés, notamment des fibres de carbone pour l'empennage horizontal, les sections de fuselage et les nervures des ailes.

France [modifier]

Sites de production en FranceLa France est, avec l'Allemagne, l'un des principaux participants au projet A380. Les 3 usines Airbus de Nantes, Saint-Nazaire et Méaulte produisent de nombreux éléments majeurs.

L'assemblage final se fait à Toulouse, sur la toute nouvelle chaîne d'assemblage final (FAL) [36] [37].

Méaulte
L'usine de Méaulte, construite en 1924, est située dans la Somme à 31,25 km a l'est d' Amiens et emploie 1 200 personnes. Elle produit les sections, du nez jusqu'aux portes avant, de tous les appareils d'Airbus, y compris l'A380 [38]. Depuis la production des premières pièces de l'A380 en 2002, l'usine fabrique également les cases de train d'atterrissage et certaines pièces en alliages légers, tels que les encadrements de glace du cockpit.
Pour l'A380, la surface des ateliers a été quadruplée avec l'inauguration en mars 2002 du nouveau hall de montage Erebus, spécialement construit pour assembler le cockpit, les sections avant du fuselage ainsi que le compartiment avant du train d'atterrissage. La pointe avant qui comprend le cockpit est ensuite transportée par voie terrestre jusqu'à Saint-Nazaire, où elle est intégrée au tronçon avant. Afin d'assurer un aérodynamisme parfait, l'usine de Méaulte a développé une méthode de positionnement ultraprécise par laser.

Usine Airbus à NantesNantes
Le site nantais, qui emploie environ 1 950 personnes [39] accueille un hall de 10 000 m², qui abrite la fabrication et l'assemblage du caisson central de voilure, l'élément central de l'A380. Cet élément est composé à 50% de composite à base de fibres de carbone (CFRP), un matériau léger mais résistant à des niveaux de contrainte élevés.
Sur ce site sont également fabriqués les ailerons et les entrées d'air des nacelles, ainsi que le plus gros radôme du monde [40], d'une hauteur de 2,60 m. Une fois le tronçon central de 11 tonnes achevé, il est acheminé par barge à l'usine Airbus de Saint-Nazaire.
Saint-Nazaire
Le site de Saint-Nazaire, situé sur la côte Atlantique, emploie 2 200 personnes sur 50 hectares et est spécialisé dans l'intégration de fuselages. Le hall Polaris 2, d'une superficie de 6 000 m² a été inauguré en décembre 2002 [41] pour l'assemblage des sections avant et centrale de l'A380.
Le hall Comète 2, lui d'une superficie de 7 000 m², a été inauguré en septembre 2003 pour l'installation et les tests du fuselage. Le bâtiment où sont peints les éléments a été lui agrandi de 1 120 m² et inauguré en juillet 2003. La section centrale d'un A380 nécessite 5 grands éléments, dont le caisson central de voilure, le tronçon avant ainsi que le cockpit et les cases de train, fabriqués à Nantes, Hambourg et Méaulte.
D'autres éléments assemblés à Saint-Nazaire proviennent de toute l'Europe : la barque centrale produite par Alenia vient d'Italie, le plancher de Bordeaux, le carénage ventral de Puerto Real en Espagne [42]. Un nouveau système de mesure laser a été installé par Airbus afin que les différentes pièces soient assemblées avec la plus grande précision possible.
Le site de Saint-Nazaire est également chargé de l'installation et des essais de différents systèmes des tronçons, dont la génération hydraulique, le conditionnement d'air, le système carburant et la génération électrique. Les pièces produites à Saint-Nazaire sont acheminées à Pauillac à bord du Ville de Bordeaux.
Toulouse

Usine Airbus à Toulouse entrée Saint MartinLes sites de Toulouse accueillent le siège d'Airbus à Blagnac ainsi que de nombreuses chaînes de montage finale : A300, A310 (jusqu'en 2007) et A320 à Saint Martin; A330 et A340 à Clément Ader; A380 à Jean-Luc Lagardère.
La zone d'aménagement concerté AéroConstellation, située en bout de piste de l'aéroport de Blagnac, accueille sur 270 ha de nombreux bâtiments de montage, d'assemblage ainsi que des bureaux [43].
Elle accueille également l'Arche, un bâtiment de 490 mètres de long, 250 mètres de large et 46 mètres de haut qui abrite 34 000 m² de bureau ainsi que 3 postes d'assemblages, 3 postes d'essai et 3 postes de chantier de l'A380. Ce hall gigantesque a nécessité plus de 32 000 tonnes d'acier et 250 000 m³ de béton ; sa toiture pèse 20 000 tonnes. Il est équipé de 8 portes coulissantes de 90 m de large pour 27 m de haut [44].

Royaume-Uni [modifier]

Sites de production en Royaume-UniLes deux sites britanniques d'Airbus, situés à Filton, près de Bristol, et Broughton, au nord du Pays de Galles conçoivent et fabriquent les voilures de l'A380 [45].

Broughton
L'usine de Broughton, située dans le comté de Sir y Fflint au Pays de Galles emploie plus de 7 000 personnes et est spécialisée dans la construction des ailes de tous les appareils de la gamme Airbus, dont celles de l'A380 ainsi que dans l'équipement des trains d'atterrissage et des systèmes carburant.
Pour les ailes de l'A380, Airbus a construit de nouveaux bâtiments et équipements de production, d'une superficie totale de 34 000 m², sur le site Est de l'usine, le Stringer Manufacturing Centre de 22 000 m² et le Skin Manufacturing Centre de 12 000 m².
Ces deux nouvelles usines sont chargées de produire les lisses intrados pour les panneaux de voilure ainsi que les panneaux en alliage d'aluminium des extrados (chaque aile d'un A380 est composé de 5 panneaux intrados et 5 panneaux extrados).
L'assemblage des panneaux de la voilure se fait quant à lui dans une nouvelle usine baptisée West Factory, inaugurée en juillet 2003. Cette usine, d'un coût de 350 millions de livres sterling, est la plus grosse construite au Royaume-Uni depuis ces 20 dernières années [46]. Avec une longueur de plus 400 m, une largeur de 200 m et une hauteur de 35 m, elle occupe la superficie équivalente à 12 terrains de football et accueille 1 200 employés pour fabriquer les plus grandes ailes jamais construites pour un avion commercial.
Ce site accueille également le plus grand autoclave du monde, d'une longueur de 42 m, qui forme à chaud (150 °C) les revêtements de voilure [47].

Le transport des pièces [modifier]

Transport des pièces de l'A380 jusqu'à la chaîne d'assemblage finale à ToulouseLes principaux éléments constituant les appareils de la gamme d'Airbus sont produits dans des usines réparties dans toute l'Europe mais les chaînes de montage se trouvent sur le site de l'aéroport Toulouse Blagnac en France ou à Hambourg en Allemagne. Ces déplacements entre les différents sites de production et de montage s'effectuaient par camions ou par les airs, grâce au Beluga, un Airbus A300-600ST dont le fuselage a été spécialement modifié pour pouvoir recevoir des pièces de grande taille.

Avec les dimensions impressionnantes de l'A380, l'emploi de cet avion est devenu impossible et Airbus a donc mis en place un système combiné de transport aérien, maritime et terrestre par bateaux, barges, avion et camions.

Les différentes pièces constituant l'A380 sont assemblées en sous-éléments dans différentes usines d'Airbus réparties dans toute l'Europe. Ces sous-éléments sont ensuite transportés par mer ou par les airs jusqu'à Saint-Nazaire où ils sont pré-assemblés.

Les tronçons avants, centraux et arrières de l'appareil, les deux ailes et l'empennage arrière sont ensuite acheminés jusqu'à Toulouse pour le montage final.

Une fois l'appareil capable de voler de ses propres ailes, il est transporté jusqu'à l'aéroport de Hambourg-Finkenwerder pour l'aménagement intérieur, selon les désirs des compagnies aériennes clientes.


Airbus A300-600ST utilisé pour transporter certaines sections d'appareils AirbusL'Airbus A300-600ST, bien qu'il ne soit le moyen de transport principal, est cependant utilisé pour les pièces de taille moyenne, susceptibles d'entrer dans sa soute de 7,7 m de diamètre.

Le Béluga est notamment utilisé entre Stade en Allemagne et Toulouse pour transporter l'empennage vertical. Le cône arrière est également transporté par les airs entre Getafe et Toulouse.

Quant au cockpit, il est transporté par camion depuis le site de Méaulte jusqu'à l'Aéroport de Paris Beauvais Tillé où il embarque sur Beluga pour rejoindre Saint-Nazaire.

Les autres éléments du tronçon central fabriqués à Méaulte, comme la case de train de 11 m de long pour 2 650 kg, sont transportés par route jusqu'à Saint-Nazaire [38].


Le Ville de Bordeaux et la barge Breuil à Pauillac.Le transport des pièces les plus imposantes est assuré par le Ville de Bordeaux, un navire roulier spécialement construit en Chine pour l'A380.

Ce navire effectue des allers-retours entre l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Espagne et Saint-Nazaire et Pauillac en France. Le Ville de Bordeaux embarque les tronçons avant et arrière de l'A380 au port de Hambourg. Les voilures, fabriquées à Broughton au Pays de Galles, sont transportées par route puis par barge sur le fleuve Dee jusqu'à Mostyn ou le Ville de Bordeaux vient faire escale. Après avoir embarqué ces éléments, le navire se rend à Saint-Nazaire. Il décharge les éléments pour embarquer un tronçon complet et équipé du poste de pilotage ainsi qu'un tronçon arrière avant de rejoindre Pauillac, dans l'estuaire de la Gironde.


Les problèmes de la construction de l'A380 [modifier]
Le mardi 3 octobre 2006, EADS déclare que le premier exemplaire de série de l'Airbus A380 sera livré au mois d'octobre 2007. Les nouvelles prévisions de livraison sont :

2007 : 1 exemplaire
2008 : 13 exemplaires
2009 : 25 exemplaires
2010 : 45 exemplaires
Les pertes secondaires dues aux retards sont estimées à 2,8 milliards d'Euro[48]. La rentabilité ne serait atteinte qu'en 2010. Un programme de réduction des coûts, baptisé « Power 08 », visant à économiser 2 milliards d'Euro par an à partir de 2010, est lancé avec des suppressions d'emplois.

Emirates Airlines, la compagnie qui a commandé le plus d'appareils, devait recevoir un appareil par mois. Elle recevra son premier appareil en août 2008. Tim Clark, son PDG, a déclaré que ce retard posait un « problème très grave pour Emirates » et que la compagnie examinera « toutes ses options ». La plupart des compagnies soit ne commentent pas, soit se déclarent déçues tout en se félicitant que le retard soit dû à des problèmes de production chez Airbus et non à des questions techniques concernant l'appareil. Pour compenser ce retard, Airbus pourrait mettre à disposition temporaire des Airbus de différents modèles aux compagnies clientes pour atténuer l'effet des retards de livraison. Selon le journal The Observer du 8 octobre 2006, Emirates a demandé une compensation de 223 millions d'euros pour le retard de livraison, Virgin Atlantic envisagerait de réclamer 30 millions d'euros et Qantas 60 millions d'euros.

Le 7 novembre 2006, l'entreprise de messagerie et compagnie aérienne américaine FedEx a annulé la commande de 10 A380-800F qu'elle avait faite en 2001[49], choisissant de commander à la place des appareils Boeing 777 de l'avionneur américain Boeing. La livraison de ces A380 aurait dû s'étaler entre 2008 et 2010.


Commercialisation [modifier]

Perspectives commerciales [modifier]
Selon certaines prévisions, le trafic international devrait être multiplié par trois entre 2004 et 2024 sous l'impulsion d'une croissance continue du commerce international et du tourisme. L'A380 va, de par sa capacité inédite, vraisemblablement révolutionner la mobilité intercontinentale des hommes et des biens.

L'utilisation d'avions de plus de 500 places permettra de transporter plus de passagers et plus de produits et absorbera partiellement la hausse du trafic. EADS, qui estime le marché des gros porteurs civils à 1 500 appareils pour les vingt prochaines années, entend avec cet avion mettre fin au règne sans partage du Boeing 747. Son objectif est de capter au moins 50 % de ce marché pour conforter son récent leadership mondial. 168 commandes fermes ont déjà été engrangées au 21 juillet 2006. Le seuil global de rentabilité de l'A380 a été calculé à 420[50] commandes alors qu'il était estimé à 270 en 2005 et 151 au début du programme.

En mai 2004, le président de Boeing a déclaré que selon lui, le marché civil global pour très gros porteurs se situait seulement à 500 appareils d'ici à 2025. Airbus, de son côté, espère vendre au moins 700 A380 d'ici à 2020 au prix de 230 millions de dollars l'unité, mais selon Randy Baseler, directeur commercial de la division aviation civile de Boeing, les 129 premières commandes de l'A380 se seraient faites moyennant un escompte de 40 % sur ce prix catalogue.

Le constructeur concurrent Boeing met l'accent chez ses prospects sur ce qu'elle estime constituer de mauvais choix du 380. Ce type d'appareil, ne desservant que de grands axes, nécessite des correspondances au départ comme à l'arrivée. Boeing affirme que les pertes de temps et de carburant liées à ces correspondances annuleraient tout le bénéfice de l'avion[réf. nécessaire]. L'économie d'échelle (point qui a fait vendre le 747) serait ici nulle selon Boeing : quand on double la taille d'un avion, il faut doubler aussi son personnel navigant, hors pilotes[réf. nécessaire]. Enfin, les importants remous d'air au décollage comme à l'atterrissage bloqueront l'usage du couloir pendant quelques minutes pour des raisons de sécurité. Les aéroports étant la plupart du temps saturés, cette pénalité de débit sera reportée en taxes additionnelles sur l'affréteur.[réf. nécessaire]


Noms des compagnies clientes en juin 2005 peintes sur le fuselageChez Airbus, ces critiques sont prises avec sérénité comme faisant partie de la guerre commerciale ordinaire. On y rappelle d'ailleurs volontiers que Boeing a tenu un discours totalement inverse quand il commercialisait le 747.

Au final, il s'agit de deux visions différentes du transport aérien. Ceux qui estiment, comme Boeing, que l'A380 n'a pas d'avenir car aussi bien les aéroports que les compagnies miseront sur des plus petits porteurs et ceux qui pensent au contraire que, à cause du développement du trafic aérien de plus en plus dense, l'A380 a sa place.

Simplement ces visions, pour être différentes, n'en sont pas pour autant contradictoires, mais plutôt complémentaires :

Airbus a lancé son A350 XWB, pour concurrencer le Boeing 787 qui remporte un grand succès commercial
Boeing sortira une nouvelle version de son jumbo-jet, le 747-8, pour ne pas être exclu du marché des gros porteurs.

Ventes [modifier]
Article connexe : Liste des commandes et livraison A380.
Dix-sept compagnies aériennes ont passé commande de 189 avions (chiffres au 12 septembre 2007). Mi-septembre 2007, le nombre de commandes fermes est de 189[51].

À l'occasion du Salon du Bourget 2005, le nom de ces compagnies avait été peint sur le fuselage de l'A380 qui effectua des démonstrations en vol.

La capacité de production pour fabriquer l'A380 serait saturée jusqu'en 2010, pour livrer les clients actuels. De plus, ces mêmes clients pourraient rapidement convertir leurs options en commandes fermes si elles s'avéraient satisfaites de l'utilisation de l'appareil. Airbus compte néanmoins trouver un nouveau client par an afin d'assurer l'avenir de la production.

Beaucoup de compagnies étudient un éventuel achat d'A380 mais attendent probablement les premiers résultats d'exploitation commerciale de l'appareil et l'alternative que proposera Boeing avec son Boeing 747-8 pour prendre une décision.

Parmi ces clients potentiels, on pourrait entre autres nommer Cathay Pacific, United Airlines, Northwest Airlines, Air India ou encore Japan Airlines qui ont tous une flotte et des liaisons adaptées à l'arrivée de l'A380. Cependant tout cela reste de l'expectative, aucune de ces compagnies n'ayant confirmé ces rumeurs d'achat.

Les annulations d'A380 cargo, par UPS et FedEX, et la transformation d'une commande cargo ILFC en version passagers reportent la concurrence entre Boeing et Airbus sur ce créneau, en croissance : "La demande globale en avions cargo et ses services associés continue de croître rapidement". [52] Airbus devrait relancer la version cargo de l'A380, gelée après ces annulations de commandes, « en milieu de la prochaine décennie », a indiqué John Leahy au salon du Bourget (juin 2007).[53]





Ligne de production [modifier]
Si 189 exemplaires de l'A380 ont été commandés par différentes compagnies, seulement 17 appareils ont été produits à ce jour (15 novembre 2007), 10 ont déjà volé et 1 a été livré.

Voici la liste de la répartition de la chaîne de production vis-à-vis des clients de l'appareil :

État de la production d'Airbus A380 (à jour au 23/03/07)
N° de série Type Immatriculation
temporaire Immatriculation
commerciale Client Premier vol Date de
livraison
MSN001 A380-841 F-WWOW - Airbus 27/04/05 -
MSN002 A380-841 F-WXXL A6- Airbus* 04/11/05
MSN003 A380-841 F-WWSA 9V-SKA Singapore Airlines 07/05/06 15/10/07
MSN004 A380-841 F-WWDD A6- Airbus* 18/10/05
MSN005 A380-841 F-WWSB 9V-SKB Singapore Airlines 19/07/06
MSN006 A380-841 F-WWSC 9V-SKC Singapore Airlines 17/11/06
MSN007 A380-841 F-WWSD/WWJB A6- Airbus* 19/02/06
MSN008 A380-841 F-WWSE 9V-SKD Singapore Airlines 19/03/07
MSN009 A380-861/841 F-WWEA A6- Airbus* 25/08/06
MSN010 A380-841 F-WWSG 9V-SKE Singapore Airlines
MSN011 A380-861 F-WWSH A6-EDA Emirates 04/09/07
MSN012 A380-841 F-WWSI 9V-SKF Singapore Airlines
MSN013 A380-861 F-WWSJ A6-EDB Emirates
MSN014 A380-841 F-WWSK VH-OQA Qantas
MSN015 A380-841 F-WWSL VH- Qantas
MSN016 A380-861 F-WWSM A6-EDC Emirates
MSN017 A380-861 F-WWSN A6-EDD Emirates
MSN018 A380-841 F-WWSO 9M- Malaysia Airlines
MSN019 A380-861 F-WWSP A6- Emirates
MSN020 A380-861 F-WWSS A6-EDE Emirates
MSN021 A380-841 F-WWSQ VH- Qantas
MSN022 A380-841 F-WWSS 9M- Malaysia Airlines
MSN023 A380-861 F-WWST A6-EDF Emirates
MSN024 A380-841 F-WWSU 9M- Malaysia Airlines
MSN025 A380-861 F-WWSV A6- Emirates **
MSN026 A380-841 F-WWSX VH- Qantas
MSN027 A380-841 F-WWSY VH- Qantas
MSN028 A380-861 F-WWSZ A6- Emirates **
MSN029 A380-841 VH- Qantas
MSN030 A380-841 A6-EDG Emirates
MSN033 A380-861 F- Air France

* : Ces avions tests seront transformés et réhabillités pour Etihad Airways dès la fin de la phase de tests.
** : Les avions acquis par ILFC seront loués par Emirates.




Livraisons [modifier]
Airbus se dit capable de produire et de livrer quatre A380 par mois.

À l'origine, Airbus comptait livrer 9 avions en 2006 et 21 en 2007. Néanmoins, les problèmes rencontrés lors de la production ont obligé l'avionneur à retarder son planning de livraisons de presque deux ans.

Le premier A380 a été livré à Singapore Airlines le 15 octobre 2007, et le premier vol commercial a eu lieu le 25 octobre entre Singapour et Sydney (retour le 27). La totalité des places de ce premier vol a été mise en vente aux enchères par la compagnie singapourienne au profit d'associations caritatives le 27 août 2007.[54]

Les nouveaux avions de Singapore Airlines sont entrés en service sur la ligne entre Singapour et Sydney quotidiennement dès le 28 octobre 2007. Les lignes desservies par la suite sont Singapour - Londres après les livraisons des 2e et 3e appareils prévues en janvier et février 2008. Puis sur Tokyo et San Fransisco via Hong-Kong. Plus tard, en 2009, probablement des vols directs vers Paris et Francfort.

Qantas a aussi annoncé que la première ligne desservie sera Los Angeles - Sydney. Emirates avait demandé à l'aéroport de Nice de se tenir prêt à accueillir ses A380 dès 2009. Quant à Air France, ses premières destinations seront New York et Montréal au printemps 2009, suivi de Tokyo.



Affaire EADS [modifier]
Les retards pris par les livraisons de l'A380 sont au centre de l'affaire EADS. Dans cette affaire de délit d'initié possible, de hauts dirigeants d'EADS sont suspectés d'avoir fait valoir leurs stock-options ou vendu leurs actions EADS, en disposant d'informations encore confidentielles.

Utilisation au cinéma et dans les jeux vidéo [modifier]
A-380, le grand défi, documentaire réalisé en 2004, par l'Américain Mike Magidson, avec la voix de Stéphane Freiss, pour les chaînes de télévision France 5 et Planète. Pour éviter l'écueil du film institutionnel, le réalisateur a voulu raconter l'histoire du A380 à travers la rivalité de plusieurs décennies entre les deux constructeurs, Airbus et Boeing.
Premier vol de l'A380 (info)
Phase de taxi précédant le premier vol de l'A380
Un problème pour lire la vidéo ? Voir l'aide.
Le film Flight Plan, avec Jodie Foster, est censé se dérouler pour l'essentiel dans un A380, bien que l'avion ne soit pas nommé, les allusions sont multiples : double pont, bureau d'ingénieurs situé en Allemagne, etc. Le thème en est justement la perte d'un enfant dans un appareil dont la taille tient plus du paquebot que d'un avion.
L'engouement suscité par l'appareil a donné lieu à la création d'une extension à la série de jeux vidéo Flight Simulator permettant de piloter l'A380 (lien interne : A380 (jeu vidéo)).

Anecdotes [modifier]
L'A380 n'est pas le premier avion à deux ponts sorti d'une usine française. Le Breguet 763 Deux-Ponts, produit à la fin des années 1950 et utilisé par Air France jusqu'en 1971, pouvait emporter 59 et 48 passagers sur ses deux ponts supérieur et inférieur [55].
Boeing et McDonnell-Douglas avaient aussi étudié en leur temps des configurations similaires à celle de l'A380, notamment sur les projets NLA (New Large Aircraft) et MD-12, mais ils n'avaient pas donné suite.
Le gigantisme ne garantit pas nécessairement le succès. Le plus grand appareil d'avant-guerre, le Dornier Do X, équipé de douze moteurs n'a pas eu de descendance. Un projet d'avion géant d'Howard Hughes, le H-4 Hercules Spruce Goose, avait été un échec commercial lui aussi[56].
Un A380 à l'échelle 1:25 a été réalisé en Legos. Aux couleurs de Singapore Airlines et utilisant pas moins de 75 000 briques de 8 couleurs différentes, l'avion est exposé au Legoland de Billund (Danemark)[57].
La première ligne régulière utilisant le premier A380 livré (immatriculé 9V-SKA), est Singapour - Sydney (3.400 miles nautiques). La fréquence est quotidienne (à la date du 6 novembre 2007). Vols No SQ220 et SQ221
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# Posté le samedi 08 décembre 2007 04:32

Concorde

Concorde
Le Concorde est un avion de transport supersonique (SST) construit par l'association de Sud-Aviation (devenue par la suite l'Aérospatiale après sa fusion avec Nord-Aviation et la SEREB) et de la British Aircraft Corporation (devenue ensuite British Aerospace).

Ce fut l'un des deux seuls avions de ligne supersoniques à avoir été produits, l'autre étant le Tupolev Tu-144 soviétique (appelé familèrement le Concordski).

La vitesse de croisière du Concorde est de Mach 2,02 à une altitude de 15 650 mètres. Il est doté d'une aile delta modifiée (aile dite "gothique") et de moteurs à postcombustion développés d'abord pour le bombardier britannique Avro Vulcan. Il fut aussi le premier avion civil à être équipé de commandes de vol électriques, précédant ainsi les Airbus.

Les vols commerciaux ont commencé avec British Airways et Air France au-dessus de l'océan Atlantique le 21 janvier 1976 et ont fini avec les vols du 31 mai pour Air France et du 24 octobre 2003 pour British Airways, avec le 26 novembre de la même année, le vol de la « retraite ».

Sommaire [masquer]
1 Conception
1.1 Le Concorde en quelques dates
2 Améliorations techniques
3 Descriptif technologique
3.1 Cellule / Fuselage
3.1.1 Le cockpit
3.1.2 Les aménagements cabine
3.1.3 Les soutes
3.2 La Voilure
3.3 Les Moteurs
3.3.1 Entrées d'air
3.3.2 Le moteur
3.3.3 La nacelle
3.3.4 La tuyère
3.4 Le train d'atterrissage et les freins
3.4.1 Le train d'atterrissage
3.4.2 Les freins
3.4.3 Les roues
3.4.4 Orientation des roues avants
3.5 Les circuits
3.5.1 La génération électrique
3.5.1.1 La génération électrique alternative
3.5.1.2 La génération électrique continue
3.5.2 Les éclairages
3.5.2.1 Éclairages extérieurs
3.5.2.2 Éclairages intérieurs
3.5.3 Les circuits hydrauliques
3.5.4 Les circuits carburants
3.5.4.1 les réservoirs
3.5.5 Le conditionnement d'air
3.5.6 Le circuit de secours Oxygène
3.6 Pilotage
3.6.1 Navigation
3.6.1.1 Vitesse et altitude
3.6.1.2 Cap et horizon artificiel
3.6.1.3 Radionavigation
3.6.2 Les pilotes automatiques
3.6.3 Les communications radio
3.7 Sécurité
3.7.1 Les détections incendie et fumée
3.7.1.1 Les détections incendie moteurs
3.7.1.2 Les détections incendie et fumée soutes et avionique
3.7.2 Les enregistreurs de vol
3.7.2.1 Les enregistreurs de paramètres
3.7.2.2 L'enregistreur de conversation
3.7.2.3 Le détecteur de rayonnement cosmique
4 La maintenance
4.1 Les visites
4.2 British Airways
4.3 Air France
5 Les vols réguliers
5.1 Historique des vols commerciaux
6 Les autres vols
6.1 Les vols charters
6.2 Tours du Monde
6.3 Les vols présidentiels
6.4 Les vols papaux
7 Accident de Gonesse
8 Le retrait du service
8.1 Air France
8.2 British Airways
9 Liste des appareils et leur histoire
9.1 Descriptif détaillé
9.1.1 Prototypes
9.1.2 Appareils de pré-production
9.1.3 Appareils de production non commerciaux
9.1.4 Production française
9.1.5 Production britannique
9.2 Tableau récapitulatif des Concorde
10 Impacts culturels et politiques
11 Concorde et la diplomatie
11.1 La prise en compte de l'opinion
11.2 Une régression ?
11.2.1 Vitesse ou rentabilité
12 L'avenir
13 Notes et références de l'article
14 Voir aussi
14.1 Articles connexes
14.2 Liens et documents externes
14.3 Bibliographie
14.4 Source du tableau récapitulatif des Concorde



Conception [modifier]
À la fin des années 1950, les entreprises aéronautiques britannique, française, américaine et soviétique veulent construire le premier avion civil supersonique.

Le français Sud Aviation et le britannique Bristol Aeroplane Company construisirent respectivement le Super-Caravelle et le Bristol 233. Ils étaient, par ailleurs, financés par leurs gouvernements respectifs, ceux-ci tenant à contrer la domination aérienne américaine. Dans les années 1960, les deux projets étaient déjà bien avancés, mais les énormes coûts de développement des appareils ont amené les États à faire collaborer les deux entreprises. Le développement du Concorde fut donc plus un accord international franco-britannique qu'un accord commercial entre les constructeurs. Le traité de coopération, dont les discussions ont duré environ un an, fut signé le 29 novembre 1962. British Aircraft Corporation (BAC) et Sud Aviation se partagèrent les coûts de l'appareil en lui-même, Rolls-Royce et SNECMA firent de même pour construire le réacteur dérivé de l'Olympus britannique et baptisé Olympus 593 (Une vidéo montrant ce réacteur sur le site de Rolls-Royce). En réalité, les Britanniques se chargeaient de fabriquer le transatlantique alors que son homologue français se chargeait du moyen-courrier. Le consortium avait fixé des commandes pour plus de cent de ces nouveaux avions de ligne, dont les principales compagnies aériennes clientes de l'époque étaient Pan Am, BOAC, Air France et, qui commandèrent alors six Concorde chacun.

Le Concorde fit le premier test en vol au-dessus de Toulouse le 2 mars 1969 avec André Turcat aux commandes, secondé par Jacques Guignard, Henri Perrier et Michel Retif, ce vol dura 29 minutes. Son premier passage supersonique se fit le 1er octobre de la même année, la vitesse de Mach 2 étant atteinte un an plus tard. Étant donné que le programme d'essais en vol se déroulait sans incidents, cette version de développement, appelée 001, commença les démonstrations destinées au grand public le 4 septembre 1971. Le 2 juin 1972, le second prototype 002 fit ses démonstrations dans le moyen et extrême Orient. Celles-ci amenèrent à un nombre assez important de commandes pour l'avion, puisque soixante-quatorze commandes ou options auraient été prévues par seize compagnies aériennes dont huit nord-américaines. Cependant, une combinaison de facteurs, incluant la crise du pétrole des années 1970, les difficultés financières des compagnies aériennes, l'accident du concurrent direct soviétique Tupolev Tu-144 et, les problèmes environnementaux comme le bruit du passage supersonique causa une baisse spectaculaire des commandes : Air France et British Airways restèrent les seuls acquéreurs.

Les États-Unis ont annulé leur projet de transporteur supersonique commencé en 1971. Deux conceptions était à l'origine : le Lockheed L-2000 qui ressemblait au Concorde et qui fut abandonné face au projet du Boeing 2707. Ce dernier était à l'origine prévu : plus rapide que le Concorde, devait transporter trois cent passagers et possédait une voilure à géométrie variable. Le gouvernement américain l'avait alors suggéré à la France et au Royaume-Uni, soi-disant parce qu'une partie de la population américaine s'opposait au Concorde pour des raisons de pollution sonore. En réalité, le gouvernement fédéral des États-Unis ne voulait pas d'un avion européen qui n'avait pas de concurrent fiable à proposer.

Les deux compagnies aériennes européennes ont commencé les vols de démonstration et d'essai vers diverses destinations à partir de 1974 pour avoir le soutien de la population. L'essai des Concorde enregistrant 5 335 heures de vol sans problèmes, les appareils de pré-production et les premiers avions de production suivirent. Au total, 2 000 heures de test furent réalisées à vitesse supersonique. Les 5 335 heures de test équivalent à approximativement quatre fois les heures de test d'un avion commercial subsonique moyen ou long courrier.

Le Concorde reçoit son certificat de navigabilité le 10 octobre 1975. Toulouse, en France, et Filton, au Royaume-Uni, étaient les deux seuls centres de production des appareils.


Le Concorde en quelques dates [modifier]
25 octobre 1962, Sud-Aviation et la British Aircraft Corporation présentent aux gouvernements français et britannique respectifs un programme d'avion civil supersonique révolutionnaire.
29 novembre 1962, signature de l'accord franco-britannique pour la fabrication d'un avion de transport supersonique.
13 janvier 1963, le président français Charles de Gaulle suggère que l'avion supersonique franco-britannique soit baptisé « Concorde ».
24 octobre 1963, une première maquette grandeur nature du « Concord » (sans « e ») est présentée à Bristol. S'ensuivra une polémique sur le nom de l'avion.
19 novembre 1964, suite aux élections législatives britanniques, le nouveau gouvernement travailliste annonce que le Royaume-Uni se retire du projet « Concorde », mais il fera volte-face deux mois plus tard.
avril 1966 : l'assemblage final du prototype du supersonique, « Concorde 001 », commence à Toulouse.
11 décembre 1967, sortie des hangars pour le premier prototype français F-WTSS à Toulouse.
19 septembre 1968, sortie des hangars du premier prototype britannique G-BSST à Filton.
2 mars 1969, premier vol du F-WTSS avec André Turcat aux commandes (durée : 29 minutes).
9 avril 1969, premier vol du G-BSST avec Brian Trubshaw aux commandes.
1er octobre 1969, Concorde 001 passe le mur du son durant son 45e vol d'essai.
4 novembre 1970, Concorde 001 passe Mach 2.
12 novembre 1970, Concorde 002 passe Mach 2 à son tour.
28 avril 1972, BOAC (future British Airways) passe sa première commande de 5 appareils.
16 mars 1973, Record d'altitude avec Concorde 001 à 68000 pieds.
26 mars 1974, Record de vitesse établi à Mach 2,23 (environ 2 754 km/h) avec Concorde 101.
10 octobre 1975, le Concorde reçoit son certificat de navigabilité.
21 janvier 1976, premier vol commercial entre Paris, Dakar et Rio de Janeiro.
24 mai 1976, vol spécial de deux Concorde entre Paris, Londres et Washington DC avec un survol et atterrissage parallèle à l'Aéroport international de Dulles.
25 juillet 2000, accident d'un Concorde avec 109 personnes à bord à Gonesse, près de Roissy-Charles de Gaulle.
31 mai 2003, dernier vol commercial du Concorde sous les couleurs d'Air France.
24 octobre 2003, dernier vol commercial du Concorde, sous les couleurs de British Airways.
16 mars 2006, Concorde vainqueur du "Great British Design Quest", un sondage organisé par le London Design Museum et la BBC.
13 novembre 2006, Michel Sardou sort un nouvel album (Hors format) dont la piste n°1 s'intitule "Concorde" et est un hommage en forme de requiem.
13 avril 2007, ouverture du hall d'exposition "Faster than sound" sur l'Aéroport International Grantley Adams, La Barbade. Concorde G-BOAE y est présent au sein d'une exposition multimédia.

Améliorations techniques [modifier]

Dernier vol : atterrissage à Filton, 26 novembre 2003Beaucoup d'améliorations technologiques très communes dans les avions de ligne du XXIe siècle furent utilisées pour la première fois avec Concorde.

Pour optimiser la vitesse du Concorde, furent utilisés:

une aile en double-delta (ou en ogive) ou encore aile delta gothique
un turboréacteur postcombustion Rolls-Royce/Snecma Olympus
des entrées d'air moteurs à section variable à régulation électronique
une sortie des gaz à section variable
des réacteurs reliés en « thrust-by-wire », ancêtre des réacteurs actuels contrôlés par FADEC:
un nez et visière mobiles inclinable pour une meilleure visibilité à basse vitesse et meilleure pénétration dans l'air à haute vitesse
- phases d'atterrissage et de man½uvres au sol : inclinaison de 12°5.
- phases de décollage et de man½uvres au sol : inclinaison de 5°
- vol supersonique, visière relevée
Autres optimisations et technologies employées:

la fabrication de la cellule et aile en aluminium, AU2GN, un bon compromis entre poids et résistance à la température
un auto-pilote permettant une gestion automatique de la puissance (ou encore auto-manette), autorisant un contrôle « mains libres » (ou hands off) de l'avion de la montée initiale à l'atterrissage
des circuits de commandes de vol entièrement électriques et analogiques fly-by-wire
des commandes de vol multifonctions ; pas d'aérofreins, pas de volets déporteurs, pas de volets de bord d'attaque et fuite
des IDG (Integrated Driving Générator) pour générer l'électricité de bord, prédécesseur et de même technologie que ceux montés sur les avions actuels (Airbus et Boeing)
trois circuits hydrauliques à haute pression de 28 MPa soit 4000PSI pour les composants légers à circuits hydrauliques
un liquide hydraulique à huile synthétique (M2V) résistant à la température
une commande du système de freins entièrement électrique, mais des freins hydrauliques commandés par des servovalves
des freins en carbone ventilés
pendant toutes les phases de vol, le carburant est déplacé afin de positionner au mieux le centre de gravité par rapport au centre de poussée dans la phase de vol concernée : centrage avant en subsonique, centrage arrière pour le vol supersonique
des pièces usinées à partir d'une ébauche unique (et non issues d'un assemblage) permettant de réduire la nomenclature des composants
pas d'APU (générateur de puissance auxiliaire) obligeant la présence de groupe électrique et à air indépendant dans chaque escale. Un projet a été étudié mais abandonné (prototype APU au MAE, don de Mr Chevalier)
un dégivrage voilure et entrées d'air moteurs entièrement électrique soit en continu soit par cycle, limitant les tuyauteries d'air (non repris sur les avions actuels)
des gouvernes de direction et élevons en matériaux composites (le vieillissement du matériau entraînant des pertes partielles de gouvernes, particulièrement de direction)
Certaines de ces nouveautés technologiques avaient 20 ans d'avance. Si les coûts de conception ont été élevés, cela a permis aux constructeurs aéronautiques français et anglais de rester dans la course avec les États-Unis, puis de créer Airbus.

Nombre de ces améliorations sont maintenant des équipements standards dans les avions de ligne actuels. Par ailleurs, la Snecma commença à construire des moteurs pour l'aviation civile pour Concorde, et l'expérience qu'elle en tira lui donna l'expertise technique nécessaire à l'établissement de la co-société CFM International avec General Electric, qui produisit avec succès le moteur CFM56.

Les premiers associés, BAC (qui devint BAE Systems) et Aérospatiale (qui devint EADS), sont les co-propriétaires de Concorde. La responsabilité a été transférée à Airbus lorsque l'entreprise qui regroupe BAe Systems et EADS fut fondée.


Descriptif technologique [modifier]

Cellule / Fuselage [modifier]

Le cockpit [modifier]

Cockpit de ConcordeL'entrée du poste de pilotage se faisait par un couloir bas (1,75 m de haut) d'une longueur de 2 mètres. Dans les armoires électroniques de chaque côté, sont disposés des calculateurs servant au pilotage automatique, navigation, communications VHF, navigation, batterie, conditionnement d'air, conduite moteur. La partie supérieure est réservée aux panneaux disjoncteurs.

Trois sièges à man½uvre électrique sont disposés dans le cockpit, les deux sièges des pilotes (CDB et OPL) avec des planches de bord similaire à droite et gauche (navigation).

La partie centrale, conduite moteur, commande du pilote automatique et pylône, (radionavigation et communications) est commune. En partie supérieure, au-dessus des pares-brise, un panneau de centrale d'alarme avec en fonction des niveau d'alarme, des voyant de couleurs différentes. Au panneau supérieur, les commandes de vol, les poignées coupe-feu, éclairages extérieurs (feu de navigation et phares).

Le poste de l'officier mécanicien navigant, siège orientable soit vers le panneau ou vers l'avant (position décollage), derrière l'OPL, était équipés de nombreux indicateurs et interrupteurs: conditionnement d'air, électricité, carburant, indicateurs complémentaires moteurs, panneau de démarrage, commandes des entrées d'air et hydrauliques. Le panneau, du plafond au plancher, était équipé d'indications et commandes. Sur la cloison gauche du cockpit, encore des panneaux disjoncteurs.

Deux sièges observateurs pouvait être utilisés en fonction des besoins, l'un derrière le CDB, l'autre dans le couloir central derrière l'OMN.


Les aménagements cabine [modifier]

Intérieur du ConcordeL'entrée des passagers se faisait normalement par la porte avant gauche. 100 sièges à 4 de front séparés par une rangée centrale étaient installés. Ils pouvaient être man½uvrés manuellement à partir de chaque siège.

Les passagers étaient séparés en deux cabines, 40 passagers pour la cabine avant et 60 passagers pour la cabine arrière, les toilettes, vestiaires et les portes centrales servant de séparation entre les deux cabines.

À l'entrée de la cabine, un office avec four est installé pour le service en cabine avant. La conservation des aliments était faite avec de la carbo-glace. En cabine arrière, un office pour la cabine arrière est également installé.

Il n'y avait pas de vidéo ni de projection de film pendant les vols, mais un choix de musiques à chaque siège.

3 toilettes étaient installés, une à l'avant pour les passagers cabine avant et l'équipage et 2 entre les deux cabines.

Chaque siège dispose d'un porte-bagage en partie supérieure et des vestiaires à porte-manteaux étaient installés en extrémité de chaque cabine .

Dans le galley arrière, des calculateurs, entrée d'air, communication longue portée (HF) étaient disposés de chaque coté avec accès par le galley. Au fond, un accès vers la soute arrière pouvait être ouvert seulement au sol.


Les soutes [modifier]
Deux soutes pouvaient accueillir les bagages des passagers, l'une sous la cabine avant, l'autre derrière le galley arrière. Chaque soute disposait d'une entrée indépendante. Les soutes à bagages avaient un volume de 19,74 m².

Toutes les parties disponibles restantes étaient utilisées pour les équipements : centrale à inertie et radar à l'avant, soute hydraulique, soute de conditionnement d'air.


La Voilure [modifier]
Rédaction en cours

Partie essentielle et spécifique de cet avion : l'aile adaptée au vol supersonique.

Le concept d'aile delta (triangulaire) a été modifié afin d'avoir de meilleures performances aux basses vitesses. Cette modification de l'aile du Concorde porte un nom spécifique : l'aile gothique. En effet, si on regarde le plan de l'aile, on s'aperçoit que la forme en plan est en ogive, d'où le nom "gothique".
Travaux de l'ONERA, dans les années 1950 :

Augmentation de la flèche à l'emplanture (apex) pour plus de portance (portance tourbillonnaire),
corde emplanture plus longue pour plus de volume pour les réservoirs (un point clé du projet),
bord d'attaque à double courbure et augmentation de la surface en bout d'aile.
Commandes de vol multifonctions : élevons = ailerons + gouverne de profondeur +volets (mixage des commandes),
pas d'aérofreins, pas de volets déporteurs, pas de volets de bord de fuite, faible portance maximale (Cz max environ 1).
Problème des vitesses minimales :

au décollage, hypersustentation sous trois formes :
portance tourbillonnaire, qui augmente le Cz de 20 %
effet de sol qui augmente le Cz de 12 %, pendant le roulage et à basse hauteur,
composante verticale de la poussée, très forte avec la post-combustion. Pour 70 t de poussée on obtient 16 à 20 t de portance (sur 185 t) à un angle de cabré de 13° à 17°.
au total un Cz d'environ 0.65 pour 170 t permet de décoller vers 360 km/h
à l'atterrissage on perd la composante de la poussée, mais l'avion est plus léger (il a perdu 80 tonnes de kérosène);
vitesse environ 280 km/h

Les Moteurs [modifier]
Le Concorde est un quadrimoteur. Les moteurs sont disposés deux par deux.

La difficulté de conception et de fonctionnement des moteurs était que l'avion volait en subsonique et en supersonique, mais la vitesse de l'air à l'intérieur du moteur devait être inférieure à la vitesse du son même en supersonique. Pour cela, les constructeurs ont partagé le moteur en trois parties :

les entrées d'air ;
le moteur lui-même ;
la tuyère.
Ces trois parties disposaient de leur commandes et contrôles particuliers


Entrées d'air [modifier]
Le but des entrées d'air est d'amener la vitesse de l'air à une vitesse compatible avec le fonctionnement du moteur (environ mach 0.5). Des panneaux articulés, appelés "rampes" assurent cette fonction. Ces rampes sont manoeuvrées par des tubes de torsions, eux-mêmes entraînés par un moteur hydraulique (en fait, il y en a 2, un normal et un secours). On distingue trois phases de fonctionnement :

Vitesse de 0 à mach 0.5:
Le débit d'air passant par les entrées d'air est insuffisant jusqu'à mach 0.5. Un volet d'air additionnel, situé en partie inférieure s'ouvre du fait de la différence de pression entre l'extérieur et l'intérieur de l'entrée d'air.
Vitesse de mach 0.5 à mach 1.2:
Le volet d'air additionnel se referme. Les rampes sont en postion haute.
Vitesse supérieure à mach 1.2:
En vol supersonique, une onde de choc se crée à partir des bords de la prise d'air. Lorsque l'air passe à travers l'onde de choc, sa vitesse devient subsonique. En compensation (il s'agit en fait de l'observation des lois de conservation en aerodynamique compressible) la pression augmente. L'air arrive ainsi dans le compresseur à une vitesse convenable (environ Mach 0.5) et à plus haute pression. La position de l'onde de choc est cruciale, et doit être contrôlée en fonction du nombre de Mach. Les rampes sont positionnées afin d'adapter la geometrie de l'entrée d'air à la vitesse de l'avion. Ces entrées d'air étaient contrôlées par des calculateurs d'entrée d'air (AICU), deux par moteur, situés en partie avionique du galley arrière. Des informations de pression d'air, température, et nombre de Mach alimentent les calculateurs.
En vol supersonique, de l'air prélevé par quatre petits volets situé dans les coins supérieurs et inférieur au niveau de l'entrée du moteur propre, permet de refroidir la nacelle du moteur. Ces volets sont fermés en subsonique et en cas de feu ou surchauffe moteur par action sur la poignée coupe-feu.
À l'intérieur de l'entrée, une sonde de température et quatre sondes de pression permettent de connaître les paramètres d'entrée d'air.
Au poste de mécanicien navigant, un indicateur par entrée d'air permet de contrôler en permanence le rapport de pression (IPRE : Indicator pressure ratio error).
Le système d'entrée d'air est équipé d'un système embarqué de test pour les essais et recherche de panne en maintenance.

Le moteur [modifier]
Moteur du bombardier anglais Vulcan, l'OLYMPUS 593 a été la base du moteur équipant le Concorde. Des améliorations ont permis d'accroître ses performances. La version définitive fut la Mk IV.

Constitution: Simple flux, double attelage (compresseurs basse pression (N1) et haute pression (N2)), chambres de combustion annulaire, turbines haute et basse pression. Un système de post-combustion a été ajouté (Réchauffe). Un tuyère à section variable (AJ)vient se positionner à l'arrière.

Un boîtier accessoires, entraîné par l'attelage N2, permet d'entraîner les IDG (Alternateurs équipés de leur régulation de vitesse d'entraînement), les pompes hydrauliques, les pompes d'alimentation carburant basse et haute pression.

La régulation de la poussée est effectuée par le biais de l'attelage haute pression N2 (Contrairement aux moteurs d'aujourd'hui qui se régulent au N1). Ce dernier (N2) réagit aux variations de débit carburant piloté par la manette des gaz associée au moteur. L'attelage basse pression N1 est régulé par la tuyère primaire (AJ: Area Jet), montée en sortie de canal de réchauffe (Post combustion). Le N1 est ajusté au N2. Le rapport de vitesses des deux compresseurs doit rester dans une plage de fonctionnement compatible. La régulation du N1 n'interfère par sur celle du N2 car un phénomène de saturation (ou bouchon) permet de dissocier les deux. Concrètement, un col sonique est présent dans le distributeur de la turbine BP. Les paramètres variants en amont n'affectent pas ceux situés en aval et inversement. C'est une particularité de ce moteur. Ce système a permis de se passer de vannes anti-pompage.

L'équipage ajuste et contrôle la poussée par la vitesse de l'attelage haute vitesse (N1) au moyen de deux calculateurs de poussée (TCU) par moteurs, l'un suppléant l'autre en cas de panne. Au poste de pilotage des indicateurs à aiguille et à tambour permettent de contrôler les paramètres de vitesse de rotation moteur, consommation de carburant, pressions et température.

La post-combustion (appelée aussi réchauffe), utilisée uniquement pour le décollage et lors de l'accélération pour passer le mur du son (à partir de Mach 0.97) et est maintenue jusqu'à Mach 1.7. Elle permet d'obtenir une poussée supplémentaire pendant ces phases. La post-combustion est réalisée par une pompe et un régulateur de carburant haute pression envoyant du carburant dans les gaz d'échappement du moteur. Elle est commandée par le pilote au moyen d'un interrupteur situé derrière les manettes de poussée moteur au travers d'un calculateur électronique. La post-combustion n'est pas allumée sur les quatre moteurs en même temps mais par paire symétrique, d'abord les moteurs 1 et 4 (moteurs extérieurs, les plus éloignés du fuselage) puis les moteurs 2 et 3.

Une couronne de sonde de température (EGT) est disposée dans le cône de queue du moteur.


La nacelle [modifier]
C'est le logement où sont situé les moteurs. Celle-ci est réalisé en acier et matériaux résistance aux hautes températures. Des panneaux de protection thermique ont été installés au plafond. Les détecteurs d'incendie y sont installés.


La tuyère [modifier]
Cette partie du moteur située en arrière du moteur est faite d'un tube d'acier haute température d'environ 1 m de diamètre et 2,50 m de longueur.

La partie tube est, en fait, une cheminée pour les gaz d'échappement en sortie de turbine. Elle est terminée par deux équipements :

- une couronne de petits volets appelée "AJ" permettant par leur mouvement de modifier la section de sortie de la tuyère. Ce dispositif est destinée à augmenter la pression pour accélérer la vitesse des gaz, donc augmenter la vitesse de l'avion particulièrement en supersonique. Ces volets sont commandés par des vérins pneumatiques dont l'ordre d'ouverture ou de fermeture est émis par le calculateur de poussée (TCU) au travers d'un moteur électrique (PNT) commandant un servomoteur à gaz (PNC).

Enfin, deux coquilles mobiles sur chaque moteur sont installées à l'extrémité de la tuyère. Ce sont les inverseurs de poussée utilisés comme système d'appoint au freinage des roues et comme ralentisseur de vitesse dans la phase de retour en supersonique. C'était l'un des rares avions à utiliser les inverseurs en vol.

Ces inverseurs sont actionnés par un moteur pneumatique commandé par la manette inverseur de poussée situé en avant des manettes de poussée au poste de pilotage.


Le train d'atterrissage et les freins [modifier]

Le train d'atterrissage [modifier]
Le train d'atterrissage est un train dit "tricycle" : un train principal sous chaque aile plus un train avant sous la cabine avant.

La commande est électrique, elle pilote des électrovannes qui envoient un fluide dans des vérin hydrauliques. La sortie, comme la rentrée, est normalement hydraulique, mais en cas d'urgence, après déverrouillage manuel, chaque train est sorti par gravité.
Le train avant se replie vers l'avant; les deux trains principaux, après raccourcissement se replient latéralement, dans leur logement situé en partie dans le fuselage. Une fois le train rentré, des portes ferment les logements.

Une roulette dite "de queue" rétractable est installée au niveau du cône de queue pour protéger le fuselage en cas d'incidence trop élevée pendant le décollage.


Les freins [modifier]
Les freins principaux (8) un par roue, sont en carbone pour absorber les hautes températures dues à la vitesse élevée d'atterrissage et décollage.

Le Concorde dispose de trois possibilités de freinage : un freinage normal avec antipatinage, un freinage "alternat" et un freinage de secours.

Les roues avants sont freinées par un frein à disque pour le freinage à la rentrée du train uniquement.

Un transmetteur de position pédale électrique commande la puissance hydraulique pour les freinages normal et alternate. Le freinage de secours est entièrement hydraulique, des pédales de freins aux freins. Des ventilateurs permettent le refroidissement accéléré des freins.

Une sonde de température de frein est installée sur chaque frein et transmet la température de chaque frein au cockpit.


Les roues [modifier]
Il y a quatre roues sur chaque train principal. Les pneus sont gonflés à l'azote pour limiter l'échauffement des roues. Pas de transmetteurs de pression des pneus comme sur les avions actuels, mais, à la suite de l'incident de Washington en 1979, un système de détection de sous-gonflage a été installé sur chaque train principal. Il s'agissait de mesurer les contraintes du bogie dû, par exemple, à une roue dégonflée ou crevée par des détecteurs d'effort collés sur le bogie. Le signal était envoyé au cockpit sur des voyants au panneau avant et au panneau OMN.

Le test du système était quotidien et l'alarme de sous-gonflage pendant le roulage nécessitait un retour au parking pour vérification.

De plus, la vérification des pressions des roues était effectuée avant chaque vol.


Orientation des roues avants [modifier]
La commande est faite par un volant pour chaque pilote. Le signal généré par le volant est envoyé vers un calculateur. Un vérin hydraulique commandé électriquement oriente le train avant en fonction de la consigne reçue.


Les circuits [modifier]

La génération électrique [modifier]

La génération électrique alternative [modifier]
La génération électrique est de même principe que sur les autres avions modernes contemporains (747) (triphasé 115/200 V 400 Hz avec mise en parallèle des 4 alternateurs). Ceux-ci sont entraînés par les moteurs par l'intermédiaire du boîtier accessoires. Un IDG par moteur.

La nouveauté du Concorde était les générateurs électriques dont on avait, pour gagner du poids, réuni les deux fonctions, régulation de fréquence et générateur électrique en un seul équipement appelé IDG. Le gain de poids est environ de 40 kg par alternateur. Cette technologie fut reprise par les constructeurs d'équipement pour les avions modernes à partir de l'Airbus A310. Tous les avions en sont maintenant équipés.

Les commandes et contrôles des tension et fréquence de chaque IDG sont gérés, un par moteur, par un calculateur dit Generator Control Unit (GCU). Ces paramètres pouvaient être vérifiés par l'OMN. Tension, fréquence et températures de l'huile de refroidissement. Un bouton-poussoir et un voyant de synchronisme permettant de faciliter la mise en parallèles des alternateurs, qui était normalement automatique (même tension, même fréquence et même rotation de phase).

En cas de panne, le mécanicien navigant pouvait déconnecter mécaniquement l'IDG à partir du poste de pilotage. Le vol se poursuivait avec trois générateurs.

De plus, pour respecter la règlementation, un alternateur de secours entraîné par un circuit hydraulique était également installé.

En dernier recours, un convertisseur statique courant continu/courant alternatif assurait le courant alternatif à partir des batteries de bord.

Au sol, moteurs arrêtés, l'avion était alimenté par un groupe de parc de minimum 90 kva de puissance.


La génération électrique continue [modifier]
Deux batteries cadmium/nickel assuraient le dernier secours en 28 volts. La recharge des ces batteries et l'alimentation électrique continue étaient assuré par des transfo-redresseurs 115/28 via des contrôleurs de charge


Les éclairages [modifier]

Éclairages extérieurs [modifier]
le tableau de commande des éclairages est situé au cockpit, juste au-dessus du pare-brise et accessible pour les deux pilotes.
deux phares d'atterrissage rétractables situés à l'intrados à la jonction aile-fuselage (puissance 600 W)
deux phares des roulage décollage rétractables situés sous les fuselage
deux phares de virage, situés en avant du cockpit, en partie inférieure du fuselage de chaque côté.
trois feux de navigation, inclus soit dans les ailes, soit dans le cône de queue (afin d'éviter des traînées supplémentaires)
trois feux anticollision à flash rouge, situés de part et d'autre du fuselage au début de la jonction ailes-fuselage et un à l'arrière en extrêmité de fuselage.
À l'arrière, le boîtier de feu de navigation et anticollision est commun avec le feu anticollision. La fixation de ce feu sera renforcée afin de parer à la dégradation due aux vibrations dans cette partie de l'avion.

les logements de trains d'atterrissage étaient éclairés au sol à des fins d'inspection.

Éclairages intérieurs [modifier]
Les éclairages du poste de pilotage
un éclairage fluorescent est disponible au plafond
chaque instrument de bord dispose d'un éclairage interne pour les vols de nuit, éclairage réglable par potentiomètre (un par planche de bord)
L'éclairage cabine est réalisé par des lampes fluorescentes situées au-dessus des porte-bagages de manière à éclairer l'allée centrale.
De plus, au-dessus des hublots, une rangée de néons permet un éclairage complémentaire. Ces éclairages peuvent être commandés séparément à partir des panneaux avant et arrière de la cabine.

éclairage annexe
toutes les soutes à bagages, soutes d'équipement (radar, hydraulique, conditionnement d'air) disposent d'un éclairage fonctionnant au sol à des fins de maintenance.


Les circuits hydrauliques [modifier]
Comme la Caravelle et les Airbus actuels, le Concorde est doté de trois circuits hydrauliques. Circuits normaux appelés vert et bleu et circuit secours appelé jaune.Le liquide est de l'Oronite, un liquide synthétique résistant à la température de fonctionnement en vol soit 120 °C.

Les réservoirs hydrauliques sont situés dans la soute hydraulique placée sous la soute arrière.

Au sol, moteurs arrêtés, la pression est générée par 2 pompes électriques, une pour le circuit vert et une pour le circuit bleu, alimentées en triphasé. Le circuit jaune peut être utilisé par une ou les 2 électropompes sous réserve qu'on ait selecté le rotacteur sur jaune. Ces pompes sont commandées par des interrupteurs situé au panneau mécanicien navigant. Tous les équipements hydrauliques peuvent être commandés par la pression délivrée par ces pompes.

En situation de maintenance, des groupes de parcs hydrauliques étaient utilisés pour les essais prolongés notamment les essais de rentrée de train...

Au sol, moteurs en route, et en vol, la pression hydraulique est délivrée par les pompes entraînées par les moteurs.

Les équipements commandés par l'hydraulique sont :

les trains d'atterrissage (rétraction /extension, freins)
les commandes de vol
le nez
En dernier recours, en cas de perte des trois circuits hydrauliques, une hélice (RAT, ram air turbine) située sous l'aile gauche pouvait être sortie à partir du poste de pilotage.

Cette hélice, mue par le vent relatif lié au déplacement de l'avion, entraînait une pompe hydraulique permettant de conserver un minimum de commandes de vol et les freins en freinage secours (pas d'antipatinage) ainsi que l'alternateur de secours.

Pendant la vie de l'avion, cet équipement de secours n'a jamais servi. Seuls les essais en maintenance garantissaient le bon fonctionnement en cas de besoin en vol.


Les circuits carburants [modifier]

les réservoirs [modifier]
Le carburant était du kérosène de même type que sur les avions actuels.

Treize réservoirs contenant au total 95,800 T, soit environ 119 500 litres (densité 0,8) permettaient d'alimenter les réacteurs. Ces réservoirs sont répartis dans les ailes, dans le cône de queue derrière la soute à bagage et dans le fuselage en partie basse en avant des trains d'atterrissage principaux. Les réacteurs sont alimentés à partir des quatre réservoirs dits "nourrices". Ceux-ci se remplissent pendant le vol par transfert de carburant à partir des autres réservoirs.

La consommation de carburant pouvait varier en fonction des vents, de la charge (passagers et bagages), du temps estimé d'attente à l'arrivée notamment de CDG VERS JFK. Une quantité de carburant supplémentaire pouvait être ajoutée en rajoutant environ 16 00 litres dans les parties hautes des réservoirs (surplein).

La quantité carburant vers les États-Unis était le plein complet à pleine charge, soit 95 T avec environ 13 T restant à l'arrivée (le tableau de caractéristiques indique 7 tonnes).
Le retour vers l'Europe ne nécessitait pas de pleins complets (vents favorables). La quantité pour le retour était d'environ 78 T avec également 13 T restant. Cette quantité restante pouvant être utilisé en cas de panne, conditionnement d'air ou moteur, et dégagement en cas d'indisponibilité de l'escale d'arrivée (météo, temps d'attente etc...)
En plus de l'alimentation des réacteurs, le carburant remplissait deux autres fonctions :

le centrage en fonction des phases de vol,
la fonction refroidissement du conditionnement d'air.
le centrage
après le passage du mur du son, l'équilibre aérodynamique est modifié, le centre de poussée recule. Pour compenser cet effet, les ingénieurs auraient pu utiliser le braquage des gouvernes de profondeur, mais ce système n'était pas acceptable, car il aurait produit une augmentation significative de la traînée, ce qui aurait entraîné une surconsommation de carburant, réduisant considérablement l'autonomie de l'avion. La solution trouvée pour parer à ce phénomène consiste à déplacer vers l'arrière le centre de gravité de l'appareil. Sur Concorde, la seule masse déplaçable est le carburant. Le transfert du carburant se fait de l'avant vers l'arrière pour le vol supersonique et le contraire pour le retour en subsonique.

Trois réservoirs situés dans le fuselage, deux à l'avant et un à l'arrière servaient principalement à cette fonction. Le transfert s'effectuait par deux conduits dits "main gallery" entre les trois réservoirs. Pendant ces transferts, le déplacement du carburant était entendu en cabine . À Mach 0,93, transfert vers l'arrière du carburant, aux environs de mach 1,2, début du transfert vers l'avant.

Pendant les pleins carburant, la séquence de chargement du carburant permettait de ne pas "poser" l'avion sur la roulette de queue. Une table des quantités réservoir à remplir par réservoir permettait de connaître la répartition.

le refroidissement du conditionnement d'air
Sur cet avion, le carburant était utilisé pour le refroidissement de l'air de conditionnement de la cabine. Une surconsommation pouvait obliger à revenir en subsonique plus tôt que prévu afin de conserver une température acceptable en cabine.


Le conditionnement d'air [modifier]
La particularité de conditionnement d'air sur Concorde était d'assurer une climatisation de la cabine permettant d'avoir une température compatible avec le confort des passagers.

la climatisation en subsonique était la même que sur un avion classique, réchauffage de la cabine par prélèvement d'air sur les étages compresseur haute pression.
la climatisation en vol supersonique, rendue difficile par l'échauffement de la cellule dû au frottement de l'air sur la peau, consistait à refroidir la cabine en refroidissant l'air par échange avec le carburant (prélèvement de frigories)
4 groupes de conditionnement d'air sont utilisés, mais une surveillance accrue de la température par l'Officier Mécanicien Navigant est nécessaire pour éviter une augmentation de la température cabine non compatible avec le confort des passagers

la pressurisation de la cabine est réalisée par quatre vannes (ouflow valves) commandées par un contrôleur de pressurisation. L'OMN programmait le système manuellement. Quatre indicateurs permettent la surveillance de la pressurisation :
un variomètre cabine
un altimètre cabine
un indicateur d'écart de pression externe interne (delta P)
un indicateur de position de vanne de régulation pression cabine

Le circuit de secours Oxygène [modifier]
Circuit pilotes : une bouteille oxygène gazeux alimente cinq masques à oxygène au poste de pilotage

Circuit passagers : Trois bouteilles installées en soute arrière alimentent les masques pour cent passagers et six personnels commerciaux.

Des bouteilles portatives sont installées à bord afin de permettre aux personnels commerciaux de circuler en cabine avec un masque O2 si besoin.


Pilotage [modifier]

Navigation [modifier]

Vitesse et altitude [modifier]
Comme les autres avions de même époque (747, A300, DC10) Concorde est équipé de deux centrales aérodynamiques et d'un circuit de secours. Les centrales, situées dans l'entrée du cockpit, captent leurs informations par :

vitesse : les tubes de Pitot, un de chaque côté
altitude : les prises statiques situées de part et d'autre du fuselage en arrière des porte avant.
température : sondes sous le nez (très importante pour le calcul du mach)
Les informations sont distribuées par des tuyauteries souples et rigides situées sous le planchers cabine et poste de pilotage sauf pour la température (informations électriques).

On retrouve les instruments classiques mais doubles, puisque servant en mode électrique (normal) et secours (pneumatique) sur chaque planche de bord

altimètres
anémomètres
machmètres
variomètres
indicateurs de température
Les informations reçues par ces instruments sont des informations calculées par les centrales aérodynamiques ayant pour origine les pressions prises par les Pitot et les prises statiques.

Des sondes incidences (2) et sondes de dérapages (2) complètent le dispositif aérodynamique. Deux sondes de dégivrage sont également installées.

Le circuit de secours est entièrement pneumatique, des sondes aux indicateurs. Le Pitot est constitué par la pointe de perche de nez et la prise statique est placée sur la partie externe de cette perche de nez.

Deux recopies machmètres installés à l'avant des cabines avant et arrière permettent aux passagers de suivre l'évolution du mach en croisière.

Toutes les sondes sont dégivrées en subsonique.

Un test embarqué commandé par deux interrupteurs situés en arrière du pylône permet de simuler les vitesses et altitudes au sol.


Cap et horizon artificiel [modifier]
Trois centrales à inertie permettaient d'obtenir les informations de cap et horizon de manière indépendante de systèmes terrestres.

Ces centrales, situées en soute électronique, sous le cockpit avec accès par une porte indépendante, étaient couplées à chacune une batterie de petite capacité pour permettre d'assurer l'alimentation des centrales en cas de perte de réseau électrique.

Afin de lire et d'utiliser un cap magnétique, les centrales étaient couplées à un coupleur compas. Ce coupleur compas permettait de corriger le cap géographique donné par les centrales à inertie pour obtenir un cap magnétique.

Deux vannes de flux situées sur le toit de l'avion permettaient de récupérer les informations magnétiques.

Ces informations peuvent être lues sur les instruments de bord de chaque côté. Mais les informations de cap et attitudes distribuées sur chaque planche sont d'origine différente pour faciliter la détection de pannes ou d'erreurs d'indications.

Le temps d'alignement et chauffe des centrales à inertie était d'environ 18 mn .

Ces centrales étaient utilisées pour effectuer de la navigation par waypoints. Ces points de repère étaient insérés un par un par les équipages.

Couplé au pilote automatique, l'avion peut rejoindre son point de destination automatiquement sans autre surveillance que la vérification du passage du way-point.

Les informations des centrales étaient utilisés pour :

le cap
l'altitude (horizon artificiel)
les corrections de vitesse et altitude
le calcul de la vitesse sol
le calcul de la vitesse ascensionnelle
le pilote automatique

Radionavigation [modifier]
Des systèmes d'aide à la navigation par radio étaient installés sur Concorde

deux VOR, radio navigation en VHF, constitués deux deux antennes, deux récepteurs et boîtes de commandes, et des indicateurs RMI VOR pour la chaîne automatique et les HSI pour les chaîne manuelle. Les VOR sont couplées aux centrale à inertie pour le recalage des positions.
deux DME permettant de calculer les distances de l'avion par rapport aux station sol
deux systèmes ILS pour le guidage des approches de précisions. Ces systèmes utilisent les mêmes instruments de vol que les VOR
deux ADF, les antennes sont fixés sur le toit du fuselage, les récepteurs sont installés dans les armoires électroniques situées dans le galley arrière. Deux RMI ADF, permettent la visualisation des indications de directions des stations.
deux radio altimètres permettant de lire les altitudes d'approche (inférieur à 2 000 mètres ) avec précision (au pied près). Les antennes sont situés sous le fuselage à hauteur de la soute avant. Les émetteurs-récepteurs sont installés au fond de la soute avant.
deux systèmes radar météo permettant la détection des zones nuageuses en vol. L'antenne double, installée dans le radome de nez, envoie les informations à l'aide d'un guide d'ondes vers les émetteurs-récepteurs situés en soute électronique avant. Les zones nuageuses seront visibles sur deux écrans monocouleurs, situé à l'avant droit et gauche des pilotes.
Deux systèmes ATC, permettant d'envoyer les informations de situation et altitude vers les Centres de Contrôle en vol.
Deux systèmes anticollisions en vol ont été installés dans les années 1998 suite à l'obligation d'installation pour les vols vers les États-Unis dans un premier temps.

Les pilotes automatiques [modifier]
Le Concorde est équipé de deux pilotes automatiques/ directeur de vol, permettant de faciliter la conduite du vol aux pilotes pendant le vol.

Le panneau de commande situé, comme les autres avions sur le panneau situé au-dessus des indications moteurs permet d'engager les différents modes PA/DV.

Le concorde est certifié atterrissage tout temps dit CAT 3 A, hauteur de décision 25 pieds.

Les calculateurs PA, sont situés dans les meubles avioniques situé de chaque côté du couloir d'entrée du cockpit.

Un test embarqué permet la détection et le dépannage des PA.

La liaison PA/Commade de vol s'effectue par les relay-jack situés sous le plancher du poste de pilotage.

À l'avant des manettes de poussée, un panneau avec des boutons de commande permet de faire évoluer en PA dit manuel.

De plus, en PA, des bielles d'effort permettent de piloter l'avion en mode PA dit "pilotage transparent" à partir des manches sur simple effort du pilote. Les signaux d'effort transmis par les bielles sont traités par les calculateurs PA avant d'être envoyés sur les commandes de vol


Les communications radio [modifier]
Le Concorde est équipé des systèmes traditionnels de communications radio :

deux radios VHF (portée 350 km)
Les émetteurs récepteurs VHF étaient situés dans l'armoire électronique situé dans l'entrée du poste de pilotage, les antennes situées, une sur sur le toit, l'autre sous le fuselage. Cette dernière avait pour particularité d'être double (VHF et VOR).

deux radios HF (longue portée) : les routes empruntées au-dessus des océans et parties désertiques obligeaient l'utilisation permanente de la HF. La nouveauté du Concorde était l'utilisation d'une antenne HF structurale située dans la partie basse du bord d'attaque de l'empennage vertical (tous les avions modernes sont maintenant équipés de cette façon. Les 2 boîtes d'accord HF sont situées dans l'épaisseur de empennage vertical (portes ovales situé à gauche). La garantie du fonctionnement du système obligeait à un essai par la maintenance avant chaque vol).
Aucun avion n'a été équipé de système téléphone satellite et ACARS (telex).


Sécurité [modifier]

Les détections incendie et fumée [modifier]

Les détections incendie moteurs [modifier]
À la mise en service, la détection incendie moteur était réalisée avec des détecteurs dits de "flamme". Des cellules disposées dans les nacelles moteurs, trois doubles par moteur, étaient chargées de détecter les flammes et la fumée. Trop sensibles et non fiables, d'une maintenance difficile (accès très difficile) ces détecteurs ont été remplacés ensuite par des détecteurs classiques de l'époque dit "capacitifs".


Les détections incendie et fumée soutes et avionique [modifier]
La détection incendie et fumée soutes était des plus classique. Deux types de détecteurs : ambiance et prélèvement :

les détecteurs "ambiance" analysent l'air ambiant : la détection est faite par des cellules photo électriques
les détecteurs "prélèvement" analysent l'air des conduit d'évacuation de l'air de ventilation des équipements
Il n'y avait pas de ventilation des soutes, donc le transport d'animaux vivants en soute était exclu.


Les enregistreurs de vol [modifier]

Les enregistreurs de paramètres [modifier]
Comme sur tous les autres avions, deux enregistreurs de paramètres équipaient le Concorde :

un enregistreur de paramètres dit (DFDR) : celui-ci est réglementaire et situé dans la partie basse des meubles avionique du galley arrière.
Cette boîte noire faite de couleurs rouge fluo est équipée d'une balise sous-marine émettrice. Le temps d'enregistrement disponible est de 30 heures. Cet enregistreur est résistant à l'eau et au feu

un autre enregistreur de paramètres dit QAR est disponible et situé en partie avionique du cockpit. Cet enregistreur dispose dans un premier temps d'une cassette, puis d'un disque optique facilement remplaçable, le but étant un accès rapide aux paramètres par la compagnie à des fins de contrôle de trajectoires et de maintenance dans des conditions définies par la compagnie.

L'enregistreur de conversation [modifier]
Celui-ci situé en partie avionique du galley arrière permettait l'enregistrement des conversations cockpit dès la prévol de l'équipage. juqu'à la fin du vol. Il est équipé également d'une balise émettrice sous-marine.


Le détecteur de rayonnement cosmique [modifier]
L'altitude de vol étant élevée, un détecteur de rayonnement cosmique était installé à bord. Un indicateur permettait à l'équipage de contrôler en permanence le niveau de rayons cosmiques.


La maintenance [modifier]
L'entretien du Concorde avec les contraintes exigées, sécurité des vols, ponctualité, régularité vol en supersonique, pouvait être assimilé à l'entretien d'une Formule 1 donc gourmand en heures de main-d'½uvre et en pièces.

À titre de comparaison, la maintenance d'un Concorde était de 18 à 20 heures par heure de vol alors que celle d'un avion classique d'aujourd'hui est en moyenne de 2 heures.

D'autre part, le nombre de vols réduit entraînait des stationnements prolongés au sol. L'arrivée du Concorde entraînait une petite révolution en maintenance puisque les circuits étaient commandés en électrique et en hydraulique, avec pour certains des test embarqués pour faciliter le dépannage. Il a fallu repenser les métiers des mécaniciens et électriciens pour entretenir les Concorde : l'électronique faisait son entrée dans tous les circuits en commande et en surveillance.


Les visites [modifier]
Comme les autres avions, le programme d'entretien était déposé par la compagnie aérienne. Mais les deux compagnies avait deux philosophies différentes en matière d'entretien particulièrement dans l'utilisation et l'occupation des mécaniciens.


British Airways [modifier]
Le choix de British Airways fut de créer un département entretien spécialement réservé au Concorde.


Air France [modifier]
Dès les début de l'exploitation de Concorde, le choix fut également de créer un département Concorde, mais la fréquence des vols, la sous-utilisation des mécaniciens et les coûts de maintenance entrainèrent la création d'un département avion européens. Dans un premier temps en 1979 avec l'A300, en 1984 avec l'A310, puis en 1989 l'A320. À partir de 1990, la maintenance des concorde fut partagé avec seulement les A300 et A310. En 2001, après le crash, un département Concorde seul fut recréé jusqu'en 2003, fin d'exploitation.

Cette organisation a permis d'occuper les mécaniciens en permanence, mais aussi de maintenir les compétences dans les technologies nouvelles.

Dans les escales régulières, comme JFK, une équipe dédiée était en permanence sur place. À partir de 1995, la maintenance à JFK fut sous-traité à une entreprise créée par d'anciens mécaniciens Air France, Mach 2.

Dans les autres escales, deux mécaniciens étaient envoyés sur place pour assurer les pleins et la maintenance.

Pour les tours du Monde, un technicien superviseur était en permanence à bord en vol, en plus de l'OMN, et deux mécaniciens envoyés sur place assuraient la maintenance dans chaque escale. Un lot de bord permettait d'assurer un dépannage de qualité permettant la poursuite du vol.


Les vols réguliers [modifier]

Historique des vols commerciaux [modifier]

Le Concorde au décollage.Les premiers vols commerciaux ont commencé le 21 janvier 1976 sur les trajets Londres-Bahreïn et Paris-Rio de Janeiro via Dakar et Paris-Caracas via les Açores.

Le congrès des États-Unis avait interdit l'atterrissage des Concorde sur le territoire des États-Unis à cause des manifestations de la population au sujet du « boom » supersonique. Ceci gêna les compagnies qui voulaient faire des trajets transatlantiques.

Lorsque l'interdiction fut levée en février de la même année pour les vols supersoniques au-dessus des eaux territoriales, New York a immédiatement interdit le survol local au Concorde. Avec le peu de choix qu'elles avaient en destinations, Air France et British Airways ont commencé les transatlantiques avec Washington, DC le 24 mai. Finalement, en 1977, les nuisances sonores que les New-Yorkais devaient subir ont laissé place aux avantages de Concorde, et la liaison Paris et Londres vers l'aéroport new-yorkais John-F.-Kennedy commença le 22 novembre 1977.

Jusqu'en 1983, les destinations pour Air France était : Rio de Janeiro, Caracas, Dakar, Washington, Dallas-Fort.Worth et New York.

À partir de 1983, la compagnie réduisit ses vols à la seule destination de New York.

Le temps de vol moyen sur l'un ou l'autre itinéraire était environ de trois heures et demies. Jusqu'en 2003, Air France et British Airways ont continué à avoir des liaisons quotidiennes avec New York. En plus, Concorde a volé vers la Barbade pendant la saison de vacances d'hiver et, de temps en temps, aux destinations de Rovaniemi ou de la Finlande. Le 1er novembre 1986, un Concorde fit le tour du monde en trente et une heures et cinquante et une minutes.

Pendant une période brève en 1977, puis de 1979 à 1980, British Airways et Singapore Airlines partagèrent un Concorde pour les vols entre Bahreïn et l'aéroport international de Changi. L'appareil immatriculé « G-BOAD » fut peint aux couleurs de la compagnie singapourienne sur le flanc gauche et aux couleurs de la compagnie britannique du côté droit. Le trajet fut stoppé après les trois premiers mois parce que le gouvernement malaisien se plaignait des nuisances sonores : le trajet fut réutilisé lorsqu'une nouvelle ligne qui ne passait pas dans l'espace aérien malaisien fut ouverte. Cependant, l'Inde refusa que le Concorde atteignît la vitesse supersonique dans son espace aérien, ainsi l'itinéraire fut par la suite déclaré inutilisable.

De 1979 à 1980, Braniff International loua deux Concorde, l'un appartenait à British Airways et l'autre à Air France. Ils furent utilisés pour faire des vols réguliers entre l'aéroport Fort Worth de Dallas à l'aéroport international Dulles Washington DC. Pour des raisons de légalité, les avions utilisés par Braniff étaient enregistrés dans les deux États (Texas, New York mais aussi dans les deux États d'origine (France, Royaume-Uni : cela fit que Braniff mit des autocollants avec les enregistrements états-uniens au-dessus des enregistrements européens. Sur les vols DFW-JFK, le Concorde a eu des équipages de vol de Braniff, bien que la maintenance fut assurée par les Français et les Britanniques. Cependant, les vols n'étaient pas profitables pour Braniff car ils étaient habituellement réservés à moins de 25%, ce qui força Braniff à stopper ses vols avec Concorde. De plus, sur ces vols, les capacités supersoniques de Concorde ne pouvaient être utilisées toujours à cause du fameux "bang supersonique" qui ne pouvait avoir lieu qu'au-dessus de déserts ou de l'océan.


Les autres vols [modifier]

Les vols charters [modifier]
Les compagnies Air France et British Airways ont, à partir de 1983, après l'arrêt des vols commerciaux autres que vers JFK, tenté de rentabiliser les avions (maintenance, équipage).

Les équipes commerciales ont développés des vols à la demande pour les entreprises, mais aussi pour les agences de voyages des tours du monde et des vols liés à des évènements médiatiques ou autres. Par exemple des vols ont été effectués pour la Coupe du Monde, les Jeux Olympiques (transport de la flamme en 1992 pour les jeux d'Albertville (France), Grands Prix, Carnaval de Rio, complément de croisière en paquebot, inauguration de l'aéroport de Kansai. Jusqu'en juin 1989, promotion dans les meetings d'aviation.


Tours du Monde [modifier]
Ces tours du monde duraient environ un mois (New-York, Dallas, Las Vegas, Honolulu, Papeete, Christchurch, Sydney, Guam, Pekin, Hong-Kong, New Delhi, Bombay, Nairobi, Le Caire, Paris, New-York)

Les passagers des tours du monde étaient principalement des passagers américains .

Les principales agences ont été KUONI, INTRAV Missouri et TMR Marseille France.

Certaines années, chez Air France, jusqu'à 6 tours du monde ont été effectués.

En 1995, plusieurs évènements politiques et contentieux diplomatiques déroutèrent deux tours du monde. L'un de ces évènements fut une vague d'attentats en France et l'autre, la reprise des essais nucléaires français en Polynésie. Les escales de remplacement furent Nouméa avec un transfert des passagers par vols subsoniques vers Christchurch et Sydney ainsi que Londres au lieu de Paris.

Une pause a été faite en 1991 pendant la première Guerre du Golfe.

En septembre 1995, la Chine donna l'autorisation d'atterrir à Pékin pour British Airways et Air France. Mais le bruit au décollage amena les chinois à interdire Pékin au Concorde. Les escales en Chine se faisaient à Tianjin à 140 km au sud de Pékin, en bord de mer.


Les vols présidentiels [modifier]
À partir de 1981 jusqu'en 1995, après un voyage du Président de la République Française en Chine avec un avion subsonique, tous les voyages présidentiels lointains ont été effectués en Concorde. Celui-ci était aménagé en bureau et chambres à coucher dans la cabine avant, la cabine arrière étant réservée aux invités. Une photocopieuse était installée en cabine arrière.

De même, un système de cryptage des communications dites "sensibles" était installé avec un téléphone vers le bureau du Président. Un pilote spécialiste radio était embarqué pour s'occuper des communications présidentielles.

La visite du site de Kourou laissa un souvenir désastreux au Président de la République de l'époque : après deux demi-tours sol pour des problèmes de train avant, il dut changer de machine. De plus, à Kourou, la fusée dut être détruite pour mauvaise trajectoire.

D'autres présidents ou rois affrétèrent le Concorde pour leurs déplacements soit par les vols réguliers vers New-York (assemblée générale de l'ONU) ou des transports vers l'Afrique (Président MOBUTU (Zaïre), Président Houphouet-Boigny (Côte d'Ivoire).


Les vols papaux [modifier]
Lors des voyages du Pape, la règle est que le pays recevant le Pape organise le voyage de départ vers sa prochaine destination.

Lors du passage du pape Jean-Paul II sur l'île de la Réunion le 2 mai 1989, un Concorde Air France (F-BTSC) fut affrété pour le transporter entre Saint-Denis de la Réunion et Lusaka (via Gillot).


Accident de Gonesse [modifier]
Le Concorde, désigné comme étant un des avions de ligne les plus sûrs, ne laissait pas présager un accident. Avant l'accident de Gonesse, il n'avait jamais eu d'avaries graves, cependant un incident similaire s'était produit à Washington en 1979. Mais le 25 juillet 2000, le F-BTSC du Vol 4590 Air France, charter à destination de New York, avec des passagers de nationalité allemande, décolle de l'aéroport Charles de Gaulle puis s'écrase deux minutes après le décollage sur un hôtel à la Patte d'Oie de Gonesse, provoquant la mort de 113 personnes : 100 passagers, 9 membres d'équipage et 4 personnes au sol.[2]

L'accident fut à l'origine de nouvelles modifications sur le Concorde. Les contrôles électriques furent améliorés, protection anti-perforation en kevlar des réservoirs de carburant (au nombre de 13 sur Concorde), montage de pneus plus résistants, fournis par Michelin qui développa les pneus « NZG », qui d'ailleurs pèsent 20 Kg de moins que ceux précédemment utilisés. Néanmoins le nombre de places à bord fut restreint d'une dizaine, rendant l'exploitation encore moins rentable. Les deux itinéraires furent rouverts le 7 novembre 2001.

D'après les conclusions de l'enquête du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), Concorde reste pour la postérité un des avions les plus sûrs. En effet, aucun exemplaire de cet appareil ne s'est écrasé pour des raisons internes à l'avion. L'accident du 25 juillet 2000 est dû à une cause extérieure (une lame métallique laissée sur la piste par l'avion précédent: un DC-10 de la Continental Airlines). L'enquête judiciaire a également mis en cause le talon d'Achille du Concorde : à Washington et Dakar, en 1979, l'appareil a connu deux problèmes semblables à celui de Gonesse, c'est-à-dire des éclatements de pneu avec perforation de l'aile de l'avion et du réservoir. À Gonesse la fuite de carburant a été plus importante et suffisante pour entraîner l'incendie d'un moteur, puis de l'autre situé juste à côté. Cinq autres incidents ont eu lieu dans les années 1980 et 1990.


Le retrait du service [modifier]
Le 10 avril 2003 British Airways et Air France ont simultanément annoncé le retrait de leurs Concorde pour l'année suivante. Les raisons invoquées étaient la baisse du nombre de passagers depuis l'accident de Gonesse le 25 juillet 2000 et le coût élevé de maintenance.

Dans le même temps Sir Richard Branson offrait la somme d'une livre sterling pour acheter un appareil à British Airways qui aurait servi dans la Virgin Atlantic, mais cette offre fut refusée. Il a, plus tard, écrit dans The Economist (du 23 octobre 2003) que l'offre finale était de cinq millions de livres sterling et qu'il voulait utiliser le Concorde pendant encore de nombreuses années. Cette offre était probablement destinée à faire de la publicité pour Virgin, Airbus ayant de toutes façons refusé de continuer à livrer des pièces de rechange pour Concorde.


Air France [modifier]

Concorde F-BVFF exposé sur l'aéroport de RoissyLes derniers vols commerciaux de Concorde avec Air France décollèrent de l'aéroport JFK de New York (dernier vol régulier New-York vers Paris) et de Roissy (dernière boucle supersonique) et atterrirent à Paris le 31 mai 2003. Le dernier Concorde à atterrir en service commercial devait être le Sierra Delta en provenance de New-York, mais un problème sur le moteur n°4 retarda de 45 minutes le décollage du Fox Bravo, chargé d'effectuer la dernière boucle supersonique au-dessus de l'Atlantique, et le FB atterrit donc finalement le dernier vers 18h30 alors que Sierra Delta se posa à 17h45 (les arrivées étaient initialement prévues à une minute d'intervalle). Les camions de pompiers ont arrosé l'avion comme de coutume sur la piste de l'aéroport John F. Kennedy alors que, à Paris, 15 000 personnes attendaient les deux derniers Concorde.

La fin de l'aventure Concorde avec Air France fut marquée, pour le Sierra Delta, par un vol au-dessus du golfe de Gascogne à vitesse supersonique. De retour de sa boucle au-dessus de l'Atlantique, le Fox Bravo survola Orly, l'aérodrome de Lognes, puis passa à la verticale de Roissy avant de s'y poser. De nombreux véhicules (véhicules de piste, voitures de gendarmerie et de pompiers) escortèrent les deux derniers Concorde après leurs atterrissages respectifs. Les deux avions firent une longue promenade sur les taxiways de Roissy, s'arrêtant entre autres devant le siège d'Air France et devant les milliers de personnes venues assister aux deux derniers atterrissages de Concorde en service commercial. Une Américaine offrit ce vol à son chien.

Une enchère a par ailleurs eu lieu chez Christie's à Paris le 15 novembre 2003. 1 300 personnes étaient présentes pour acheter des objets et des photos des moments importants de la vie du Concorde. Parmi ces objets, certains ont vu leur valeur multipliée par dix (voire plus) par rapport à celle prévue.


British Airways [modifier]

Concorde au-dessus de Bristol lors de son dernier volLe dernier Concorde de British Airways décolla de la Barbade le 30 août 2003.

La dernière semaine de vols de démonstration du Concorde se fit au-dessus de Birmingham le 20 octobre, à Belfast le 21, Manchester le 22, Cardiff le 23, et Édimbourg le 24. Chaque jour, l'avion partait de la ville de Heathrow et allait jusqu'aux villes concernées en volant à basse altitude en vol subsonique. Il y eut environ 650 personnes ayant gagné à un concours et 350 personnes invitées qui volèrent dans ce Concorde.
Élisabeth II consentit à éclairer le château de Windsor pour la soirée du 23 octobre 2003, pour le passage de Concorde au-dessus du château après un décollage de Londres. Ce fut, pour le Concorde, un honneur suprême, car seuls quelques avions des principaux chefs d'État ont droit à ce privilège.
British Airways retira officiellement l'avion le jour suivant, le 24 octobre. Cette sortie définitive se fit avec l'un des Concorde qui quitta New York avec une fanfare similaire à celle que connut son homologue d'Air France, tandis que, simultanément, deux autres avions paradaient, l'un au-dessus du golfe de Gascogne pour Air France, et l'autre au-dessus d'Édimbourg pour British Airways. Les trois avions avaient la permission spéciale de voler à basse altitude. Les deux Concorde (qui faisaient des tours) ont atterri respectivement à 16 h 01 et 16 h 03 à l'heure britannique et celui venant de New York à 16 h 05. Chacun des trois avions a alors passé 45 minutes en roulant au sol autour de l'aéroport avant de débarquer les derniers passagers civils d'un vol supersonique. Le pilote du vol New York/Londres fut Mike Bannister, qui fut aussi le pilote du premier vol commercial d'un Concorde aux couleurs de British Airways, qui eut lieu en 1976.

Les passagers du dernier vol transatlantique :

Tony Benn
L'ancien mannequin américain Christie Brinkley
La ballerine Darcey Bussell
Le correspondant TV Jeremy Clarkson
Joan Collins et son conjoint Percy Gibson.
Le président de la fédération de Formule 1 Bernie Ecclestone
Sir David Frost
Le président de la bourse des valeurs Chris Gibson-Smith
L'acteur Nigel Havers
Le mannequin Jodie Kidd
Le président de British Airways Lord Marshall
Le publicitaire du nabab Lord Saatchi
Les présidents ou les cadres supérieurs de :
GlaxoSmithKline
BAE Systems
Merrill Lynch
Deutsche Bank
P&O
La Royal Bank of Scotland
Un voyageur très chanceux, qui avait réservé un an auparavant un billet pour ce trajet (sans savoir que ce serait le dernier voyage de l'avion).
Il y eut par la suite une vente aux enchères des pièces d'un Concorde de British Airways qui se déroula le 1er décembre 2003 au centre d'exposition d'Olympia dans le quartier Kensington de Londres. Les articles vendus étaient hétéroclites et comprenaient un compteur de mach, le cône du nez, le siège du pilote de Concorde, des fauteuils de passagers et même des couverts, des cendriers et des couvertures utilisés à bord de l'appareil. Environ 1 129 000 euros ont été récoltés, dont 752 720 furent donné à l'association 'Get Kids Going!' qui donne aux enfants handicapés et aux jeunes l'occasion de faire du sport.


Liste des appareils et leur histoire [modifier]
Seuls vingt Concorde furent construits, six pour le développement et quatorze pour les vols commerciaux.

Il y a ainsi eu :

Deux prototypes
Deux appareils de pré-production
Seize appareils de production dont
Les deux premiers, qui n'ont jamais fait de service commercial
Les quatorze autres firent les vols commerciaux et douze étaient encore en service en avril 2003
Tous sauf deux ont été préservés, ce qui représente 90 % des appareils produits qui n'ont, pour l'instant, pas été détruits. Cela est très rare en aéronautique.


Descriptif détaillé [modifier]

Prototypes [modifier]
F-WTSS (001) fut le premier Concorde à voler le 2 mars 1969 à Toulouse, et est depuis le 19 octobre 1973 au Musée de l'air et de l'espace de l'aérodrome du Bourget, après avoir effectué 397 vols d'une durée totale de 812 heures, dont 255 passées à vitesse supersonique. Cet appareil est détenteur du record d'altitude pour un avion non-militaire (68 000 pieds) établi en le 16 mars 1973 avec André Turcat au commandes. Le Concorde 001 est aujourd'hui entretenu par des anciens techniciens bénévoles sous la houlette du service conservation du Musée de l'Air et de l'Espace.
G-BSST (002) a effectué son premier vol le 9 avril 1969 à Filton, Angleterre. Il est exposé au musée de l'air à l'aéroport naval royal de Yeovilton (Somerset) depuis le 4 mars 1976. Il a fait 438 vols, dont 196 supersoniques.

Appareils de pré-production [modifier]
G-AXDN (101) fut installé dans le Musée aéronautique de Duxford (Cambridgeshire), le 20 août 1977, après avoir effectué 269 vols, dont 168 supersoniques. Cet appareil est détenteur du record de vitesse établi à Mach 2,23 le 14 avril 1974.

Concorde 102F-WTSA (102) fit 314 vols (189 supersoniques) et fut installé à l'aéroport d'Orly à Paris le 20 mai 1976, et il est entretenu par l'association Athis Paray Aviation - Musée Delta. Il est visitable et est en restauration depuis le printemps 2004.(ce fut le premier concorde à traverser l'Atlantique).Il devra retrouver sa dernière livrée, British Airways coté gauche et Air France coté droit (anciennes couleurs des deux compagnies). L'accord a été conclu avec British Airways et sera réalisé avec l'aide du Brooklands Museum.

Appareils de production non commerciaux [modifier]
F-WTSB (201) a volé pour la dernière fois en avril 1985 de Châteauroux à Toulouse où il orne une des entrées du complexe industriel de la société Aérospatiale (entrée nord, usine Clément Ader). Il a également permis de valider l'intégration du mini-manche qui allait équiper l'airbus A 320.
G-BBDG (202) a volé pour la dernière fois le 24 décembre 1981 après avoir effectué 1283 heures de vols). Il fut utilisé pour tester les mises à jour de l'appareil mais aussi comme source de pièces de rechange. Après avoir été totalement démantelé, il a été entièrement restauré grâce à une équipe de passionnés au musée de Brooklands situé à Weybridge (voir les liens à la fin de cet article) où il est ouvert au public.

Production française [modifier]
Sept avions commerciaux furent à l'effigie d'Air France :

F-BTSC (203) d'abord immatriculé F-WTSC, s'est écrasé à Gonesse, à proximité de Paris, le 25 juillet 2000 lors du Vol 4590 Air France. Il fut utilisé pour le film Airport '79: The Concorde (connu en France sous le titre Airport 80). Sa carcasse reste sous scellés dans un hangar du Bourget. En 2001, la kill beam fut remplacée à la suite de la découverte de corrosion d'origine indéterminée.

Le 205 au muséeF-BVFA (205) fit le dernier vol vers le Smithsonian's new Air and Space Museum de l'Aéroport international de Washington Dulles le 12 juin 2003, il fut aussi le premier appareil de série livré a Air France pour le service commercial en 1976.
F-BVFB (207) fut vendu pour 1 euro au musée de l'automobile et des technologies de Sinsheim en Allemagne. Il fit le vol Karlsruhe-Baden–Aéroport militaire de Baden, dans le sud-ouest de l'Allemagne le 24 juin 2003. Après qu'on eut démonté ses ailes, sa dérive et ses cônes de nez et de queue, il a été transporté par la route et par les canaux, pour rejoindre un Tupolev Tu-144 déjà présent à Sinsheim.
F-BVFC (209) est à la retraite à l'usine d'Airbus de Toulouse, où les Concorde "français" (ils ont été en réalité tous franco-anglais) furent construits, depuis le 27 juin 2003, ou il rejoignit le 201. Son dernier vol fut supersonique et se fit au-dessus de Toulouse. On peut le voir à l'entrée ouest de l'usine.
F-BVFD (211) effectua son vol inaugural le 10 février 1977 et fut livré à Air France le 26 mars de la même année. Il fut endommagé lors d'un atterrissage trop rude à Dakar (taux de descente de 14 pieds par seconde au lieu des 10 habituels) le 28 novembre 1977, ce qui abîma la roulette et le cône de queue, une paupière de réacteur et endommagea sérieusement la cellule. Il fut réparé mais les modifications effectuées entraînèrent une forte surconsommation de carburant.
Cet appareil porta aussi l'immatriculation N-94FD lors de son exploitation par la société Braniff pour des vols sur le territoire américain (Dallas <-> New-York) entre le 12 janvier 79 et le 1er juin 1980 où ses capacités supersoniques n'étaient pas utilisées.
Il effectua son dernier vol le 27 mai 1982 et fut retiré du service après seulement 5 814 heures de vol.
Il fut ensuite utilisé comme source de pièces de rechange, notamment le poste de pilotage qui servit à alimenter le G-BOAG en pièces détachées. Le nez a été vendu aux enchères à un riche collectionneur américain pour la somme de 300 000 FF (environ 46 000 ¤). Son entreposage à l'extérieur contribua, par la suite, à sa dégradation et il fut feraillé en 1994.
Seule la section centrale existe encore à Dugny près du Bourget, mais est malheureusement à l'abandon et n'est pas accessible au public.
F-BTSD (213) a été confié au Musée de l'air et de l'espace du Bourget(France) le 14 juin 2003, et rejoignit le 001. En 1996, cet appareil fit une campagne de publicité aux couleurs de Pepsi. Il détient les records du tour du monde, avec escale, par l'est et l'ouest. À noter qu'il est également plus léger de plus de 800 kg que ses jumeaux. Il est aujourd'hui entretenu par une équipe d'anciens techniciens bénévoles passionnés sous la houlette du service conservation du Musée de l'Air et de l'Espace. Ses circuits électriques et hydrauliques sont en état de fonctionnement partiel permettant par exemple des manipulations comme l'actionnement du nez basculant et la mise sous tension des l'équipements du cockpit.
Le 215 toujours en volF-BVFF (215) se trouve dans l'aéroport international Charles-de-Gaulle de Paris. Cet appareil est le seul que la compagnie Air France possède encore. En 2000, lors du crash du SC, cet avion venait d'entrer en grande visite à CDG et en cours de démontage. Il a effectué son dernier voyage le 17 octobre 2005 en étant tracté vers l'emplacement qui lui a été réservé à Roissy, à proximité d'une des tours de contrôle. Le 19 octobre, il a été levé par des grues pour être placé sur trois piliers. Concorde est en position cabrée, et incliné vers la droite, dans une position correspondant au premier virage qu'il effectuait après son décollage sur la piste 27.

Production britannique [modifier]
Sept avions commerciaux furent à l'effigie de British Airways:

G-BOAC (204) Le porte-drapeau de la flotte (à cause de son nom d'enregistrement BOAC) fit son dernier vol vers le parc de visite de l'aéroport de Manchester (Royaume-Uni) le 31 octobre 2003. Son premier vol a été effectué le 27 février 1974.
G-BOAA (206) est exposé au Museum of Flight (qui appartient aux Musées Nationaux d'Écosse), dans la ville d'East Fortune, près d'Édimbourg. Il a effectué son dernier vol le 12 août 2000

Le 208 à l'aéroport d'HeathrowG-BOAB (208) reste à l'aéroport d'Heathrow. Il ne fut jamais modifié, et ne revola plus après l'accident de Roissy.

Le 210 près du porte-avions américain USS IntrepidG-BOAD (210) partit d'Heathrow pour la dernière fois le 10 novembre, et atterrit à l'aéroport JFK de New York, d'où il fut transféré sur une barge normalement utilisée pour transporter les réservoirs extérieurs de la navette spatiale, vers le Intrepid Sea-Air-Space Museum de New York, en descendant l'Hudson River et en passant devant la statue de la Liberté. Ses moteurs ont été retirés pour en réduire le poids. Il a été déplacé le 22 décembre 2006 et se situe actuellement devant l'Aviator Sports and Recreation center situé sur le Floyd Bennett Field à Brooklyn en attendant la remise en état du porte-avions USS Intrepid qui durera 18 à 24 mois.
G-BOAE (212) a volé vers Grantley Adams Airport à Bridgetown (Barbade), le 17 novembre, avec 70 membres du staff de BA à bord. Le vol, durant moins de quatre heures, atteignit l'altitude maximum certifiée de 60 000 pieds (18 300 m). Un nouveau hangar d'exposition va être construit pour abriter l'appareil, à l'est de l'aéroport de la vieille plantation Spencers. La structure temporaire qui avait été construite pour l'abriter en attendant le hangar définitif ayant été sévèrement endommagée par le cyclone Ivan en 2004, une autre structure a été construite. Cette exposition a été inaugurée le 12 avril 2007 puis ouverte au public le 16 avril.
G-BOAG (214), l'appareil qui fit le vol final Speedbird 2 depuis New York le 24 octobre, quitta Heathrow pour la dernière fois le 3 novembre 2003. Il passa une journée d'attente et de maintenance à New York avant de faire un vol supersonique inhabituel (ce qui demande une autorisation spéciale) au-dessus de la partie inhabitée du Canada nord, jusqu'à Seattle, où il sera exposé au Museum of Flight, à côté du tout premier Boeing 747 et d'un BOAC Comet. Ce Concorde a été utilisé comme une source de pièces détachées avant d'être restauré à l'aide de pièces de l'appareil F-BVFD d'Air France.

Le 216 lors du dernier de tous les vols de ConcordeG-BOAF (216), le dernier Concorde à avoir été construit, fit son Concorde's final ever flight (tout dernier vol Concorde) le mercredi 26 novembre 2003. Parti d'Heathrow à 11:30 GMT, il fit le dernier vol supersonique, emportant avec lui une centaine de membres d'équipage de British Airways, au-dessus de la baie de Biscay. Il fit enfin un dernier tour d'honneur au-dessus de Bristol, en passant sur Portishead, Clevedon Weston super mare, Bristol International Airport et Clifton Suspension Bridge, avant d'atterrir à Filton, peu après 13:00 GMT. Il a été accueilli par le Prince Andrew, qui a formellement accepté son transfert. L'appareil sera la vedette du Bristol Aviation Heritage Museum (ouvert en 2004) au Royaume-Uni. Bien qu'il ne fasse pas partie de la commande originale de British Airways, G-BOAF a été acheté pour 1 FRF dans les années 1980.

Tableau récapitulatif des Concorde [modifier]
Numéro Immatriculation Premier vol Dernier vol Heures de vol Localisation
001 F-WTSS 2 mars 1969 19 octobre 1973 812 Musée de l'air et de l'espace, Le Bourget, France
002 G-BSST 9 avril 1969 4 mars 1976 836 Fleet Air Arm Museum, Yeovilton, Angleterre
101 G-AXDN 17 décembre 1971 20 août 1977 632 Imperial War Museum, Duxford, Angleterre
102 F-WTSA 10 janvier 1973 20 mai 1976 656 Musée Delta - Athis Paray Aviation, Aéroport d'Orly, France
201 F-WTSB 6 décembre 1973 19 avril 1985 909 Usine Airbus, Toulouse, France
202 G-BBDG 13 décembre 1974 24 décembre 1981 1282 Brooklands Museum, Weybridge, Angleterre
203 F-BTSC 31 janvier 1975 25 juillet 2000 11989 Détruit au décollage (Vol 4590 Air France) à Gonesse, près de Paris, France
204 G-BOAC 27 février 1975 31 octobre 2003 22260 Aéroport de Manchester, Viewing Park, Angleterre
205 F-BVFA 27 octobre 1976 12 juin 2003 17824 Centre Steven F. Udvar-Hazy, musée national d'aéronautique, Chantilly, États-Unis
206 G-BOAA 5 novembre 1975 12 août 2000 22768 Museum of Flight, East Lothian, Écosse
207 F-BVFB 6 mars 1976 24 juin 2003 14771 Auto & Technik Museum, Sinsheim, Allemagne
208 G-BOAB 18 mai 1976 15 août 2000 22296 Aéroport Heathrow, Londres, Angleterre
209 F-BVFC 9 juillet 1976 27 juin 2003 14332 Usine Airbus, Toulouse, France
210 G-BOAD 25 août 1976 10 novembre 2003 23397 Aviators Sports and Recreation Center de Brooklyn, New York, États-Unis
211 F-BVFD 10 février 1977 27 mai 1982 5814 Accidenté, ses restes sont entreposés à Dugny, près du Bourget, France.
212 G-BOAE 17 mars 1977 17 novembre 2003 23376 Aéroport international Grantley Adams, La Barbade
213 F-BTSD 26 juin 1978 14 juin 2003 12974 Musée de l'air et de l'espace, Le Bourget, France
214 G-BOAG 21 avril 1978 5 novembre 2003 16239 Museum of Flight, Seattle, États-Unis
215 F-BVFF 26 décembre 1978 11 juin 2000 12421 Aéroport Roissy-Charles de Gaulle, Paris, France
216 G-BOAF 20 avril 1979 26 novembre 2003 18257 Filton, Bristol, Angleterre


Impacts culturels et politiques [modifier]
Cet avion reste un symbole fort de technologie ultra moderne malgré ses 34 ans, et nombreux sont ceux qui aiment ses formes sculpturales. Il est de plus un symbole de fierté nationale pour beaucoup de gens au Royaume-Uni et en France - bien qu'en France ce soit parce que c'est un avion français, et qu'au Royaume-Uni ce soit parce que c'est un avion britannique.


Concorde et la diplomatie [modifier]
La vitesse et les horaires de Concorde (départ à 11h00 de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle arrivée à 08H45 à New-York Kennedy Airport) ont facilité certaines négociations diplomatiques. Dans des moments critiques pour la paix dans le monde (Yougoslavie et guerre du Golfe), les diplomates et bien sûr Mr Kofi Annan, ex-secrétaire Général de l'ONU ont utilisé le Concorde dans les deux sens.

De plus, le passage des chefs d'état et diplomates à Paris pour prendre le Concorde était l'occasion d'une visite au locataire de l'Elysée avant de s'envoler vers leur destination finale.

En 1991, François Mitterrand a utilisé le Concorde pour se rendre en Arabie Saoudite quelques jours avant la Guerre du Golfe afin de rencontrer le Roi et de soutenir les troupes françaises stationnées dans le Royaume Wahhabite.


La prise en compte de l'opinion [modifier]
La réaction des gens contre la perspective d'importantes nuisances sonores dues aux vols a aussi représenté un changement social important. Avant les premiers essais en vol du Concorde, les nouveautés de l'industrie civile aéronautique étaient largement acceptées par les gouvernements démocratiques et leurs électeurs. Les protestations populaires (particulièrement sur la côte est des États-Unis) contre le bruit du Concorde ont marqué un point de rupture politique. Par la suite, les scientifiques et ingénieurs de domaines variés ont commencé à prendre en compte plus sérieusement les impacts environnementaux et sociaux de leurs innovations.

De ce point de vue, le grand bond en avant technique incarné par le Concorde a aussi été un bond en avant pour la sensibilisation du public (et des médias) aux conflits entre la technologie et les écosystèmes naturels qui sont toujours d'actualité. Beaucoup d'avions actuels produisent moins de particules polluantes et de nuisances sonores, et cela est peut être une partie de l'héritage de Concorde. L'usage de murs anti-bruit le long des lignes de TGV n'aurait peut être pas été si développé sans les protestations des années 1970 au sujet de la pollution sonore des avions.

Un billet sur une ligne régulière Concorde était un privilège pour les plus aisés. Cependant, certains vols charter circulaires (les fameuses boucles supersoniques) ou aller simple (avec retour en voiture, train ou bateau) étaient organisés et étaient accessibles à des passionnés moins fortunés.


Concorde au jubilé de la reineLe concorde est aussi apparu lors d'événements royaux au Royaume-Uni, volant parfois en formation avec la patrouille des Red Arrows. Il a aussi participé à de nombreux salons aéronautiques, et a été accompagné par la Patrouille de France.

Un timbre a été édité en France à son effigie, l'exemplaire en photo étant F-BTSC.


Une régression ? [modifier]
L'arrêt du Concorde marque un tournant dans l'histoire de l'humanité: pour la première fois, le temps de parcours s'allonge. Il faut désormais plus de 7 heures pour joindre New-York quand Concorde n'en mettait que 3 et demies. Cette situation pourrait d'ailleurs durer, voire s'éterniser, les constructeurs actuels rechignant devant l'effort financier nécessaire à la construction d'un successeur à Concorde, ou même du Sonic Cruiser.

Le trajet Paris / New-York au fil du siècle
Année Par Temps Vitesse maxi Altitude
1927 Charles Lindbergh 33h30 188 km/h
1946 Douglas DC-4 23h45 350 km/h 2 500/3 500 m
1957 L-1649 Starliner 14h40 530 km/h 4 500/6 000 m
1959 Boeing 707 08h00 900 km/h 6 000/13 000 m
1976 Concorde 03h45 2 200km/h 18 000 m
2003 Airbus A340/Boeing 777 07h45 900 km/h 13 000 m


Vitesse ou rentabilité [modifier]
Les constructeurs et les exploitants sont plus intéressés par le rendement économique des avions (consommation, charge marchande, rayon d'action) que par la vitesse pure. Plusieurs exemples :

- dans les années 60, insuccès commercial des Convair (plus rapides) face aux 707 et DC8 (moins chers),
- l'avantage potentiel en vitesse des profils "supercritiques" a été transformé en gains de consommation, de charge payante et de distance franchissable, bref en gains de rentabilité. La vitesse a peu augmenté.
- échec (prévisible) du Boeing Sonic cruiser, un peu plus rapide mais certainement beaucoup plus cher.

L'avenir [modifier]
En novembre 2003, la compagnie EADS qui codétient Airbus (avec BAE Systems) annonça qu'elle travaillait avec des compagnies aériennes japonaises pour développer un avion plus grand et plus rapide que Concorde [3].

Toujours au stade de l'étude, le supersonique franco-japonais qui devrait succéder au Concorde devrait transporter 250 personnes à Mach 1,8 et 23 000 mètres d'altitude, sur 13 000 kilomètres. Son premier vol pourrait s'effectuer en 2017[4].


Notes et références de l'article [modifier]
↑ Site officiel du Musée Delta
↑ Voir également le rapport final du Bureau Enquêtes et Accidents (BEA) au format PDF ou au format HTML.
↑ (en) article BBC
↑ Le Concorde du futur; Article de Thierry Vigoureux dans le quotidien français Le Figaro

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]
Différences Concorde et Tu-144
Aéronautique
Aéronef
Aviateur
Histoire de l'aviation
Liste des avions civils

Liens et documents externes [modifier]
(en) Le site de référence sur tout ce qui concerne Concorde
(fr) AF001 (site des "lovers" français avec forum)
(en) Le site sur la reconstruction du Concorde G-BBDG au Brooklands Museum
(fr) Concorde Jet (site à l'arrêt, mais visitable)
(fr) Concorde dans la presse, de 1965 à 2003 (plus de 700 documents, en augmentation constante)
(fr) Site très complet sur Concorde, histoire, galerie photos et videos, etc
(fr) Site consacré à l'accident du Concorde
(fr) Collection privée d'un passionné Concorde
(fr) Le site de l'association MEQN Concorde
(fr) Site du Musée Delta où est exposé et entretenu le Concorde F-WTSA
(en) Les records détenus par Concorde
(fr) Un reportage video de 9min sur Concorde à l'occasion d'une vente aux enchères à Toulouse en septembre 2007, images du Fox Charlie du site Airbus, interview dernier pilote vol Air France Henri Gilles Fournier, interview Henri Perrier ingénieur navigant du 1er vol, interview Pascal Pique directeur pour l'Art contemporaim Musée des Abattoirs de Toulouse

Bibliographie [modifier]
Un ciel signé Concorde ; Edouard Chemel ; Seven 7: Album DVD, 2006. (ISBN F014836122)
Concorde ; Michel Fraile et Frédéric Beniada ; Epa Eds, 2005. (ISBN 2851206176)
Concorde, le dernier été ; Peter Marlow ; Thames & Hudson, 2006. (ISBN 2878112830)
Concorde ; Pierre Sparaco ; Larivière Eds: Docavia, 2005. (ISBN 284890111X)
Avion Concorde ; Xavier Masse ; Nouv.eds Latines, 2004. (ISBN 2723320456)
La vie du Concorde F-BVFB ; Edouard Chemel ; Le Cherche midi: Ciels du monde, 2004. (ISBN 978-2749103112)
Jean-Pierre Mithois, « Concorde : 20 ans d'avance. La clé des succès d'aujourd'hui », dans Revue aerospatiale, N° hors série 20 ans d'Aerospatiale, janvier 1990
Germain Chambost, Jean-Pierre Mithois, « Essais de Concorde : Pas le temps d'avoir peur », dans Revue aerospatiale, N° hors série 20 ans d'Aerospatiale, janvier 1990, extrait de "Les pilotes" des mêmes auteurs, Éditions Presses de la Cité, 1976
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# Posté le samedi 08 décembre 2007 04:38

Boeing 747

Boeing 747
Le Boeing 747 est un avion de ligne construit par l'avionneur américain Boeing depuis 1968[2] et dont le premier vol date de 1969[3]. Doté de quatre turboréacteurs et grâce à une configuration à double pont, il fut longtemps le seul avion dans ce segment des gros transporteurs avant l'arrivée de son concurrent Airbus A380.

Selon les configurations et le type de classes, il peut accueillir de 366 à 524 passagers. Le 747 vole à vitesse subsonique (environ Mach 0.85, soit 913 km/h) pour un rayon d'action intercontinental (13 450 km pour la version 747-400), qui lui permet dans certaines configurations d'effectuer le trajet New York–Tōkyō sans escale. En juillet 2007[4], 1.508 exemplaires avaient été commandés, toutes versions confondues.

Sommaire [masquer]
1 Histoire
1.1 Site de production
1.2 Prélude
1.3 Tests
1.4 En service
1.5 Futur du 747
2 Les différentes versions
2.1 747-100
2.2 747-200
2.2.1 747-200B
2.2.2 747-200C
2.2.3 747-200F
2.2.4 747-200M
2.3 747SP
2.4 747-300
2.5 747-400
2.6 747-LCF
2.7 747-8
2.8 Modèles gouvernementaux et militaires
3 Compagnies aériennes
4 Livraisons par années
5 Spécifications par modèle
6 Quelques caractéristiques notables
7 Musées
8 Catastrophes aériennes
9 Le 747 au cinéma
10 Annexes
10.1 Bibliographie
10.2 Articles connexes
10.3 Liens externes
10.4 Notes et références



Histoire [modifier]

Site de production [modifier]
Boeing ne possédait pas de chaîne d'assemblage suffisamment grande pour pouvoir accueillir la fabrication d'un aussi grand avion. Lors du lancement du projet 747, il fallut donc construire une nouvelle usine. La société Boeing décida de bâtir cette usine à environ 55 km au nord de la ville de Seattle dans la localité d'Everett dans l'État américain de Washington[5]. En juin 1966, la société y acheta un terrain de plus de 300 hectares[6].

L'usine a été conçue pour faciliter au maximum la construction d'avions aussi grands que le 747. Il fallut déplacer plus de trois millions de m³ de terres pour niveler le terrain[7]. Boeing avait promis de livrer les premiers 747 à la société Pan Am en 1970. Cela lui laissait moins de quatre ans pour développer, construire et tester les appareils. Il fallut tenir une cadence élevée pour tenir les délais. Les travailleurs étaient surnommés « Les incroyables »[8].


Prélude [modifier]

Le premier prototype 747 surnommé City of Everett, au musée de l'aviation de SeattleLe 747 est né pour répondre à l'accroissement du transport aérien dans les années 60. L'ère du transport par avions à réaction grâce à la popularité des Boeing 707 et Douglas DC-8 a révolutionné les voyages à grande distance. Boeing avait déjà développé un grand avion transporteur pour répondre à un appel d'offres de l'armée américaine[9]. Boeing perdit néanmoins le contrat en faveur du C-5 Galaxy de la compagnie Lockheed en septembre 1965. Le président de l'époque de son plus fidèle client (Pan Am) mis la pression pour que Boeing lance un avion avec une capacité deux fois supérieure au Boeing 707 existant.

En 1965, Joe Sutter fut transféré de l'équipe de développement des Boeing 737 pour superviser les études du modèle 747. Le design prévoyait un avion à deux étages avec des séries de sièges disposés en (3-2-3) au pont inférieur et en (2-3-2) au pont supérieur[10]. Néanmoins à cause des technologies existantes à l'époque et des problèmes d'évacuation, le projet s'orienta vers un avion à simple étage[11].

La technologie principale permettant la création d'un tel avion était la technologie des turboréacteurs à double flux. Cela permettait de doubler la puissance des réacteurs existants tout en consommant un tiers de kérosène en moins. La compagnie General Electric Aviation inventa le système mais était lié au développement du C-5 Galaxy. Pratt and Whitney travaillait également sur le même principe et fin 1966, Boeing, Pan-Am et Pratt&Whitney se mirent d'accord pour que Pratt développe le moteur dénommé JT9D. Il fut décidé de poser quatre moteurs par 747 sous les ailes.


Cargolux 747-400F de Cargolux avec sa porte de chargement avant ouverte.À l'époque, on pensait que les 747 seraient dépassés par les avions supersoniques, ce qui fait que Boeing réalisa son avion de sorte qu'il puisse être employé pour le transport de marchandises dans le cas où les supersoniques auraient conquis tous les marchés du transport de passagers. Le cockpit fut ainsi positionné sur un pont supérieur raccourci ce qui permettait de placer une porte conique de chargement sur la face avant de l'avion. C'est ce qui donne au Boeing 747 une forme bondée si particulière à l'avant. Finalement, les supersoniques comme le Concorde ou le 2707 (jamais mis en circulation) ne furent jamais utilisés à grande échelle. Ces avions plus bruyants au démarrage et à l'atterrissage étaient très gourmands en carburant à une époque où celui-ci était très coûteux à cause de la crise pétrolière. De plus la vitesse de ceux-ci était de toute façon limitée au-dessus de certains pays pour éviter les bangs supersoniques[12].

Pour apaiser les craintes concernant la sécurité et la fiabilité du transport d'un aussi grand nombre de passagers, le 747 fut conçu avec énormément de protections redondantes (4 systèmes hydrauliques redondants, 4 trains d'atterrissage munis de 16 roues pour bien répartir la masse de l'avion sur le sol ainsi que des sécurités contre les incendies). En plus, un ingénieux système triple de dispositifs hypersustentateurs permettait de minimiser la vitesse d'atterrissage pour permettre au 747 d'utiliser les pistes d'aéroport standards. Les ailes avaient également un angle de 37,5 degrés par rapport à l'horizontale pour réduire l'envergure et pour ainsi utiliser les hangars existants[11],[13].

En avril 1966, Pan Am commanda 25 appareils de la série 747-100 pour un montant 525 millions de dollars. La cérémonie officielle de signature eut lieu à Seattle lors du cinquantième anniversaire de la compagnie Boeing, La compagnie aérienne Pan-Am joua un rôle important en participant à la conception de l'avion et en passant la première commande de 747[6],[14],[15].


Tests [modifier]

Tableau de bord du 747-200.Avant la fin de l'assemblage du premier appareil, des tests avaient déjà été menés sur différents composants des 747. Il fallut par exemple tester le système d'évacuation des passagers pour déterminer le temps nécessaire pour faire sortir 560 passagers de l'avion. Un test réel fut ainsi réalisé et dura 150 secondes alors que l'administration fédérale de l'aviation imposait un temps maximum de 90 secondes. De plus, plusieurs volontaires furent blessés lors de ce premier exercice. Il fallut réaliser plusieurs tests pour atteindre les objectifs. Le problème provenait principalement de l'évacuation du pont supérieur de l'avion[16].

Le 30 septembre 1968, le premier 747 (N7470) sortit de la ligne d'assemblage devant la presse et devant 26 représentants de compagnies aériennes[17]. Le premier envol se déroula le 9 février 1969 après plusieurs mois de préparations. Les pilotes testeurs se nommaient Jack Waddell et Brien Wygle[18],[19]. Le vol se passa sans problème en prouvant notamment que l'avion était immunisé contre le roulis hollandais qui est un phénomène ayant causé beaucoup de problèmes dans certains jets antérieurs[20].

D'autres vols de tests firent apparaître d'autres problèmes. Les ailes souffraient d'oscillations parasites sous certaines conditions. Ce problème fut résolu en diminuant la rigidité de certaines parties des ailes et en ajoutant un contrepoids en uranium appauvri dans les supports extérieurs des moteurs des premiers 747[21]. Cette solution causa beaucoup de craintes lorsque plusieurs crashs de 747 survinrent les années suivantes (vol 358 de China Airlines en 1991 et vol 1862 de la compagnie israélienne El Al près d'Amsterdam en 1992)[22],[23].

Le programme de tests fut considérablement ralenti par les problèmes des moteurs JT9D[24]. Cela entraina des retards de livraisons de plusieurs mois et plus de 20 avions furent stockés à Everett en attendant l'arrivée des moteurs[25]. Le troisième appareil de tests fut fortement endommagés en essayant d'atterrir sur la piste d'atterrissage de l'usine de Boeing situé à Renton dans l'État de Washington. Le pilote avait sousestimé la faible longueur de la piste et cisailla le train d'atterrissage[26]. Malgré les difficultés, un avion de test fut présenté lors du 28e salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget l'été 1969. Le 747 reçut de la FAA son certificat d'aptitude au vol en décembre 1969 ce qui lui ouvrit l'accès à la commercialisation.

À cause du coût très important du développement du 747 et de la construction de l'usine d'Everett, Boeing paria jusqu'à sa propre existence sur le succès du 747, et pendant les années 1970 la compagnie était très proche de la banqueroute[27]. Cependant, le pari fut gagnant et il permit à Boeing d'être seul sur le segment des gros porteurs pendant plus de 35 ans jusqu'à l'arrivée de l'Airbus A380[28].


En service [modifier]

747-400 d'United Airlines à l'aéroport international de Denver.Le 15 janvier 1970, l'épouse du président américain Pat Nixon baptisa officiellement le premier Boeing 747 de la compagnie Pan-Am à l'aéroport Aéroport international de Dulles (Washington D.C.) en présence du président de la compagnie aérienne. Le 747 fut aspergé d'eau aux couleurs du drapeau américain à la place du traditionnel champagne. Le premier vol commercial eut lieu le 22 janvier 1970 entre l'aéroport international John-F.-Kennedy et l'aéroport de Londres Heathrow. Pan-Am utilisa la même année le 747 pour les lignes Boston-Londres. D'autres compagnies furent rapidement intéressées par cet avion comme par exemple Trans World Airlines, Japan Airlines, Lufthansa, BOAC et Northwest Airlines. American Airlines commença à utiliser des 747 entre New York et Los Angeles l'été 1970 et entre Washington et Los Angeles avant d'ouvrir les lignes Boston-Chicago et Boston-Los Angeles.

Au commencement, les autres fabricants américains d'avions comme McDonnell Douglas et Lockheed étaient sceptiques par rapport au 747 et préféraient travailler sur des avions plus petits comportant seulement 3 réacteurs ("triréacteur"). Beaucoup de compagnies pensaient que le 747 serait trop grand pour les vols longs courriers tout en ayant peur que les aéroports ne puissent pas accueillir un aussi grand avion. Le même souci revint à la surface lors du lancement de l'Airbus A380 quelques années plus tard[29].

Les problèmes du prix du carburant après le choc pétrolièr de 1973 qui causa une crise économique fit diminuer le nombre de passagers. Certaines compagnies durent retirer des sièges et les remplacer par un bar pour essayer d'attirer de nouveaux clients. Certains 747 furent aussi transformés en avion cargo ou même vendus. Les plus petits appareils comme les triréacteurs DC-10 et L-1011 et les biréacteurs 767 et A300 prirent des parts de marché des 747.

Les 747 n'étaient plus utilisés que pour les lignes internationales importantes (vols transatlantiques et de l'Europe vers Australie) mais également dans les lignes intérieures des pays asiatiques où les appareils étaient toujours remplis. La plus grande flotte de 747 est détenue par la compagnie japonaise Japan Airlines suivie de la compagnie britannique British Airways.

Le 747 resta le plus grand transporteur de passagers avant l'arrivée de l'Airbus A380. Il était resté le plus lourd avion en service régulier avant l'apparition de l'appareil russe Antonov An-124 en 1982. Le titre fut reconquis en 2000 avec la sortie du 747-400ER.


Futur du 747 [modifier]

Capacité en passagers des avions Boeing.Depuis l'arrivée du 747-400 en 1989, plusieurs adaptations de l'avion ont été envisagées. Néanmoins, le seul design approuvé fut celui du 747-8 en 2005. Le programme 747-X avait été lancé en 1996 en réponse au programme européen A3XX de la société Airbus. Le 747-X consistait en un 747-500X 747-600X avec plus de 800 passagers et munis de moteurs GP7200 de la compagnie Engine Alliance qui avait déjà été développés pour l'A380. Le projet cessa après quelques mois car celui-ci n'était qu'une évolution des anciens modèles alors que la compagnie souhaitait réaliser un nouvel appareil.

Alors que le développement de l'Airbus A380 commença en 2000, Boeing voyait l'avenir dans le Boeing Sonic Cruiser[30] avant de se tourner vers le programme 787 en mettant au frigo le Sonic Cruiser sine die[31]. Certaines idées du 747-X furent néanmoins employées pour le 747-400ER.

Début 2004, Boeing sortit des plans du 747 Advanced. Identique à la base aux plans 747-X, le 747 Advanced profitait des évolutions technologiques du 787. Le 14 novembre 2005, Boeing annonça le lancement du 747 Advanced sous le nom de 747-8[32]. À cause des délais de livraison importants des Airbus A380, deux clients passèrent des commandes supplémentaires chez Boeing[33][34]. D'autres clients passèrent de Airbus à Boeing en annulant leurs commandes[35][36].

Les 747 pourraient être à terme remplacés par un nouvel appareil surnommé « Boeing Yellowstone » ou « Y3 ».


Les différentes versions [modifier]
De très nombreuses versions de cet appareil ont été produites. En voici la liste avec leur description.


747-100 [modifier]

747-100 de la compagnie QantasLa première édition de cet avion, le 747-100, sortit de la chaîne de montage d'Everett (cette usine était alors la plus grande jamais construite) pour un 1er vol le 9 février 1969[3] et une certification en décembre de la même année. Le 747-100 entra en service en janvier 1970[37], pour son premier client, la Pan American World Airways[3]. Une évolution de la masse avion, de la poussée des moteurs et de son rayon d'action permit la construction des 747-100B. Cette évolution interviendra alors que le 747-200 est déjà en production (seuls 9 exemplaires du 747-100B furent construits) Autre variante du 747-100, les 747-100SR (Short Range) (optimisés pour les vols très courts): d'une capacité de 550 voyageurs[37], ils sont utilisés sur des vols intérieurs au Japon. Les avions de la série 100 de base peuvent parcourir un peu plus de 9 000 km avec un chargement complet. Le dernier avion livré dans cette version le fut pour la compagnie aérienne japonaise Japan Airlines en septembre 1986.[3]

Le 747-100 version passagers peut être distinguée des autres versions par son pont supérieur ne comportant que trois hublots. Certains 747-100 ont connu une seconde vie après une modification en "Spécial Freighter" alors que cette version n'a jamais été déclinée par Boeing. Toute la cabine est alors aménagée pour le transport de fret et une porte latérale cargo installée côté gauche (entre les portes passagers 4 et 5). Ce type d'avion ne possède pas de porte de nez.


747-200 [modifier]

Air Force One est un Boeing 747-200Introduit en 1972 le 747-200 a des turboréacteurs d'une poussée supérieure et sa masse structurale est plus importante que celle du 747-100. Ses réservoirs lui permettent l'emport d'une quantité de carburant supérieure augmentant ainsi son rayon d'action. Il se distingue généralement par son pont supérieur à huit hublots (certaines compagnies ont acheté la modification S.U.D. (Streched Upper Deck), pont supérieur rallongé, lui donnant l'apparence d'un B747-300). Les modèles de la série 200 Classic, construits au début des années 1990[3], peuvent parcourir environ 12 700 km à pleine charge[38].


747-200B [modifier]
Version améliorée du 747-200 standard, il dispose d'un plus grand chargement de kérosène et de moteurs plus puissants. Qantas en prit livraison dès 1971. Son autonomie est de (10,700 km).


747-200C [modifier]

Un Boeing 747-200 IsraélienLe 747-200C(Combi) pouvait soit transporter des passagers, soit transporter des marchandises . Grâce à des sièges enlevables, il était possible de le transformer assez facilement d'un avion pour passagers à un avion cargo.


747-200F [modifier]
Le 747-200F (Freighter) ne transporte que du fret. Le chargement se fait soit par l'avant (après relevage du nez) soit par la porte latérale cargo située coté gauche entre les portes passagers 4 et 5. Aujourd'hui, beaucoup de 747-200 sont encore en opération. Certains 747-200C (Combi) ont connu une seconde vie après une conversion en "Spécial Freighter". Toute la cabine est alors destinée au transport de fret, ce type d'avion ne possède pas de porte de nez, le chargement de faisant uniquement par la porte latérale cargo, déjà existante, située coté gauche.


747-200M [modifier]
Il peut transporter aussi bien des passagers que des marchandises. Contrairement au 747-200C qui transporte soit des marchandies ou soit des passagers, le 747-200M peut transporter les deux en même temps tout en étant limités à environ 200 passagers.


747SP [modifier]
Le premier 747SP (pour Special Performance ou « performance spéciale ») a été livré le 3 mai 1976[3]. Le 747SP a été conçu pour concurrencer les Douglas DC-10 et Lockheed L-1011 TriStar. Le 747 était simplement trop gros pour beaucoup de liaisons aériennes, et Boeing n'avait pas d'avion de taille moyenne pour concurrencer les DC-10 et TriStar. Étant données les énormes sommes investies dans le développement du 737 et du 747 vers la fin des années 1960, Boeing n'avait pas les moyens de développer un tout nouveau type d'avion.


Le 747 SP a un fuselage raccourciLe 747 a donc été raccourci (le fuselage est plus court de 15,35 m par rapport à un 747-100) et optimisé pour augmenter sa vitesse et son rayon d'action au détriment du nombre de places. La capacité du 747SP est de seulement 220 passagers (dans une configuration à trois classes), mais pouvait parcourir plus de 12 000 km à une vitesse maximum de 1 130 km/h, une nette amélioration par rapport aux précédents 747. Les passionnés et connaisseurs d'aviation civile l'on surnommé le « petit 74 » ou le « bébé jumbo » parce que son fuselage est raccourci et parce qu'il a un aspect tronqué (le 747 a perdu le dernier 7 ce qui donne 74).

Le 747SP était l'avion de ligne au rayon d'action le plus élevé jusqu'à l'arrivée de l'Airbus A340, et s'était fait une place dans les flottes des compagnies aériennes American Airlines, Pan Am, et Qantas qui avaient besoin de sa grande autonomie pour les liaisons trans-Pacifique-Sud. South African Airways a profité de son grand rayon d'action pour outrepasser les interdictions d'atterrissage des nations africaines lorsque l'apartheid était en place en Afrique du Sud. American Airlines l'utilisa plus tard pour desservir Tōkyō.

Malgré tous ses succès techniques, les ventes du SP n'ont jamais été à la hauteur des espérances de Boeing. Seule la compagnie aérienne française Corsair l'a utilisé en France. Seulement 44 avions ont été construits mais certains sont encore en service pour les compagnies Iran Air et Syrian Air, ainsi que comme avion gouvernemental de pays du Moyen-Orient (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Oman, Qatar et Yémen) pour le transport de personnalités. La dernière livraison eut lieu en 1989[3].


747-300 [modifier]

Swissair fut la compagnie de lancement du 747-300.La première utilisation du terme 747-300 concernait un projet de version trijet du 747SP, censée concurrencer les McDonnell Douglas DC-10 et Lockheed L-1011 TriStar. La demande anticipée étant faible, l'idée fut par la suite abandonnée.

Le nom 747-300 fut réutilisé pour une nouvelle version du 747 qui apparut en 1980, et qui fut la première, avant le 747-400 et le 747-8, à intégrer un pont supérieur rallongé. Ce pont supérieur est alors accessible par un escalier droit (auparavant en spirale dans les versions précédentes). Le restylage extérieur de l'appareil, tout en permettant une plus large capacité de transport, offre une meilleure aérodynamique, donnant la possibilité au 747 de voler alors à mach 0.85.[39] tandis que son rayon-d'action maximal est de 9 800 km[40].

Swissair fut la compagnie de lancement du 747-300, même si, le premier modèle fut livré à l'opérateur français UTA le 1er mars 1983[3][39]. Les déclinaisons combi (747-300M) et moyen-courrier (747-300SR) furent construites, principalement pour le marché japonais.

Bien que de plus en plus rares de nos jours, certaines compagnies utilisent encore massivement le 747-300 comme Japan Airlines, Air India, Saudi Arabian Airlines, Pakistan International Airlines (PIA), ou encore Qantas. Les 747-300 tendent aujourd'hui à disparaître des flottes des plus grandes compagnies mondiales au profit d'avions plus économes en carburant, comme notamment le 747-400 et le Boeing 777. Le dernier 747-300 a été livré en 1990 à la compagnie aérienne belge Sabena depuis disparue.


747-400 [modifier]
Article détaillé : Boeing 747-400.

Un Boeing 747-400 Air France à CDGLe 747-400 est la dernière série des 747, c'est la seule encore en production. Il a été rajouté des winglets en bouts d'ailes, un tout nouveau cockpit (dit Glass cockpit) permettant le pilotage à 2 (plus d'Officier Mécanicien Naviguant (OMN)), un réservoir de carburant supplémentaire dans le plan fixe horizontal de la dérive, des moteurs améliorés (General Electric CF6-80, Rolls-Royce RB211-524 et Pratt & Whitney PW4000) et un nouvel aménagement intérieur par rapport à la conception des 747-300. Le premier exemplaire est entré en service en 1989 pour la compagnie Northwest Airlines.

Le 747-400 existe en plusieurs variantes, le « combiné » 747-400M, le transporteur de fret 747-400F, et le 747-400D (cette version n'est plus livrée depuis 1995[3]) pour les liaisons intérieures japonaises. Le 747 était l'avion pouvant transporter le plus de passagers au monde avec au maximum 580 passagers avant l'arrivée de l'A380.

Le 747-400ER (Extended Range) est une version à rayon d'action étendu qui a par la suite été décliné en une version cargo, le 747-400ERF(Extended Range Freighter). Ce boeing 747 est plus gros que 2 terrains de football juxtaposés. La première compagnie à être livrée fut Air France en 2002[3].


747-LCF [modifier]
Article détaillé : Boeing 747-400 Large Cargo Freighter.
Pour Large Cargo Freighter. Il s'agit d'une modification réalisée pour les besoins internes de Boeing, à savoir le transport des ailes du 787, faites au Japon et des pièces fabriquées en Italie. Cet impressionnant avion-cargo à l'esthétique discutable est doté d'une fuselage extra-large qui offre un volume de 1 845 m3, à la manière du Beluga d'Airbus. Sa queue s'ouvre sur le côté pour le chargement et déchargement. Cette modification a été conçue par la filiale russe de Boeing et réalisée à Taiwan par la société Evergreen concerne trois 747-400 qui entreront en service en 2007.


747-8 [modifier]
Article détaillé : Boeing 747-8.
Le 747 est unique car c'est le seul avion de ligne de Boeing qui n'a jamais vu sa taille augmenter au cours des diverses améliorations. Cela est principalement dû aux incertitudes économiques dans le secteur aéronautique, ainsi qu'au manque de moteurs pouvant soulever une masse plus importante. Beaucoup de propositions techniques ont été envisagées pour construire des modèles rallongés, mais aucune ne fut réalisée. Le programme 747-X fut démarré en 1996, comme une réponse de Boeing face à Airbus et son projet A3XX. Le 747-X aurait été décliné en 747-500X et 747-600X et ils auraient pu accueillir jusqu'à 800 passagers. General Electric et Pratt & Whitney se sont même associés pour développer un turboréacteur adéquat, le GP7200 (plus tard adapté pour propulser l'A380). Mais les compagnies aériennes préféraient que Boeing développe un tout nouvel appareil plutôt que de remettre à jour les 747, et le plan a été abandonné après quelques mois.

Boeing a dépoussiéré ses études sur le 747-X afin de contrecarrer les futures ventes de son concurrent (A380). Mais étant donné que les compagnies n'en voulaient toujours pas, Boeing a interrompu le programme en 2001 sans aucune perspective de vente, concentrant toute son énergie d'abord sur le projet mort-né de Sonic Cruiser et désormais sur le 787. Cependant, certaines des idées développées pour le 747-X ont été mises en pratique sur le 747-400ER.

Le futur à long terme du 747 est incertain. Même les fidèles clients du 747 comme Qantas, Virgin Atlantic ou Singapore Airlines se sont redirigés vers l'A380, les ventes de 747 sont aujourd'hui faibles et la majorité des 747 produits dernièrement sont des avions-cargos.

Pour concurrencer le nouvel Airbus A380, Boeing a annoncé en novembre 2005 le coup d'envoi officiel d'une toute nouvelle version de 747. Dénommé 747-8 et plus connu sous le nom 747 advanced, ce nouvel appareil est une mise à jour du 747 censé relancer les ventes du gros-porteur de l'avionneur américain. Son autonomie sera de 14 815 km [41]. Les principales évolutions à noter sont un nouveau poste de pilotage modernisé, de nouveaux réacteurs fournis par General Electric, un fuselage allongé, une aile allongée et fortement incurvées pour un rayon d'action étendu.

Le 21 juillet 2005 la société Cargolux S.A avait annoncé le commencement de négociations avec Boeing sur l'achat de minimum 10 Boeing 747 Advanced (version frêt). Suivi de Emirates et Nippon Cargo qui ont commandés respectivement 10 et 8 unités. La première commande a été annoncée par la compagnie Cargolux S.A le 14 novembre 2005[3] qui a passé une commande ferme de 13 avions avec une option sur 10 autres[42].

Ce 747 existe actuellement en deux variantes. Le 747-8I (Intercontinental) qui permet d'embarquer 467 passagers sur une distance de 15.000 km et le 747-8F qui est adapté au transport Cde marchandises.


Modèles gouvernementaux et militaires [modifier]
Article détaillé : Air Force One.

Un Boeing 747 de la NASAL'actuel avion du Président des États-Unis est un VC-25A, c'est le plus connu des 747. Il est surnommé Air Force One, bien que ce nom soit en réalité l'indicatif donné à tout appareil de l'United States Air Force transportant le président américain. Il y a deux "Air Force One" qui assurent à tour de rôle le transport du président. Le VC-25A est un Boeing 747-200 spécialement aménagé. D'autres 747 spéciaux existent tels le E-4B qui peut servir de centre de commandement en cas d'urgence (guerre nucléaire, catastrophe naturelle majeure...) il y en a 4 en service, un 747 de transport pour les navettes spatiales américaines, et un modèle d'avion ravitailleur qui fut utilisé exclusivement par l'Iran. Le dernier modèle militaire du 747 est le modèle expérimental Boeing YAL-1 de « laser aéroporté » (Airborne Laser) destiné au programme de défense anti-missiles balistiques des États-Unis.

Un certain nombre d'autres gouvernements emploient également des 747 pour le transport de personnalités importantes, comme Bahreïn, l'Iran, le Japon, Oman, le Qatar, l'Arabie saoudite, Taiwan, ou encore les Émirats arabes unis.


Compagnies aériennes [modifier]
La plupart des compagnies aériennes internationales emploient les 747 sur leurs itinéraires les plus fréquentés. Cependant, étant donné que le trafic sans escale entre villes d'importance moyenne est devenu prédominant, certaines grandes compagnies ont remplacé leurs 747 par des biréacteurs plus petits et plus efficaces. Beaucoup de compagnies, grandes ou moyennes, américaines ou non, ont donc radié le super jumbo de leurs flottes. C'est le cas de Aer Lingus, Air Canada, Alitalia, American Airlines, America West Airlines, Continental Airlines, Delta Airlines, Olympic Airways, Royal Jordanian, SAS et Varig.

Aujourd'hui, la plupart des 747 appartiennent à des compagnies européennes ou asiatiques. Dans les années 1970, 17 compagnies nord américaines utilisaient des 747 pour leurs liaisons commerciales. Elles ne sont plus que 2 aujourd'hui: United Airlines et Northwest Airlines.

Les 15 plus gros opérateurs de Boeing 747
(au 11/08/06)
N° Compagnie aérienne Nombre d'exemplaires
(en service)
1 Japan Airlines 67
2 British Airways 57
3 Korean Air 46
4 Singapore Airlines 41
5 Cathay Pacific 36
6 Qantas 35
7 China Airlines 34
8 Air France 33
9 Northwest Airlines 32
10 Lufthansa 30
11 United Airlines 30
12 Saudi Arabian Airlines 26
13 KLM Royal Dutch Airlines 25
14 All Nippon Airways 23
15 Malaysia Airlines 23


Livraisons par années [modifier]
2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000 1999 1998 1997 1996 1995 1994 1993 1992 1991 1990 1989 1988
10[43] 14 13 15 19 27 31 25 47 53 39 26 25 40 56 61 64 70 45 24
1987 1986 1985 1984 1983 1982 1981 1980 1979 1978 1977 1976 1975 1974 1973 1972 1971 1970 1969 1968
23 35 24 16 22 26 53 73 67 32 20 27 21 22 30 30 69 92 4 0

Le nombre de 747 commandés entre le premier janvier 2007 et le 18 septembre 2007 ne représentait plus que 8 commandes sur les 855 commandes engrangées par Boeing sur la même période[44]. Le nombre de livraisons est également en diminution ces dernières années.


Spécifications par modèle [modifier]
Chaque Boeing 747 est propulsé par quatre turboréacteurs identiques. Trois motoristes (Pratt & Whitney, Rolls-Royce, General Electric) ont développé des turboréacteurs pour le 747, le choix du motoriste appartenant au client final. Les différents modèles de réacteurs[45] pour les dernières versions de chaque série sont reprises dans le tableau ci-dessous.

caractéristiques 747-100 747-200B 747-300 747-400 747-400ER 747-8I
Equipage Trois Deux
Passagers 366 (3-class) 416 (3-class) 467 (3-class)
Longueur 70,6 m 76,4 m
Envergure 59,6 m 64,4 m 68,5 m
Hauteur 19,3 m 19,4 m 19,4 m
Poids à vide 162.400 kg 174.000 kg 178.100 kg 178.756 kg 164.382 kg (185.972 kg
Poids maximum au décollage 333.390 kg 377.842 kg 377.842 kg 396.890 kg 412.775 kg 439.985 kg
Vitesse de croisière Mach 0,84
(895 km/h) Mach 0,85
(913 km/h) Mach 0,855
(913 km/h)
Vitesse maximale Mach 0,89
(945 km/h) Mach 0,92
(977 km/h)
Autonomie 9.800 km 12.700 km 12.400 km 13.450 km 14.205 km 14.815 km
Capacité kérosène 183.380 L 199.158 L 216.840 L 241.140 L 216.840 L
Consommation à charge max. (18,7 L/km) (15,7 L/km) (16,1 L/km) (16,1 L/km) (17,0 L/km) (14,6 L/km)
Moteurs (x 4) PW JT9D-7A
GE CF6-45A2
RR RB211-524B2 PW JT9D-7R4G2
GE CF6-50E2
RR RB211-525D4 PW JT9D-7R4G2
GE CF6-80C2B1
RB211-524D4 PW 4062
GE CF6-80C2B5F
RR RB211-524H PW 4062
GE CF6-80C2B5F GEnx-2B67
Puissance moteur (x 4) 46.500 lbf PW
46.500 lbf GE
50.100 lbf RR 54.750 lbf PW
52.500 lbf GE
53.000 lbf RR 54.750 lbf PW
55.640 lbf GE
53.,000 lbf RR 63.300 lbf PW
62.100 lbf GE
59.500 lbf RR 63.300 lbf PW
62.100 lbf GE 68.000 lbf (estimation)

Sources: [46], [47]


Quelques caractéristiques notables [modifier]

Concept du Boeing YAL-1ABLUn 747-400 est composé de six millions de pièces (dont la moitié sont des pièces d'attache) construites dans 33 pays différents.
La poussée d'un seul moteur de 747 est supérieure à celle des quatre moteurs d'un des premiers modèles de Boeing 707.
Les tout premiers 747 avaient environ 300 kg d'uranium appauvri moulé dans les nacelles des moteurs. Cela servait de ballast pour empêcher les ailes de vibrer.
Après pressurisation, le 747 contient une tonne d'air.
Durant la phase de la préparation au sol de l'appareil avant l'embarquement des passagers les reservoirs d'eau peuvent contenir jusqu'a 1200 litres.
Pendant la période de certification de vol, Boeing a construit un étrange véhicule d'entraînement appelé « chariot de Waddell » (baptisé du nom du pilote d'essai du 747, Jack Waddell) qui était composé d'une maquette de cockpit montée sur le toit d'un camion. Cela servait à former les pilotes au roulage au sol de cet appareil depuis son cockpit surélevé.
L'une des premières propositions de conception pour le 747 comportait un double pont sur toute la longueur de l'avion, semblable à celui de l'Airbus A380. Boeing a abandonné cette idée au dernier moment, pensant qu'un pont unique mais plus large serait à la fois plus économique à l'exploitation et plus sûr.
Lors de son lancement, le terme Jumbo (« géant ») avait déjà été inventé par les médias pour décrire en général une nouvelle classe d'avions de ligne de grande taille qui étaient alors en développement, comme le Lockheed L-1011 TriStar et le DC-10. Boeing a tout fait pour décourager les médias et le grand public d'utiliser ce terme pour le 747, mais en vain, et aujourd'hui « jumbo jet » est devenu le synonyme du 747.
En raison de sa grande longueur, il y a une légère flexion du fuselage en vol. Cet effet n'a pas été prévu dans la conception du pilote automatique sur les modèles les plus anciens, il y a donc une oscillation très lente dans le vol lorsque le pilotage automatique est enclenché. Elle est trop faible pour être perceptible par les passagers.
Le manuel d'utilisation du 747 comprend un million de pages.

Musées [modifier]

Boeing 747 exposé à l'exterieur au Musée de l'air et de l'espace à Paris.Suite au nombre croissant de déclassements de Boeing 747-100 et 747-200, plusieurs d'entre eux se sont retrouvés dans des musées de l'aviation:

Boeing 747-100 [48], le premier 747 au musée de l'aviation de Seattle, Washington, USA
KLM 747-200(SUD) PH-BUK "Louis Blériot" au Aviodrome à Lelystad, Pays-Bas
Qantas 747-200 VH-EBQ "City of Bunbury" au Qantas Founders Outback Museum, Longreach, Queensland, Australie
South African Airways 747-200 ZS-SAN "Lebombo" et 747SP ZS-SPC "Maluti" à Johannesburg, Afrique du Sud
Lufthansa 747-200 D-ABYM "Schleswig-Holstein" au Technik Museum Speyer, Speyer, Germany
Air France 747-100 F-BPVJ au Musée de l'air et de l'espace, Aéroport du Bourget, Paris, France
Iran Air 747SPs EP-IAA et EP-IAC and 747-200F EP-ICC at Tehran Aerospace Exhibition, Teheran, Iran
Korean Air 747-200 HL7463 au Jeongseok Aviation Center, Jeju, Corée du Sud [49]
Northwest Airlines (premier 747 de la compagnie) au National Air and Space Museum, Washington, D.C., USA [50].

Catastrophes aériennes [modifier]

Vol TWA 800 qui reliait New York à Paris.Les 747 ont été impliqués dans un certain nombre de catastrophes[51]. Cependant, très peu ont été causées par des erreurs de conception de l'avion lui-même. La plupart ont eu lieu en raison d'erreurs de pilotage, ou parfois d'attentats terroristes. Nous donnons ci-dessous une liste non exhaustive de ces catastrophes, une liste plus complète peut être trouvée dans l'article Catastrophe aérienne.

N° vol Lieu Année
Vol 540 Lufthansa Nairobi 1974
Catastrophe de Ténérife Ténérife 1977
Vol 855 Air-India Mer d'Oman 1978
Vol 011 Avianca Madrid 1983
Vol 182 Air-India Océan Atlantique 1985
Vol 123 Japan Airlines Tokyo 1985
Vol 295 South African Airways Océan Indien 1987
Attentat de Lockerbie Lockerbie 1988
Vol 358 China Airlines Taiwan 1991
Vol 1862 cargo El Al Amsterdam 1992
Vol 434 Philippines Airlines Okinawa 1994
Vol TWA 800 Long Island 1996
Vol 763 Saudi Arabian Delhi 1996
Vol 801 Korean Air Guam 1997
Vol 006 Singapore Airlines Taipei 2000
Vol 611 China Airlines Pescadores 2002


Le 747 au cinéma [modifier]
Les Boeing 747 de par leur taille impressionnante (et donc de par leur potentiel de destruction et de victimes) ont souvent été le théâtre de films américains à suspens jouant sur la peur des catastrophes aériennes. Peu de temps après le lancement des premiers appareils, ceux-ci ont été utilisés comme décor privilégié de différents films catastrophes. Notons par exemple les films 747 en péril (1975) et Les Naufragés du 747 (1977). Harrison Ford a ensuite interprété un rôle dans le film Air Force One (1997) se déroulant dans l'avion présidentiel du même nom et en 2006, une horde de serpents agressifs ont sévi dans un 747 dans le film à suspens Des serpents dans l'avion (2006). Un 747 transportait en 1979 une des navettes spatiales Moonraker dans le James Bond (Roger Moore) du même nom.[52].


Annexes [modifier]

Comparaison des tailles de différents avions.
Bibliographie [modifier]
(fr) Angela Royston, Le Boeing 747, Nathan, Paris, 2003, (ISBN 978-2092049150)
(en) Clive Irving, Wide Body: The Making of the Boeing 747, Coronet, 1994, (ISBN 0-340-59983-9)
(en) Robbie Shaw, Boeing 747 (Osprey Civil Aircraft), Osprey Publishing, 1994, (ISBN 978-1855324206)
(en) Guy Norris, Mark Wagner, Boeing 747: Design and Development Since 1969, Zenith Press, 1997, (ISBN 978-0760302804)
(en) Dennis R. Jenkins, Boeing 747-100/200/300/SP (AirlinerTech Series, Vol. 6), Specialty Press, 2000, (ISBN 978-1580070263)
(en) Martin Bowman, Boeing 747 (Crowood Aviation Series), Crowood, 2000, (ISBN 978-1861262424)
(en) Mark Nicholls, The Airliner World Book of the Boeing 747, Osprey Publishing, 2002, (ISBN 978-0946219612)
(en) Jay Spenser, Joe Sutter, 747: Creating the World's First Jumbo Jet and Other Adventures from a Life in Aviation, Collins, 2007, (ISBN 978-0060882426)

Équipage 3 pilotes (2 pour le 747-400)
Premier vol 29 avril 1968
Mise en service {{{miseenservice}}}
Constructeur Boeing
Investissement 12 milliard d'euros
Dimensions
Longueur 70,6 m [1]
Envergure 64,4 m
Hauteur 19,4 m
Aire des ailes 541,5 m²
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 181 tonnes
À vide {{{masse_vide_exploitation}}}
Max. au décollage {{{masse_max_décollage}}}
Max. à l'atterrissage {{{masse_max_atterrissage}}}
Kérosène 216 840 litres
Passagers 416 - 524
Fret 396,89 tonnes
Motorisation
Moteurs 4 réacteurs PW-4062s à double flux ou CF6-80C2B5F à double flux ou RB211 à double flux
Poussée unitaire de 264,67 kN à 281,57 kN
Poussée totale
Performances
Vitesse de croisière Mach 0.85 (913 km/h)
Vitesse maximale Mach 0.95 (1012 km/h)
Autonomie 13 450 km
Altitude de croisière 12 500 m
Vitesse ascensionnelle
Charge des ailes
Rapport poussée/poids 0,17/1

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# Posté le samedi 08 décembre 2007 04:43